Je souffre de T.O.C. : comment faire au quotidien ? Medelli
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Je souffre de T.O.C. : comment faire au quotidien ?

Vous pouvez lutter contre les obsessions et les rituels des troubles obsessionnels compulsifs (ou T.O.C.) par des actions quotidiennes. Votre psychiatre et vos proches vous y aideront.

Comment modifier mes pensées ?

Les obsessions liées à votre maladie ne reflètent en aucun cas la réalité. Si, à chaque pensée intrusive ou à chaque compulsion, vous pensez « ce n’est pas la réalité, c’est un faux message envoyé par mon cerveau qui me fait réagir comme ça », vous arriverez à y accorder moins d’importance et d’attention.

 

Lorsqu’une pensée intrusive surgit, n’hésitez pas à la noter. Cela vous permettra de voir à quel point elle est répétitive, et cela affaiblira son pouvoir sur vous.

 

Vous pouvez également enregistrer vos obsessions et vous repasser l’enregistrement chaque jour, jusqu’à ce que vous ne vous sentiez plus paniqué en l’écoutant. En effet, à force de vous confronter régulièrement à votre obsession ou à votre angoisse, elle aura moins de prise sur vous.

Pourquoi modifier mon comportement ?

Lorsque vous cédez à une compulsion, votre cerveau enregistre que vous estimez qu’il y a un danger, ce qui conforte votre obsession. L’objectif d’un changement de comportement est de montrer au cerveau qu’il n’y a pas de danger et qu’il est inutile de réagir. De cette manière, celui-ci enregistre de nouvelles informations et, à force de répétition, est « reprogrammé ».

 

Voici des exemples de comportements à adopter :

  • Sabotez vos rituels, pratiquez les contraires : Ce qui doit rester propre doit devenir sale. Si vous persistez à astiquer, resalissez volontairement. Rangez vos livres sans vous soucier de leur taille, mélangez-les exprès.

  • Soyez patient : Lorsque vous voulez réaliser un rituel, retardez-le d’au moins quinze minutes en vous concentrant sur autre chose. Ensuite, réévaluez l’urgence de votre compulsion, vous verrez que l’intensité de votre angoisse aura diminué. Plus vous retardez le moment où vous cédez à une compulsion, plus vous augmentez vos chances de la vaincre.

Pourquoi améliorer ma qualité de vie pour mieux maîtriser mon T.O.C. ?

Le stress et l’anxiété accentuent la maladie. Une vie équilibrée et saine permet au contraire de diminuer les symptômes.

  • Pratiquez des exercices de relaxation qui diminuent le stress et l’anxiété générés par la maladie.

  • N’hésitez pas à avoir une activité physique régulière. Le sport réduit aussi le stress, oblige à se concentrer sur une activité et à penser à autre chose qu’aux obsessions.

  • Veillez à prendre vos repas régulièrement car l’hypoglycémie entraîne chez certaines personnes des réactions d’angoisse et de stress.

  • Préservez votre sommeil. Le manque de sommeil exacerbe aussi l’anxiété.

Qui peut m’aider ?

Un psychiatre pourra vous proposer des exercices à réaliser.

 

Vous pouvez également rejoindre une association de personnes souffrant de T.O.C., ce qui vous permettra de partager votre expérience et d’obtenir soutien et conseils de la part de personnes qui se battent également au quotidien contre leurs obsessions et leurs compulsions.

 

Le T.O.C. peut isoler socialement car il est très consommateur de temps. Il est donc important d’entretenir des relations avec des proches et des amis, d’autant plus que l’isolement social aggrave la maladie.

 

Vivre avec votre T.O.C. nécessite d’adopter une attitude active, en même temps que le suivi du traitement prescrit par votre psychiatre. Venir à bout de vos obsessions et de vos compulsions peut prendre du temps. Se battre un peu chaque jour est important.

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Je souffre d’un trouble obsessionnel compulsif (T.O.C.) : je m’informe Medelli
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Je souffre d’un trouble obsessionnel compulsif (T.O.C.) : je m’informe

Le trouble obsessionnel compulsif (T.O.C.) serait la quatrième pathologie psychiatrique la plus fréquente et toucherait plus d’un million de personnes en France. Il peut se révéler très invalidant.

Qu’est-ce qu’un trouble obsessionnel compulsif ?

Un trouble obsessionnel compulsif, ou T.O.C., est une maladie caractérisée par des pensées envahissantes, des obsessions qui s’imposent en permanence et provoquent de l’anxiété. Vous reconnaissez le caractère absurde de ces obsessions mais ne pouvez leur résister, ce qui engendre un sentiment de honte ou de culpabilité.

 

Les obsessions les plus couramment rencontrées sont la crainte :

  • d’être sali, souillé ou contaminé, et de transmettre cette souillure,

  • de jeter des choses importantes par erreur,

  • d’oublier d’éteindre la lumière ou le gaz, de fermer l’eau ou la porte,

  • de faire du mal à quelqu’un par inadvertance,

  • de perdre le contrôle de soi-même et de commettre un acte agressif ou immoral.

Quelles sont les principales manifestations de la maladie ?

Les principales manifestations sont des compulsions, des gestes ou des pensées répétées pour calmer l’anxiété générée par les obsessions.

 

Il peut s’agir d’actions comme se laver les mains, vérifier la fermeture du gaz, des robinets d’eau, des portes, ou d’activités cognitives telles que se réciter des séries de chiffres ou des prières, ou demander à être rassuré. Les compulsions sont ritualisées, répétées, et occupent généralement plus d’une heure dans la journée. Des symptômes comme ne rien jeter, ruminer des pensées, être très lent ou obsédé par l’ordre, la symétrie, etc., caractérisent aussi parfois la maladie.

 

Les formes de TOC dites légères n’altèrent pas la vie sociale ni professionnelle mais provoquent une gêne et une souffrance quotidiennes. Les formes sévères aboutissent éventuellement à un isolement social et familial, à une perte d’emploi, et parfois à une hospitalisation en milieu psychiatrique.

Quelle est la cause de cette maladie ?

La maladie apparaît souvent durant l’enfance ou l’adolescence. Des facteurs génétiques, transmis par les parents à leurs enfants, prédisposeraient au T.O.C., mais leur rôle est mal défini.

Comment va-t- elle évoluer ?

Le trouble peut être plus ou moins intense en fonction des circonstances de votre vie et de votre degré de stress ou d’anxiété. Il guérit rarement spontanément et devient généralement une maladie chronique. En l’absence de traitement, il peut évoluer vers une forme sévère.

Qui peut m’aider ?

Vous devez consulter un psychiatre, en ville ou à l’hôpital, qui vous pourra vous prescrire un traitement médicamenteux et vous proposer de suivre une psychothérapie, le plus souvent une thérapie comportementale et cognitive. Cette thérapie consiste à apprendre à réinterpréter ses obsessions et à maîtriser ses compulsions au quotidien, grâce notamment à la pratique d’exercices.

 

Un T.O.C. est un trouble anxieux qui peut être ou devenir très handicapant au quotidien. Un suivi précoce et régulier par un psychiatre et la bonne observance du traitement prescrit permettent de contrôler les symptômes.

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Je souffre de T.O.C. : je m’informe sur les traitements Medelli
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Je souffre de T.O.C. : je m’informe sur les traitements

Le traitement de votre T.O.C. repose généralement sur la prise de médicaments et une psychothérapie. Les traitements sont d’autant plus efficaces qu’ils sont mis en place tôt.

Qui me suit au quotidien ?

Un psychiatre posera le diagnostic de T.O.C, vous prescrira un traitement adapté, puis vous le rencontrerez de manière régulière, à un rythme convenu entre vous, en ville ou dans une structure spécialisée (hôpital, clinique…). Il pourra être en liaison avec votre médecin généraliste pour vous aider à mieuxgérer votre T.O.C. au quotidien.

Comment un psychiatre pose-t-il le diagnostic ?

Pour poser le diagnostic, établir un bilan initial et évaluer la sévérité de votre T.O.C., le psychiatre utilise des outils appropriés et reconnus, le plus souvent des questionnaires, ainsi que des observations cliniques de vos compulsions.

 

Il étudie ainsi la durée de vos rituels, l’effort que vous fournissez pour lutter contre vos idées obsédantes, le contrôle que vous avez sur elles, la gêne sociale et l’anxiété que vous éprouvez en présence de vos obsessions et de vos compulsions.

 

Le psychiatre recherche également la présence éventuelle de troubles associés au T.O.C. (troubles neurologiques, affectifs, anxieux, psychose, troubles du contrôle des impulsions).

Quels médicaments peuvent m’être prescrits pour soigner mon T.O.C. ?

Le psychiatre choisit votre traitement en fonction des résultats du bilan initial, de la sévérité de votre T.O.C. et de la présence ou non de troubles associés.

 

Les principaux médicaments prescrits dans le cadre de la prise en charge des T.O.C. sont des antidépresseurs. D’autres traitements, comme les antipsychotiques (ou neuroleptiques) peuvent leur être associés. Les antipsychotiques tentent d’atténuer les symptômes de la maladie (notamment en cas de tics) et ont également une action calmante.

Combien de temps dois-je prendre mes médicaments ?

Les médicaments ne sont efficaces qu’après plusieurs mois de traitement (de 3 à 6 mois en moyenne). Si celui-ci s’avère efficace, votre médecin pourra vous demander de le poursuivre pendant une à deux années afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de rechute.

 

N’interrompez jamais votre traitement sans consulter votre médecin, l’arrêt des antidépresseurs doit être progressif afin d’éviter un syndrome de sevrage.

Quelle psychothérapie puis-je suivre ?

Les traitements médicamenteux s’accompagnent presque toujours d’une psychothérapie. Il s’agit le plus souvent d’une thérapie comportementale et cognitive. Les professionnels qui utilisent cette thérapie y sont spécifiquement formés. Votre psychiatre pourra vous les indiquer.

 

La thérapie comportementale et cognitive a pour objectif d’apprendre à calmer l’anxiété générée par les obsessions et à contrôler les compulsions associées. La thérapie comportementale modifie le comportement en vous aidant à prendre conscience de vos craintes, à leur faire face, puis à réfréner vos besoins de rituels compulsifs, tandis que la thérapie cognitive aide à réinterpréter les pensées obsédantes de telle façon qu’elles deviennent moins anxiogènes et culpabilisantes. En réduisant le malaise lié aux obsessions, elle permet de maîtriser les compulsions qui leur sont associées.

Que faire en cas d’échec des traitements classiques ?

Le psychiatre évalue régulièrement la réponse au traitement en utilisant les mêmes questionnaires que ceux employés lors du bilan initial.

 

Il peut arriver qu’un T.O.C. soit résistant aux traitements. On parle alors de T.O.C. résistant. Si vous êtes dans cette situation, le psychiatre vous proposera des solutions adaptées à votre cas.

Certaines résistances peuvent aussi être liées à :

  • une maladie physique ou psychique sous-jacente ou associée au T.O.C. que votre médecin prendra en charge,

  • une mauvaise observance thérapeutique ou une absence d’adhésion à la psychothérapie,

  • des doses ou des durées de traitements prescrits inadaptées, que votre médecin ajustera.

N’interrompez jamais votre traitement sans en parler avec votre psychiatre car il est le seul à même de juger de la nécessité de modifier votretraitement.

 

Des traitements efficaces existent aujourd’hui pour soigner les T.O.C. Une bonne observance et un suivi régulier par un psychiatre sont indispensables.

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