Je souffre d'incontinence urinaire : que faire ? Medelli
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Je souffre d'incontinence urinaire : que faire ?

L’incontinence urinaire traduit la perte involontaire des urines et concerne essentiellement les femmes, un peu moins les hommes. Cette fiche fait le point sur l’incontinence urinaire chez la femme.

De quoi s’agit-il ?

L’incontinence urinaire se définit par la fuite involontaire d’urine. Il s’agit avant tout de pertes ou fuites involontaires d’urine en dehors des pauses « pipi » traditionnelles de la journée.

Il est habituel de distinguer 3 types d’incontinence urinaire :

  • L’incontinence d’effort survient au cours d’un effort tel qu’une quinte de toux, un éternuement ou le soulèvement d’une charge, qui provoquent une augmentation de la pression à l’intérieur du ventre.

  • L’incontinence par impériosité est une perte involontaire d’urine précédée par une envie urgente d’aller aux toilettes y compris la nuit. Il se peut que vous arriviez trop tard aux toilettes (vous avez déjà "fait sur vous").

  • L’incontinence mixte associe de manière plus ou moins importante, les 2 formes précédentes.

La capacité à retenir ses urines est assurée par un sphincter situé sous le col de la vessie, autour du canal qui élimine l’urine (l’urètre). Le sphincter est sous le contrôle d’une commande nerveuse volontaire et d’une commande indépendante de la volonté. Il existe normalement un blocage réciproque entre la vessie et les sphincters : quand l’un se contracte, l’autre se relâche et inversement.

 

Les deux sphincters, au niveau du col, permettent la continence et traduisent la capacité à retenir l’urine qui s’accumule dans le réservoir représenté par la vessie.

Les deux sphincters, au niveau du col, permettent la continence et traduisent la capacité à retenir l’urine qui s’accumule dans le réservoir représenté par la vessie.

Y a-t-il des facteurs de risque ?

Un certain nombre de facteurs de risque sont clairement identifiés. Citons notamment :

  • L’avancée en âge, surtout après 40-50 ans.

  • La ou les grossesses antérieures.

  • Les traumatismes obstétricaux.

  • Une chirurgie pelvienne (au niveau du bas ventre).

  • Une descente de vessie.

  • L’obésité.

  • Une activité physique intense (sport).

Ces différentes situations peuvent être aggravées par des infections urinaires à répétition, la constipation, un diabète, la prise de médicaments...

Comment fait-on le diagnostic ?

L’interrogatoire permet de préciser vos antécédents médicaux, les circonstances d’apparition des fuites, l’importance de votre gêne et son retentissement au quotidien.

Un catalogue ou calendrier mictionnel, à compléter pendant 2 à 3 jours successifs, peut vous être proposé. Il permet de répertorier pendant quelques jours les fuites d’urine, les horaires d’apparition, leur importance dans la journée…

Exemple de calendrier mictionnel :

 

(Cliquez sur l'image pour télécharger le calendrier et l'imprimer)

 

Enfin, l’examen clinique fait par votre médecin permet de vérifier l’état du « périnée » qui peut être fragilisé par un prolapsus (descente d’organes). Il pourra examiner votre vulve, votre vagin et votre utérus.

Les deux sphincters, au niveau du col, permettent la continence et traduisent la capacité à retenir l’urine qui s’accumule dans le réservoir représenté par la vessie.

Aurai-je des examens à faire ?

Habituellement, l’interrogatoire et l’examen clinique sont suffisants pour identifier la cause de ces fuites involontaires d’urine.

Ils peuvent être complétés par la recherche d’une éventuelle infection (analyse bactériologique d’urine) voire par une échographie abdominale pour identifier un résidu post-mictionnel (la vessie ne se vide pas complètement après avoir uriné).

Le bilan urodynamique est du ressort d'un spécialiste. L'urologue, le gynécologue ainsi qu'un rééducateur fonctionnel peuvent l'effectuer. Ce bilan permet d’analyser le fonctionnement de la vessie (volume des urines émises, puissance du jet…).

Il est réalisé en cas de doute sur le diagnostic et/ou lors d’un traitement inefficace et doit être obligatoirement réalisé avant la chirurgie.

Quels traitements sont à ma disposition ?

Le port de couches ou de protections est souvent utilisé spontanément par les personnes concernées mais d’autres solutions existent…

Des mesures simples comme la répartition des boissons dans la journée, la lutte contre la constipation, une éventuelle perte de poids (si nécessaire) constituent souvent une première étape. La lutte contre ces facteurs de risque permet d’en limiter l’impact.

En première intention, un traitement médicamenteux vous sera prescrit et pourra être associé à une rééducation du périnée et des sphincters (techniques de biofeedback).

 

En cas d’échec, le traitement est chirurgical. Il existe une gradation pour la prise en charge.

Pour une incontinence isolée : un traitement par bandelette suffit.

 

Une bandelette est posée sous l’urètre et permet de palier les faiblesses des muscles du périnée. L’intervention, de courte durée, nécessite en général 24 à 48 heures d’hospitalisation. L’efficacité de cette technique sur les fuites est prouvée par un taux faible de complications (infections, troubles sexuels, douleurs…).

En cas de prolapsus ou "descente d'organe" (il peut s'agir d'une descente de la vessie, de l'utérus ou du rectum), un traitement chirurgical plus lourd est nécessaire.

L’incontinence par impériosité relève du traitement médical et d’une rééducation. L’incontinence d’effort est prise en charge par la rééducation voire par le traitement chirurgical.L’incontinence urinaire fait souvent suite à une grossesse et peut être corrigée par une rééducation en post-partum, malheureusement encore trop souvent négligée. N’hésitez pas à en parler car ces solutions sont efficaces.

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Je fais souvent des cystites Medelli
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Je fais souvent des cystites

La cystite est une inflammation de la vessie due à une infection urinaire, fréquente chez les femmes. Douloureuse, elle doit être traitée rapidement.

Qu’est-ce que la cystite

La cystite est une inflammation aiguë ou chronique de la muqueuse vésicale (membrane tapissant l’intérieur de la vessie).Elle témoigne le plus souvent d’une infection. Elle touche principalement les femmes quel que soit leur âge, mais elle est plus fréquente chez les jeunes femmes en période d’activitésexuelle et chez les femmes enceintes.

Comment se manifeste-t-elle ?

La cystite débute assez brutalement par une sensation de brûlure lors de l'émission de l’urine. L’envie d’uriner est fréquente, mais les mictions sont peu abondantes.L’urine peut être trouble et malodorante. Dans les cystites aiguës, l’urine se colore parfois de rouge dû au saignement de la paroi de la vessie.

Est-ce grave ?

En soi, la cystite n’est pas une maladie grave, mais elle est gênante, en particulier lorsqu’elle est récidivante.

Je fais souvent des cystites, pourquoi ?

Certains facteurs favorisent la cystite.

  • Le diabète.

  • La grossesse.

  • L’insuffisance rénale.

  • Les troubles digestifs.

  • L’utilisation de savons désinfectants agressifs.

  • L’usage trop fréquent des douches vaginales qui détruisent la flore vaginale et favorisent le déséquilibre bactériologique.

Les cystites sont dites récidivantes lorsqu’elles surviennent plus de 3 fois par an.

J’ai une cystite avec de la fièvre, que dois-je faire ?

Habituellement, une cystite ne provoque pas d’élévation de la température.L’apparition de fièvre signale une évolution de la cystite en infection des voies urinaires.Dans certains cas, la fièvre est accompagnée de douleurs lombaires.Vous devez consulter votre médecin le plus rapidement possible et ne prendre aucun médicament sans son avis.

Je suis enceinte, dois-je faire particulièrement attention ?

Oui, car une infection urinaire peut passer inaperçue pendant la grossesse et entraîner des complications obstétricales. Votre médecin ou la sage-femme qui vous suit vous proposera régulièrement des tests urinaires sur bandelette.

Comment la cystite est-elle diagnostiquée ?

Les symptômes se suffisent généralement à eux-mêmes, mais votre médecin peut souhaiter réaliser un test urinaire sur bandelette en cabinet.Dans le cas d’une cystite récidivante ou de suspicion d’une infection urinaire, il pourra faire réaliser en laboratoire un examen cytobactériologique des urines (ECBU) pour identifier la bactérie en cause.

Quel est le traitement ?

Dans le cas d’une cystite aiguë, votre médecin vous prescrira un antibiotique, la plupart du temps en dose unique ou en traitement court.

En cas de cystites ou d’infections urinaires récidivantes, votre médecin pourra choisir un traitement antibiotique de plus longue durée et il pourra aussi vous prescrire un traitement préventif.

Un contrôle de la stérilité des urines est réalisé dans les jours suivant le traitement antibiotique.

Buvez régulièrement et abondamment, utilisez un savon pH neutre pour votre toilette intime, portez des sous-vêtements en coton, urinez après chaque rapport sexuel et traitez une éventuelle constipation.

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Je souffre d'incontinence urinaire : ce que je dois savoir Medelli
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Je souffre d'incontinence urinaire : ce que je dois savoir

L’incontinence urinaire de l’adulte touche 3 millions de personnes en France. C’est une affection fréquente qui peut être traitée. Des traitements existent qui permettent de conserver ses activités et de vivre normalement.

Qu’appelle-t-on incontinence urinaire ?

On parle d’incontinence urinaire dès lors qu’il y a fuite involontaire d’urine.On distingue trois types de fuite :

  • L’incontinence d’effort : lorsque la fuite survient lors d’un effort physique, en toussant ou en éternuant. La fuite est peu abondante, sans sensation de besoin préalable.

  • L’incontinence urinaire par urgence mictionnelle : lorsque la fuite est accompagnée ou immédiatement précédée par un besoin urgent d’uriner. On parle, dans ce cas aussi, d’incontinence par impétuosité ou par hyperactivité vésicale.

  • L’incontinence mixte : lorsque les deux se combinent.

Trois quarts des personnes souffrant d’incontinence urinaire sont des femmes.

Quelle est l’origine de mon problème ?

L’incontinence urinaire peut avoir différentes causes, qu’elle touche les femmes ou, plus rarement, les hommes.L’incontinence féminine la plus fréquente est l’incontinence d’effort, liée à une faiblesse des muscles du périnée et du sphincter urinaire qui maintient la vessie fermée. Elle est en partie liée à l’impact de la grossesse et de l’accouchement, voire à celui du changement hormonal de la ménopause. Plusieurs autres causes peuvent être impliquées :

  • L’obésité.

  • La toux chronique et le tabagisme.

  • La constipation.

  • L’activité sportive et professionnelle (port de lourdes charges, poussées abdominales répétées…).

  • Les traumatismes chirurgicaux (ablation de l’utérus…).

Chez l’homme, la forme la plus fréquente est l’incontinence par regorgement, conséquence d’une hypertrophie de la prostate. Les symptômes sont des envies fréquentes d’uriner, associées à de faibles jets d’urine. Plus rarement, l’incontinence peut être liée aux conséquences d’une intervention chirurgicale des voies urinaires ou de la prostate.

Quels traitements puis-je envisager ?

Chez la femme, la rééducation périnéale est un des principaux traitements de l’incontinence urinaire.Elle a pour but de réapprendre à utiliser correctement les muscles de son périnée, voire à développer sa musculature. Généralement, dix à vingt séances sont nécessaires.Chez l’homme comme chez la femme, différents médicaments sont disponibles. En fonction de votre type d’incontinence, un médicament sera adapté à votre situation.Dans certains cas, une intervention chirurgicale peut vous être proposée après bilan urodynamique. Différents types d’intervention existent, dont l’efficacité est largement reconnue.

Comment puis-je lutter contre l’incontinence ?

Certaines petites astuces peuvent vous y aider :

  • N’allez pas aux toilettes par précaution.

  • Ne poussez pas en urinant.

  • Ne vous retenez pas trop souvent.

  • Choisissez des sports à moindre impact périnéal : natation, vélo, marche.

  • Evitez le surpoids.

  • Limitez votre consommation de tabac, de café, de thé, d’alcool, d’épices.

  • Ne portez pas de charges lourdes.

  • Ne mettez pas de talons trop hauts.

  • Régulez votre transit intestinal.

L’énurésie et l’incontinence urinaire, est-ce la même chose ?

Non. L’énurésie désigne le fait d’uriner inconsciemment et involontairement, spécifiquement durant le sommeil (la nuit ou le jour).On parle d’énurésie de l’adulte quand ces symptômes sont retrouvés chez des personnes au-delà de 15 ans.L’énurésie est relativement peu fréquente chez l’adulte.

L’incontinence urinaire ou l’énurésie sont des maladies dont les causes sont aujourd’hui bien identifiées et qui peuvent être prises en charge efficacement. Cette prise en charge améliore significativement la qualité de vie. N’hésitez pas à en parler lors d’une consultation.

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Je remplis ma fiche santé femme Medelli
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Je remplis ma fiche santé femme

Cette fiche médicale comporte des renseignements portant sur votre santé, vos traitements et vos antécédents. Gardez-la pour répondre précisément aux médecins que vous pourriez consulter. Vous pouvez être amenée à remplir cette fiche pour un parent.
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