Je réduis mes risques lors de l’injection de drogues Medelli
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Je réduis mes risques lors de l’injection de drogues

Près de 60 % des usagers de drogues par voie intraveineuse en France sont porteurs du VHC et près de 11 %, du VIH . Utiliser systématiquement du matériel stérile, neuf, à usage unique, est le meilleur moyen d’éviter les contaminations et de prévenir de nombreuses infections.

Que puis-je trouver dans un kit stérile ?

Voici les éléments que vous trouvez dans un kit stérile vendu normalement à 1 euro en pharmacie. Ce mode d’emploi vous permet de savoir très concrètement, ce que vous évitez en l’utilisant, et ce qu’il ne faut pas faire. La réduction des risques est possible.

Voici les éléments que vous trouvez dans un kit stérile vendu normalement à 1 euro en pharmacie. Ce mode d’emploi vous permet de savoir très concrètement, ce que vous évitez en l’utilisant, et ce qu’il ne faut pas faire. La réduction des risques est possible.

Deux seringues stériles (1 ml) (1)

Les risques que j’évite : Le partage de la seringue vous expose au risque de transmission de virus, VIH, virus de l’hépatite C (VHC) ou de l’hépatite B (VHB). Même désinfectée à l’eau de Javel, une seringue partagée est suceptible de transmettre le VHC qui est particulièrement résistant. La réutilisation d’une seringue personnelle présente aussi des risques d’infections dues à des champignons ou des bactéries (abcès, infections du sang, infections du coeur, etc.) ou de transmission du VHC. Un simple contact avec des doigts qui ont touché une infime quantité de sang ou qui présentent des petites plaies ou des coupures peut contaminer votre aiguille et transmettre le VHC. En outre, une seringue réutilisée s’abîme et endommage vos veines.

Comment l’utiliser ? : Les seringues sont serties et montées d’une aiguille inamovible. Changez régulièrement de point d’injection. Utilisez un garrot individuel et propre. Placez l’aiguille dans le sens de la circulation veineuse (des doigts vers les épaules, des orteils vers le ventre) et injectez lentement. Une fois l’injection terminée, remettez le bouchon sur l’aiguille.

Ne jamais… : Ne partagez jamais votre seringue. Ne la réutilisez pas. Ne vous piquez jamais dans une artère ou au niveau du cou, de l’aine, des poignets, du visage, du sexe, des seins, des jambes, des pieds. Ne gardez pas le garrot plus de quelques minutes.

Deux récipients de chauffe et de dilution (cuillères ou « cup ») (2)

Les risques que j’évite : Une cuillère partagée peut transmettre le VHC. La réutilisation de son propre matériel, qui peut être souillé entre deux injections, présente des risques d’infections microbiennes et de transmission du virus de l’hépatite C.

Comment l’utiliser ? : Dissoudre le produit dans la cuillère stérile avec l’eau stérile du kit. Si nécessaire, notamment pour l’héroïne brune ou le crack, ajoutez un peu du jus d’un citron que vous venez juste de couper en deux. Si vous devez chauffer le produit, vous pouvez emboîter le manche de la cuillère sur l’embout blanc de la seringue pour éviter de vous brûler les doigts. Utilisez plutôt un coton alcoolisé enflammé, qui laissera moins de dépôt de particules de suie sur la cuillère (risque de « poussières »), qu’un briquet ou une bougie. Pour remuer, servez-vous de l’extrémité du piston de la seringue ou du capuchon de l’aiguille qui sont stériles.

Ne jamais… : Ne partagez, ni ne réutilisez jamais votre cuillère. Ne touchez pas l’intérieur.

Deux fioles d’eau stérile (3)

Quels sont les risques que j’évite ? Prélever de l’eau dans un récipient commun vous expose à un fort risque de contamination. L’eau non stérile peut aussi transporter des germes à l’origine d’infections.

Comment puis-je les utiliser ? Diluez votre produit avec l’eau stérile du kit. A défaut vous pouvez utiliser de l’eau minérale d’une bouteille que vous venez d’ouvrir ou de l’eau du robinet, en la laissant couler longtemps avant de la prélever et en la portant à ébullition avant de l’utiliser.

Ne jamais… : Ne prélevez jamais d’eau dans un récipient partagé ou dans une fiole déjà ouverte.

Deux filtres (4)

Quels sont les risques que j’évite ? Le partage des filtres (cotons) expose au risque de contamination notamment par le VHC. Des cotons gardés pour une prochaine injection sont des nids à bactéries, virus ou champignons.

Comment puis-je les utiliser ? : Absorbez la solution avec le filtre en coton stérile du kit.

Ne jamais… : N’utilisez jamais un filtre à cigarette. Ne partagez ni ne réutilisez jamais un filtre. N’aspirez jamais après quelqu’un d’autre. Ne touchez pas le filtre avec les doigts.

Deux tampons alcoolisés (5)

Quels sont les risques que j’évite ? La désinfection de la peau réduit les risques infectieux (abcès, infection du sang, mycoses, etc.) et la transmission des virus.

Comment puis-je les utiliser ? : Juste avant l’injection, désinfectez la peau au niveau de la zone d’injection que vous aurez choisie. Vous pouvez aussi utiliser un coton hydrophile imbibé d’alcool à 70°C.

Ne jamais… : Ne réutilisez pas le même tampon alcoolisé pour deux injections successives. N’utilisez pas les tampons alcoolisés pour comprimer les points après les injections.

Deux tampons secs (6)

Quels sont les risques que j’évite ? Votre point d’injection est une porte d’entrée pour les bactéries, les virus ou les champignons tant qu’il n’est pas cicatrisé.

Comment puis-je les utiliser ? : Comprimer la veine pendant au moins 30 secondes avec le tampon sec stérile pour arrêter le saignement. Vous pouvez ensuite appliquer une crème cicatrisante en massant doucement la zone d’injection. A défaut de tampon sec stérile du kit, vous pouvez utiliser de la gaze stérile.

Ne jamais… : Ne partagez jamais votre tampon sec.

Un préservatif (7)

Puis-je désinfecter mon matériel avec de l’eau de javel ?

Le nettoyage à l’eau de Javel réduit les risques d’infection et de transmission du VIH mais est insuffisant notamment pour détruire le VHC. Si vous ne pouvez pas vous procurer de seringue et de petit matériel stérile, vous pouvez les désinfecter avec de l’eau de Javel en respectant scrupuleusement les dosages et le mode d’emploi.

Rincez-les d’abord avec de l’eau. Procurez-vous de l’eau de Javel préférablement à 12º. Si elle est pure (berlingot), diluez-la une à deux fois. N’utilisez jamais d’eau de Javel d’une bouteille ouverte depuis longtemps. Laissez agir pendant une minute, répétez l’opération au moins deux fois et rincez ensuite au moins deux fois votre matériel avec de l’eau.

Vous devez néanmoins toujours privilégier l’utilisation de matériel stérile, neuf, à usage unique.

Que dois-je faire du matériel usagé ?

Vous devez éliminer tout le matériel qui vous a servi à l’injection (seringue, cuillère, tampons, filtre) pour empêcher sa réutilisation et d’éventuelles contaminations. Vous pouvez le mettre dans une boîte de récupération prévue à cet effet ou dans une canette métallique que vous écraserez ensuite, etle rapporter dans une structure de réduction des risques (CAARUD, CSAPA, Programme d’Echange de Seringues fixe ou mobile) ou dans un automate récupérateur de seringues.

 

Cliquez ici pour connaître les lieux de distribution de kits stériles ou de récupération du matériel usagé

 

N’oubliez pas de vous laver les mains avec un savon liquide bactéricide ou du savon de Marseille. Vous pouvez également désinfecter vos mains avec un gel bactéricide, un tampon alcoolisé ou de l’alcool à 70°C.

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Mon enfant consomme du cannabis : comment puis-je l’aider ? Medelli
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Mon enfant consomme du cannabis : comment puis-je l’aider ?

Le cannabis est la première drogue illicite expérimentée et consommée chez les adolescents. Son expérimentation se fait en moyenne vers 15 ans, le plus souvent dans un cadre festif. Sa consommation peut devenir régulière et menacer l’équilibre psychologique ou social de votre enfant, ou sa santé à long terme.

Quels sont les risques pour mon enfant ?

Une consommation occasionnelle de cannabis n’est pas sans risque :

  • Risque d’accidents. La consommation de cannabis abaisse la vigilance, la concentration, les réflexes et modifie les perceptions. Elle peut être responsable d’accidents, notamment lors de la conduite d’un deux-roues.

  • Risque de « bad trip ». Le « bad trip » est une attaque de panique due à une consommation trop importante ou dans un contexte qui prédispose aux bads trips (anxiété, sentiment d’insécurité). Il se traduit par un malaise psychologique ou physique, caractérisé notamment par des tremblements, des palpitations, des difficultés à respirer, des vomissements (allant parfois jusqu’à la perte de connaissance), ou exceptionnellement par des bouffées délirantes nécessitant éventuellement une hospitalisation. Il peut laisser un souvenir traumatisant. Dans ce cas, le consommateur doit rester dans un endroit calme et aéré, et être rassuré. Si les effets ne se dissipent pas, une personne qui l’accompagne doit appeler le 112, le 15 ou le 18.

  • Risque de difficultés scolaires. La consommation de cannabis est associée à une déficience de la mémoire immédiate qui perturbe les processus d’apprentissage. Elle est également responsable de troubles de l’attention et de la concentration. Une consommation régulière peut compromettre sérieusement les études.

  • Risque d’interpellation et de poursuites pénales. Un mineur est pénalement responsable à partir de 13 ans. La possession de cannabis, même en très faible quantité, est susceptible de poursuites pénales et de condamnations inscrites sur le casier judiciaire.

Quelles sont les conséquences possibles à long terme ?

Le cerveau d’un adolescent, en pleinematuration, est particulièrement vulnérable. Une consommation régulière pourrait induire une baisse des facultés intellectuelles à l’âge adulte.

Chez les personnes prédisposées, la consommation de cannabis peut déclencher des troubles mentaux graves : sentiment de persécution, délires paranoïdes, anomalies de la pensée et du discours, hallucinations auditives, etc.

Quelles sont les pratiques les plus dangereuses ?

  • L’association à d’autres produits pour augmenter l’ivresse (alcool, autres drogues illicites, médicaments psychotropes) amplifie l’effet de chacun des produits et augmente leurs risques.

  • Les consommations avant l’âge de 15 ans sont particulièrement nocives du fait de l’immaturité du cerveau.

  • Une consommation régulière, intensive, en dehors de tout cadre festif est plus inquiétante qu’une consommation occasionnelle, à prédominance festive.

Comment savoir si mon enfant consomme du cannabis ?

Vous pouvez vous renseigner sur le produit et ses effets sur des sites internet ou participer à des réunions d’information organisées dans les collèges, les lycées, les structures spécialisées dans l’accueil des jeunes ou celles qui prennent en charge les addictions.

Certains signes doivent vous alerter :

  • Votre enfant a changé de groupe d’amis.

  • Son sommeil est perturbé.

  • Il se désinvestit de l’école et des autres activités qu’il pratiquait avant.

  • Il sort souvent sans en expliquer la raison.

  • Son besoin d’argent augmente.

  • Il change brusquement de comportement, il devient irritable voire violent lorsqu’on le contrarie.

Comment puis-je l’aider ?

Essayez d’instaurer le dialogue avec votre enfant. Mettez-le en garde contre l’impact de sa consommation, à court terme (accident, consommation illégale, échec scolaire, isolement) et à long terme (impact sur son cerveau en développement). Aidez-le à développer un esprit critique et à savoir résister à la pression du groupe.

Faites-lui comprendre qu’il existe d’autres moyens moins destructeurs de s’affirmer.

Il est important d’échanger sur la fréquence, le contexte, l’objectif de sa consommation et de lui demander s’il associe d’autres produits comme de l’alcool ou des médicaments. Vous pourrez ainsi détecter une consommation particulièrement problématique.

Une dépendance doit être suspectée s’il vous décrit :

  • Qu’il ne peut plus réaliser certaines activités sans consommer.

  • Qu’il a besoin de consommer de manière compulsive.

  • Qu’il doit augmenter les doses pour obtenir le même effet.

  • Qu’il présente des signes de manque (irritabilité, anxiété, stress, troubles du sommeil ou alimentaires, migraines) lors de ses tentatives d’arrêt.

Afin de dépister une éventuelle consommation excessive, vous pouvez l’inciter à compléter un auto-questionnaire. Nous vous proposons le questionnaire CAST qui s'ouvre en cliquant ci-dessous.

Cliquez ici pour accéder au questionnaire CAST (Cannabis Abuse Screening Test).

Quand doit-il consulter ?

Vous devez conseiller à votre enfant de consulter si vous pensez qu’il consomme pour régler des problèmes personnels importants(stress, difficultés scolaires ou sociales), si sa consommation entraîne des dommages physiques, psychiques, sociaux ou judiciaires, ou si vous suspectez une dépendance.

Vous pouvez vous adresser à un généraliste, un psychiatre ou un psychologue spécialiste de l’adolescence, ou à un médecin spécialiste des addictions dans un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Des Consultations jeunes consommateurs s’adressent spécifiquement aux adolescents et à leurs parents. Les Centres Médico-Psychologiques (CMP) proposent une prise en charge des difficultés psychologiques.

De nombreux lieux peuvent accueillir votre enfant. Il y trouvera une écoute, un soutien, des informations et des conseils de prévention. L’accès est libre, gratuit et anonyme.

  • Les Maisons de l’adolescent.

  • Les Espaces Santé Jeunes (ESJ).

  • Les Points Accueil Écoute Jeunes (PAEJ).

Votre enfant peut également appeler Filsantéjeunes au 0 800 235 236, de 9 heures à 23 heures, ou Ecoute cannabis au 0 980 980 940, de 8 heures à 2 heures du matin.

 

Drogues info services (www.drogues-info-service.fr) propose un forum de discussion, mais est également joignable au 0 800 23 13 13, de 8 heures à 2 heures, pour toute personne concernée directement ou indirectement par une consommation de drogue. Un professionnel spécialisé pourra répondre à vos questions et vous aider dans votre réflexion.

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Je me rends dans un CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) Medelli
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Je me rends dans un CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie)

Cette vidéo décrit l’offre d’un CSAPA. Vous y découvrez le rôle du médecin, du psychologue, de l’assistante sociale et du responsable hébergement. Evaluer la consommation du produit et pouvoir se situer. Travailler sur un projet personnalisé. Etre suivi par un psychologue individuellement ou s’exprimer dans un groupe de parole. Améliorer une situation précaire, bénéficier d’un logement. Autant d’aides complémentaires pour ne pas être seul dans cette démarche.
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Je consomme de l’héroïne : que devrais-je savoir ? Medelli
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Je consomme de l’héroïne : que devrais-je savoir ?

L’héroïne, appelée parfois héro, came, rabla ou blanche, se présente sous forme de poudre. Qu’elle soit injectée, sniffée ou inhalée, sa consommation implique des risques importants d’overdose et de dépendance physique et psychique.

 

Qu’est-ce que l’héroïne ?

L’héroïne est un dérivé dela morphine, elle-même synthétisée à partir de l’opium extrait du pavot.

Est-ce qu’une consommation occasionnelle est risquée ?

L’héroïne ralentit la respiration. Une consommation supérieure à la dose que votre corps peut supporter, c'est à dire

« une overdose », entraîne une dépression respiratoire susceptible de conduire à un coma et dans certains cas, à la mort. En 2009, 116 décès ont été attribués en France à une overdose d’héroïne. Le risque existe quelle que soit la quantité d’héroïne, quel que soit le mode de consommation (injectée, sniffée ou inhalée) et dès la première fois. Il est plus élevé si l’héroïne est très pure ou si elle est coupée avec des barbituriques ou des benzodiazépines. La consommation d’alcool ou de tranquillisants ou le fait de prendre de l’héroïne après une période de sevrage favorisent aussi le risque d’overdose.

Quels sont les signes d’une overdose ?

Les premiers symptômes de l’overdose sont : une somnolence, une respiration saccadée, puis ralentie, et une pâleur du visage. Si vous êtes en présence d’une personne victime d’une overdose, appelez immédiatement le SAMU (15 ou 112), stimulez-la et maintenez-la éveillée en attendant les secours. La prévention de l’overdose passe par une bonne connaissance de ses limites, une attention portée au moindre signe d’alarme et une grande réactivité de la part du consommateur ou de son entourage en cas de « piquage du nez » important.

Quels risques sont liés au mode de consommation ?

Si vous partagez, réutilisez votre matériel ou pratiquez votre injection dans de mauvaises conditions d’hygiène, l’injection d’héroïne vous expose au risque de transmission des virus des hépatites B ou C, du VIH, de bactéries ou champignons responsables de maladies au niveau de la peau, des veines ou des organes internes.

 

Pour limiter le risque de transmission de virus, ne partagez pas votre matériel. Chacun son kit stérile. Chacun sa paille. Et évitez d’être seul en cas d’overdose.

 

Le risque infectieux est moindre mais existe également si le produit est sniffé, la paille ou le morceau de papier roulé pouvant transporter notamment le virus de l’hépatite C qui survit parfois plusieurs heures à l’air libre. Vous pouvez également endommager votre paroi nasale ou souffrir de rhinite chronique.

Pour limiter le risque de transmission de virus, ne partagez pas votre matériel. Chacun son kit stérile. Chacun sa paille. Et évitez d’être seul en cas d’overdose.

Est-ce que je peux faire une mauvaise expérience ?

La consommation d’héroïne est susceptible de provoquer des nausées, des vomissements ou des vertiges. Elle ralentit parfois la production des sécrétions et conduit à des retards d’éjaculation, une absence de larmes, une constipation ou une sécheresse vaginale. Lorsque l’effet du produit s’estompe, au cours de la « descente », vous pouvez être fatigué ou déprimé et ressentir les premiers signes du manque.

Puis-je devenir dépendant ?

L’héroïne engendre rapidement une très forte dépendance, parfois seulement après quelques jours ou quelques semaines de consommation répétée. La dépendance est à la fois psychique et physique, et se manifeste notamment par des états de manque très douloureux. Anxiété, irritabilité, insomnies, sentiment de malaise général, larmoiements, écoulement nasal, bâillements, sueurs, frissons, sensations de chaud ou de froid, spasmes intestinaux, douleurs dans les membres ou le dos, nausées, vomissements, diarrhées, etc., font partie des symptômes du manque.

En outre, l’accoutumance à l’héroïne (on parle aussi de tolérance), vous obligera à augmenter les doses, en quantité puis en fréquence, pour ressentir le même effet.

Quels sont les risques si je consomme régulièrement ?

La consommation régulière d’héroïne entraîne une anorexie, des troubles du sommeil, de la mémoire ou de l’attention, des problèmes bucco-dentaires (caries, déchaussement des dents) et une baisse du désir ou des capacités sexuelles.

La dépendance, la nécessité d’augmenter les doses pour obtenir le même effet et le coût élevé de l’héroïne peuvent aussi conduire à une marginalisation sociale et un recours possible à la délinquance. La recherche du produit peut devenir votre seule préoccupation, aux dépens des autres besoins, relations ou obligations, sociales, familiales ou professionnelles.

Comment puis-je réduire mes risques ?

Il est préférable de vous abstenir car toute consommation vous expose à des risques. Si vous consommez, vous pouvez néanmoins tenter de réduire ces risques en prenant quelques précautions :

  • Ne consommez jamais seul.

  • Commencez à sniffer ou injectez-vous une petite quantité pour en connaître les effets, notamment s’il s’agit de la première fois, d’un nouveau produit ou après un arrêt de votre consommation.

  • Evitez les mélanges, notamment avec de l’alcool, des médicaments ou d’autres drogues illicites.

  • Si l’héroïne est injectée : ne partagez jamais le matériel d’injection (seringue, récipient, eau, filtre, tampon d’alcool, tampon sec, garrot). Ne réutilisez jamais du matériel. Respectez une bonne hygiène : lavez-vous les mains, utilisez de l’eau stérile ou de l’eau bouillie, utilisez un filtre stérile (les filtres de cigarettes ne le sont pas), désinfectez la zone d’injection, etc.

  • Si l’héroïne est sniffée : ne partagez pas la paille ou le morceau de papier roulé.

  • Si vous « chassez le dragon » (fumer avec une feuille d’aluminium) : utilisez votre propre tube pourinhaler.

  • Procurez-vous du matériel stérile dans les centres spécialisés, les unités mobiles, les pharmacies ou les automates.

Cliquez ici pour connaître les dispositifs de réduction des risques mis à votre disposition.

  • Protégez-vous des maladies sexuellement transmissibles.

  • Après avoir consommé, ne pratiquez pas d’activité à responsabilité ou à risque, notamment ne conduisez pas.

  • Chez la femme, la consommation régulière d’héroïne peut perturber les règles et induire un retard dans la découverte d’une grossesse. Soyez vigilante.

  • La consommation d’héroïne et les crises de manque sont très néfastes pour les nourrissons. Si vous êtes ou prévoyez d’être enceinte, parlez de votre consommation à votre médecin. Vous pourrez, éventuellement, entamer un traitement de substitution.

  • Si vous souffrez d’une maladie chronique, physique ou psychique, si vous suivez un traitement, parlez de votre consommation à votre médecin.

J’ai envie de me faire aider

De nombreuses aides sont à votre disposition. Il existe  :

  • Des sites internet qui vous informent et répertorient les structures d’accueil par départements.

  • Des structures d’accueil où vous pourrez rencontrer des professionnels spécialisés dans la réduction des risques et la prise en charge des dépendances.

  • Des numéros de téléphone gratuits qui vous offrent une écoute 7 jours sur 7.

Cliquez ici pour connaître les aides mises à votre disposition.

 

Vous pouvez aussi en parler à votre médecin généraliste qui saura vous orienter vers une structure adaptée.

Quelle que soit sa couleur (blanche, beige, rose, brune ou noire) et sa texture (poudre, substance granuleuse, collante ou dure), l’héroïne est toujours plus ou moins coupée avec d’autres produits. Il est impossible d’identifier à l’œil nu ou au goût sa concentration ou les produits avec lesquels elle a été coupée. Les produits de coupe peuvent aussi être dangereux : augmentation du risque d’overdose, réactions allergiques, etc.

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