Je prends des médicaments antidouleurs pour mes rhumatismes Medelli
Mettre en favori

Je prends des médicaments antidouleurs pour mes rhumatismes

Les antidouleurs sont des médicaments qui diminuent les douleurs des maladies rhumatismales. Ils exigent des règles d’utilisation précises.

Comment agissent les antidouleurs ?

Les médicaments antidouleurs, encore appelés antalgiques , sont utilisés dans les maladies rhumatismales pour réduire l'intensité de la douleur.

Certains agissent à l'endroit même où se situe la douleur, c'est-à-dire au niveau de l'articulation : ce sont les antalgiques périphériques. Attention : en France, certains anti-inflammatoires faiblement dosés sont utilisés comme antidouleurs. Toutefois, à dose plus élevée, ils ont les mêmes risques que les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens).

D'autres antalgiques agissent sur la perception de la douleur, au niveau du cerveau : ce sont les antalgiques centraux. Ils ont un effet plus puissant contre la douleur.

Comment dois-je prendre mon antidouleur ?

La première des choses à savoir est qu'il ne faut pas attendre que la douleur apparaisse pour prendre votre antalgique. Au mieux, vous aurez mal inutilement.

Au pire, la douleur sera plus difficile à faire passer. Vous devez donc, si possible, anticiper l'apparition de cette douleur.

Si la douleur est constante, l'antalgique doit être pris en plusieurs fois dans la journée, en respectant des intervalles réguliers entre chaque prise de manière à empêcher la douleur d'apparaître.

Si, en revanche, la douleur n'apparaît qu'à certains moments de la journée (au réveil, lorsque vous vous déplacez...), anticipez et prenez votre antidouleur environ 1 heure avant.

Il est inutile d’augmenter les doses en cas de douleurs insuffisamment contrôlées. Il n’y aura pas de plus grande efficacité, mais un risque important de toxicité, voire de dépendance.

Est-ce que je peux associer 2 antidouleurs ?

Vous ne devez jamais associer vous-même 2 antalgiques.

Ces médicaments peuvent provoquer des réactions imprévisibles qui pourraient être dangereuses.

Vous devez toujours en parler au préalable à votre médecin.

Quels sont les effets indésirables des antalgiques ?

Les antalgiques peuvent provoquer, entre autres, des allergies, des maux d'estomac ou encore endommager le foie. Bien qu'ils soient pour la plupart en vente libre, il ne faut surtout pas augmenter de soi-même la dose prescrite.

Les antalgiques centraux peuvent provoquer somnolences, vertiges, constipation ou encore nausées. Si ces phénomènes persistent plus d'une semaine, il faudra en parler lors de votre prochaine consultation.

Pourquoi faut-il parfois que je change d'antidouleur ?

Lorsqu'un antalgique n'a pas ou plus suffisamment d'effet, il est nécessaire d'en changer. Des antalgiques agissant sur des mécanismes différents de la douleur ou plus puissants sont alors prescrits.

Dans tous les cas, vous ne devez jamais changer d'antalgique sans en parler à votre médecin.

Il est très important de bien respecter la dose et le rythme de prise recommandés.

Chaque antalgique répond à des règles d'utilisation qui lui sont propres, selon le type de douleur et l'état de santé de celui qui le prend.

Certains antalgiques provoquent des somnolences. Faites attention si vous conduisez un véhicule ou si vous travaillez sur une machine.

Les antidouleurs sont des traitements répondant à des règles d'utilisation précises.

Il ne faut jamais changer la dose et le rythme prescrits sans avis médical. Dans la mesure du possible, ces médicaments doivent être pris avant que la douleur n'apparaisse.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
Je suis fumeur : lien avec les affections rhumatologiques ? Medelli
Mettre en favori

Je suis fumeur : lien avec les affections rhumatologiques ?

La consommation de tabac peut favoriser l’apparition de pathologies rhumatismales. Néanmoins, ce lien de cause à effet n’est pas direct.

Je suis fumeur et j’ai de l’arthrose, y a-t-il un lien ?

Oui. On estime qu’un fumeur use deux fois plus son cartilage qu’un non-fumeur. Cette usure plus importante favoriserait l’apparition d’arthrose.Des résultats d’études prouvent que l’arthrose du genou, encore appelée gonarthrose, peut être plus grave chez les fumeurs que chez les non-fumeurs, l’usure du cartilage étant plus importante et la douleur plus intense.Enfin, une arthrose peut nécessiter, un jour, une intervention chirurgicale. Or, le tabagisme joue là encore un rôle néfaste, en ralentissant la récupération postopératoire.

Je suis une grosse fumeuse et je crains une ostéoporose, y a-t-il un lien ?

Oui, probablement. La consommation importante de tabac favorise l’ostéoporose. Le tabac affecte directement l’os. De plus, il peut aussi provoquer une ménopause précoce.Vos hormones sexuelles féminines ont un effet protecteur sur l’os : la ménopause met fin à cet effet protecteur, la survenue de l’ostéoporose est favorisée.Il a été démontré que le risque de fractures, notamment la fracture de la hanche, est plus élevé chez les fumeuses que chez les non-fumeuses.

Le tabac agit-il sur la polyarthrite rhumatoïde ?

Oui. Si une femme fume l’équivalent d’un paquet de cigarettes par jour pendant une vingtaine d'années, alors le risque de développer une polyarthrite rhumatoïde est multiplié par 2 ou 3.Avec d’autres facteurs environnementaux, c’est un facteur impliqué dans son apparition. Il y aurait, par ailleurs, un lien entre l’importance de l’intoxication tabagique et la sévérité de la maladie.

Quel rapport entre tabac, lupus et douleurs rhumatismales ?

Le lupus est une maladie due à un dérèglement du système immunitaire (maladie auto-immune). Parmi les différents symptômes (éruptions cutanées, fatigue, etc.), les douleurs articulaires liées à un phénomène inflammatoire sont très fréquentes, et le tabac peut favoriser leur développement ou nuire à l’efficacité du traitement.

Existe-t-il un lien entre tabac et lombalgie ?

Une plus grande fréquence des douleurs lombaires a été démontrée chez des sujets qui fument. Le tabac aurait une influence sur la vascularisation (irrigation via les vaisseaux sanguins) des muscles para-vertébraux (muscles au niveau de la colonne vertébrale). Dans ce cas, ce ne sont pas les artères coronaires (artères du cœur) qui se bouchent, mais les artères vertébrales destinées à assurer le bon fonctionnement des muscles para-vertébraux.

Les affections rhumatologiques peuvent être favorisées ou aggravées par la consommation de tabac. Si vous avez des prédispositions aux rhumatismes (hérédité…), il est fortement recommandé d’arrêter de fumer.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
J'ai une arthrite, qu'est-ce que c'est ? Medelli
Mettre en favori

J'ai une arthrite, qu'est-ce que c'est ?

L’arthrite est un mot qui rassemble toutes les maladies inflammatoires des articulations, dont les causes sont très variées.

Qu'est-ce que l'arthrite ?

  • L'arthrite est l'inflammation d'une articulation. L'articulation est rouge, chaude, gonflée et sensible lorsqu'on la touche.

  • Lorsqu'une seule articulation est atteinte, on parle alors de «monoarthrite». Quand deux ou plusieurs articulations sont atteintes, on parle d'«oligoarthrite», puis de «polyarthrite».

D'où vient mon arthrite ?

  • Il existe plusieurs types d'arthrites dont les causes sont très diverses.

  • Des organismes microscopiques, appelés bactéries, peuvent provoquer une arthrite dite infectieuse (arthrite septique).

  • La polyarthrite rhumatoïde est une autre forme d'arthrite provoquée par un dérèglement du système de défense de l'organisme qui s'attaque aux articulations.

  • Des troubles des réactions chimiques habituelles de l'organisme, comme la goutte (excès d'acide urique), peuvent aussi provoquer une atteinte des articulations.

  • Certaines maladies peuvent aussi être des causes d'arthrite.

De l'arthrite ou de l'arthrose ?

  • L'arthrose est à bien différencier de l'arthrite. On oppose volontiers «arthrose» et «arthrite» qui sont des affections d'origine tout à fait différente et qui provoquent des douleurs qui permettent bien souvent de les distinguer.

  • L'arthrite provoque une douleur plutôt pendant la nuit, plus ou moins continue et qui est améliorée par le mouvement. Ce type de douleur est typique d'une maladie inflammatoire.

  • L'arthrose est la conséquence d'une usure prématurée du cartilage. Les os de l'articulation frottent l'un contre l'autre usant ainsi le cartilage qui se situe entre les deux. Cela provoque une douleur augmentée par le mouvement et l'effort, mais qui s'améliore au repos. On parle dans ce cas de douleur de type mécanique.

L'arthrite correspond à une inflammation d'une articulation.

Elle provoque une douleur apparaissant plutôt la nuit et améliorée par le mouvement, contrairement à l'arthrose qui provoque des douleurs lors d'un mouvement et s'améliorent au repos.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non
Que peuvent m'apporter les associations de rhumatisants ? Medelli
Mettre en favori

Que peuvent m'apporter les associations de rhumatisants ?

Des associations au service des patients rhumatisants se sont structurées pour les informer, aider, soutenir, accompagner, représenter et les défendre. Elles constituent un lien indispensable entre patients, professionnels de santé, institutions de soins, caisse d’assurance maladie, mutuelles, organismes de recherche et pouvoirs publics.

Quels sont les objectifs poursuivis par les associations de patients ?

Elles permettent de rassembler des personnes physiques et morales qui s’intéressent aux rhumatismes chroniques en général ou à une maladie rhumatismale en particulier.

Par leur représentation régionale, certaines associations vont au contact du malade et de son environnement familial, social et professionnel pour lui proposer toute l’aide nécessaire. Elles sont souvent composées de patients et d’aidants qui connaissent bien la problématique de la maladie rhumatisante chronique : elles aident les patients à mieux vivre avec leur maladie chronique et cherchent à améliorer la relation médecin-patient. Elles représentent et défendent les intérêts des patients et assurent la promotion de la recherche médicale.

Comment ces associations participent-elles à l’information ?

Les modalités d’information sont très diversifiées. Un service téléphonique d’entraide peut être animé par des professionnels du domaine ou grâce à une assistante sociale spécialisée. Parfois, ce sont des malades qui font part de leur expérience. Des professionnels de santé participent régulièrement à ces activités. Le succès d’internet a favorisé le développement de ces échanges.

Dans certains cas, l’édition d’un journal permet aux adhérents et abonnés de rester informés sur la maladie, les traitements et services proposés.

Certaines associations organisent des évènements nationaux ou régionaux qui sont des lieux de rencontres et d’échanges privilégiés entre : patients, aidants, professionnels de santé, institutions médico-sociales, structures administratives et collectivités territoriales.Ces événements permettent de faire le point sur la maladie, ses traitements, la recherche, et les aides au quotidien.Elles construisent des partenariats avec différents acteurs institutionnels en rhumatologie pour mieux informer le patient et sensibiliser le grand public à une maladie par des campagnes d’informations nationales.

Comment ces associations participent-elles à la recherche ?

Elles assurent la promotion de la recherche, par la collecte de dons. Elles créent des programmes de recherche ou participent au financement de ceux-ci.

Elles soutiennent certains organismes de recherche et peuvent financer des postes de chercheurs.

En quoi les associations défendent-elles leurs membres ?

Beaucoup d’associations se sont fixées pour mission de défendre les malades par une meilleure reconnaissance des rhumatismes chroniques. Elles œuvrent pour obtenir, auprès des pouvoirs publics, une meilleure prise en compte des conséquences sociales et professionnelles de la maladie.

Elles veillent à ce que le principe d’égalité et de libre accès aux soins soit respecté.

Elles revendiquent leur existence, leur utilité publique et développent des partenariats auprès des Agences Régionales d’Hospitalisation.

Elles participent à des groupes de réflexion et de travail avec les différentes instances et les autorités de tutelle, pour faciliter les remboursements des traitements et l’information des patients.

Elles participent aux travaux du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), qui réunit toutes les associations de malades, pour défendre la représentation des usagers de la santé et participer aux évolutions du système de santé en France.

La SFR, Société Française de Rhumatologie vous informe sur les associations de patients rhumatisants. Vous pouvez y retrouver la liste à l’adresse suivante : http://www.rhumatologie.asso.fr/06-Trouver-web/liens.asp?intSM=SM9&strLien=Lien72#37

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?   Oui   /   Non

Les fiches récemment consultées

Avec Medelli, trouvez aussi un rhumatologue
près de chez vous

Rechercher
chargement