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Je teste mes connaissances sur la vaccination

La vaccination est une méthode permettant d’atténuer ou d’éviter la survenue d’une maladie infectieuse. Son principe est de stimuler nos propres défenses immunitaires contre un microbe donné, en injectant un microbe tué ou atténué, rendu inoffensif. Testez vos connaissances sur la vaccination.

La vaccination pour certaines maladies est obligatoire en France : vrai ou faux ?

Vrai : si certains vaccins sont conseillés mais non obligatoires, d’autres vaccins sont obligatoires en France. Il s’agit des vaccins contre la coqueluche, la diphtérie, Haemophilus influenzae b, l'hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, la poliomyélite, les oreillons, la rubéole et le tétanos, auxquels s’ajoute la vaccination contre la fièvre jaune pour les personnes résidant en Guyane. Même si certaines maladies sont devenues rares, les microbes responsables continuent à circuler aussi bien dans le monde qu’en France.

 

La vaccination a déjà permis d’éradiquer complètement une maladie : vrai ou faux ?

Vrai : la variole, maladie grave et mortelle, a été totalement éradiquée de la planète grâce à des campagnes de vaccination de masse. La quasi-disparition en France de la plupart des maladies, comme la poliomyélite ou la diphtérie, est liée à la vaccination. Leur réapparition peut avoir lieu, comme pour la rougeole depuis 2008, si la population n’est pas suffisamment vaccinée.
Pour la rougeole, le recours à deux doses de vaccin avant l’âge de 2 ans, une administration plus précoce de la deuxième dose de vaccin et le rattrapage chez les adolescents et jeunes adultes, sont actuellement préconisés par les autorités de santé.

Un rappel de vaccination est une injection de rattrapage lorsqu’une première vaccination n’a pas pu être effectuée : vrai ou faux ?

Faux : la vaccination est souvent réalisée en plusieurs fois. Pour développer une immunité de base, plusieurs injections sont souvent nécessaires, trois injections à un mois d’intervalle avec rappel un an après par exemple. Ensuite, pour maintenir une protection de manière suffisante et durable, des rappels réguliers sont nécessaires selon le calendrier vaccinal.

La vaccination chez l’adulte est inutile si on a correctement été vacciné dans l’enfance :
vrai ou faux ?

Faux : chez tous les adultes, des rappels de vaccination sont recommandés et doivent être réalisés à 25 ans, 45 ans et 65 ans, puis tous les 10 ans pour la diphtérie (D), le tétanos (T) et la poliomyélite (P). Un rappel de vaccination contre la coqueluche est recommandé une fois, chez tous les jeunes adultes avec le rappel DTP à 25 ans, ou avant, particulièrement si vous avez le projet d’avoir un enfant.

Après 65 ans, il est recommandé de se faire vacciner contre la grippe tous les ans : vrai ou faux ?

Vrai : après 65 ans, le vaccin contre la grippe doit être réalisé tous les ans car le virus de la grippe change régulièrement. Cette vaccination contre la grippe est recommandée chez les personnes âgées de plus de 65 ans, mais également chez les femmes enceintes et les personnes à risque, comme celles souffrant de maladies chroniques (maladies rénales, maladies  cardiovasculaires, asthme, diabète), y compris les enfants à partir de l'âge six mois.

Lorsqu’un rappel de vaccination a été oublié, il faut recommencer la vaccination à zéro :
vrai ou faux ?

Faux : Lors d’une interruption du programme de vaccination, il suffit de reprendre la vaccination là où elle a été arrêtée, en réalisant le nombre d’injections nécessaires en fonction de l’âge.

Le vaccin contre la tuberculose (BCG), est obligatoire chez tous les enfants en France :
vrai ou faux ?

Faux : depuis 2007, ce vaccin n’est plus obligatoire. Mais il reste conseillé dans certaines situations et pour certaines professions exposées. La vaccination par le BCG est recommandée dès la naissance, chez tous les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose (notamment tous les enfants résidant en Île-de-France et en Guyane). Elle peut être proposée jusqu’à 15 ans chez les enfants à risque élevé non encore vaccinés.

Le vaccin contre la rubéole n’est intéressant que chez les enfants en bas âge : vrai ou faux ?

Faux : le vaccin contre la rubéole est conseillé chez les adolescentes et les femmes en âge d’avoir des enfants, afin de prévenir une infection pendant la grossesse. Une rubéole survenant pendant la grossesse expose à un risque de malformation du bébé. Cette vaccination peut se faire en association avec la rougeole et les oreillons.

Il faut éviter de vacciner les enfants avant l’âge d’un an qui sont encore trop fragiles :
vrai ou faux ?

Faux : les bébés peuvent être vaccinés dès la naissance. Le calendrier vaccinal recommande d’ailleurs la vaccination dès l’âge de 2 mois. C’est donc parce que les bébés sont fragiles, qu’il convient de les protéger au plus tôt par la vaccination.

Il y a des vaccins recommandés chez les jeunes parents : vrai ou faux ?

Vrai : la vaccination contre la coqueluche est recommandée chez les adultes susceptibles de devenir parents, chez les membres de l’entourage familial d’un nouveau-né (grands parents), voire la personne qui assure la garde du nourrisson pendant les 6 premiers mois de vie.

Certains vaccins sont contre-indiqués pendant la grossesse : vrai ou faux ?

Vrai : il s’agit des vaccins à base de virus vivants atténués. Chez la femme enceinte sont donc contre-indiqués les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons, la varicelle, la coqueluche et celui contre la poliomyélite (vaccin par voie orale).

Il est plus efficace et plus confortable de ne vacciner que pour une maladie à la fois :
vrai ou faux ?

Faux : il existe des vaccins combinés qui sont tout aussi efficaces que les vaccins séparés pour acquérir une immunité contre différentes maladies : le vaccin Rougeole, Oreillons, Rubéole ou ROR ; le vaccin Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite ou DTP. Il est même possible d'associer, sans les mélanger, plusieurs vaccins le même jour, mais en les injectant à différents endroits du corps.

Une réaction locale après injection d’un vaccin est possible : vrai ou faux ?

Vrai : une réaction locale est possible après l’injection d’un vaccin avec l’apparition d’une boule rouge, quelquefois douloureuse. Ceci peut être associé à de la fièvre. Ne vous inquiétez pas, tout rentre dans l’ordre en quelques jours.

La vaccination est l’une des grandes avancées de la médecine moderne. Elle permet de sauver des millions de vies dans le monde. Assurez-vous que toute la famille est à jour pour ses vaccinations et pensez au rappel antitétanique. Vous pouvez consulter le site de l’INPES à l’adresse suivante : http://www.inpes.sante.fr en indiquant « vaccination » dans votre recherche.

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Zona, que dois-je savoir ? Medelli
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Zona, que dois-je savoir ?

Le zona est une maladie infectieuse. Il se manifeste par des douleurs parfois intenses, aiguës, d’un seul côté du corps ou du visage avec une éruption localisée de petites vésicules, c'est-à-dire de petites cloques.

Qu’est-ce qu’un zona ?

C’est une éruption cutanée sur le trajet d’un nerf, due à la réactivation d’un ancien virus de la varicelle. Ce virus était resté endormi dans un ganglion nerveux du rachis ou du crâne. Il y restera tout au long de la vie de la personne, depuis le premier contact avec le virus et l’infection sous la forme de varicelle.

Pourquoi ce virus est-il réapparu ?

Il réapparaît, dans la plupart des cas, chez les personnes ayant une baisse des défenses immunitaires, dues soit à l’âge, soit à une maladie (maladie neurologique, cancer).
Il peut également réapparaître lors d’une période de grande fatigue, d’un stress ou d’un traumatisme physique ou psychique (accident, décès d’un proche…).

À quoi reconnaît-on un zona ?

Le zona se manifeste d’abord par des douleurs, des démangeaisons, des picotements, une sensation de brûlure (paresthésie), trois à cinq jours avant le début de l’éruption.
Puis il devient très caractéristique par l’éruption de petites vésicules sur des petites taches rouges dessinant le trajet d’un nerf, le plus souvent sur le thorax, le long des côtes.
Parfois, l’éruption se localise autour de l'oeil (zona ophtalmique). Plus rarement, elle s’étend au cuir chevelu et aux organes de la face (oreilles, bouche).
Cette éruption cutanée est parfois accompagnée de fièvre, de sensation de brûlure, de démangeaisons et, plus rarement, de maux de tête.

Signalons que chez une personne jeune, ayant de bonnes défenses immunitaires, le zona peut être indolore.

Mon zona est-il contagieux ?

Pendant sa phase de poussée (éruption), le zona est une maladie contagieuse au contact. Il est susceptible de transmettre la varicelle chez des personnes n’ayant pas encore contracté ce virus. Il faut éviter le contact avec les femmes enceintes n'ayant pas eu la varicelle ainsi qu'avec les personnes immunodéprimées.

 

Le zona est environ trois fois moins contagieux que la varicelle ; un contact avec un zona peut induire une varicelle chez un sujet prédisposé.

Combien de temps mon zona va-t-il durer ?

Cette infection évolue en plusieurs phases s’étalant sur plusieurs semaines.
La première phase concerne l’apparition des premiers symptômes, surtout des douleurs, parfois une sensation de brûlures, ainsi que des démangeaisons, pendant trois à cinq jours avant l’éruption vésiculeuse.
La seconde phase est l’apparition et le développement des vésicules pendant plusieurs jours, avec surtout de fortes douleurs au niveau de l'éruption cutanée et parfois des démangeaisons.
La troisième phase dure de deux à trois semaines. Les vésicules sèchent, les douleurs sont de moins en moins importantes et les rougeurs s’estompent.
Après la disparition des rougeurs, des douleurs peuvent persister pendant plusieurs mois.

Quel traitement vais-je avoir ?

Le traitement classique est très simple :

    • Les anti-douleurs (aspirine, paracétamol, dérivés morphiniques) à plus ou moins forte dose.
    • Eventuellement, des antibiotiques locaux en crème ou en pommade pour éviter une surinfection bactérienne.
    • Un antiviral, si le diagnostic est fait rapidement. Il sera pris précocement dans les premières heures suivant l'éruption cutanée, pour avoir une efficacité.

Le repos aide à la guérison. Il faut également éviter les vêtements trop serrés ou synthétiques qui peuvent accentuer l’irritation de la peau.

Y a-t-il un risque de complications ?

Normalement, le zona ne se manifeste qu’une seule fois dans la vie.
Généralement, les complications d’un zona limité au thorax sont rares.
Les complications sont plus fréquentes dans le cas d’un zona ophtalmique (atteinte de la rétine ou d’autres parties de l’œil).
Les complications peuvent être plus graves chez les personnes très âgées ou souffrant d’un déficit immunitaire (sida, leucémie, cancer).
Certaines douleurs (algies post-zostériennes) peuvent persister pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Elles sont plus fréquentes chez les personnes ayant eu un zona ophtalmique.
Plus d’un malade sur trois, après 60 ans, a un risque de névralgies (douleurs et brûlures localisées d’origine nerveuse), pouvant survenir dans les mois suivant la phase aiguë de la maladie.
Ces névralgies sont plus fréquentes à la suite d’un zona ophtalmique.

Le zona n’est généralement pas une maladie grave. Son traitement est simple, mais vous devez le suivre avec beaucoup d’attention pour éviter les complications infectieuses ou douloureuses.  Ses conséquences peuvent être invalidantes chez la personne âgée.

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Etant à risque, je comprends le dépistage et la surveillance de lésions liées au virus HPV Medelli
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Etant à risque, je comprends le dépistage et la surveillance de lésions liées au virus HPV

Les infections virales à papillomavirus humain, peuvent être à l’origine de lésions précancéreuses au niveau du canal anal chez les patients porteurs du VIH. Le risque est ensuite relativement élevé de déclencher un cancer. Le dépistage de ces lésions joue un rôle capital pour prévenir l’apparition d’une tumeur dans cette zone. Un suivi médical proctologique régulier est donc indispensable.

 

À quoi correspond une infection à papillomavirus humain (HPV) ?

Il s’agit d’une infection d’origine virale qui se concentre dans une zone particulière de la peau ou d’une muqueuse : la couche la plus superficielle, appelée épithélium.

L’infection à HPV provoque des lésions bénignes appelées papillomes ou condylomes.

Les condylomes sont indolores et de la couleur de la peau. Ils peuvent être uniques ou multiples, petits ou gros, en reliefs ou sous forme de taches.

Ils se manifestent le plus souvent par de petites excroissances ou verrues molles, appelées “condylomes acuminés”. Ces verrues, souvent multiples, se localisent dans toute la sphère ano-génitale (anus et organes génitaux), aussi bien chez l’homme que chez la femme. Ces condylomes sont bénins, mais récidivent souvent après leur traitement.

Certains de ces condylomes ne sont pas visibles à l’œil nu, on parle alors de “condylomes plans”. Ils se localisent souvent sur le gland et l’orifice urinaire, ou sur le col de l’utérus et le vagin.

Ces lésions peuvent passer inaperçues et, au cours des années, s’aggraver en lésions précancéreuses, puis cancéreuses, d’où l’importance de réaliser un suivi régulier.

Les condylomes sont sexuellement transmissibles, mais plusieurs années peuvent s’écouler entre le moment de la contamination et l’apparition des premières lésions ano-génitales. Il est donc difficile de savoir quand la contamination est survenue.

Quel est le lien entre cancer du canal anal et infection à VIH ?

Le lien entre infection à papillomavirus humain et cancer du canal anal est maintenant clairement établi.

Le canal anal est la partie terminale du tube digestif. Mesurant quelques centimètres, elle se situe entre le rectum et l'anus. De très nombreux types de cancers peuvent atteindre cette zone. Ils se classent selon le type de cellules cancéreuses identifiées. Dans tous les cas, plus le diagnostic est précoce, plus le traitement est efficace.

L’ensemble des études menées tant aux Etats-Unis qu’en Europe, montre l’augmentation du risque de cancer du canal anal chez les personnes infectées par le VIH, malgré le traitement antirétroviral. Ceci concerne surtout les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et, de façon moins significative, les autres personnes séropositives.

Les causes de cette augmentation du risque sont mal connues. Elles semblent être associées à la persistance d’un déficit immunitaire profond et à l’élévation de la charge virale.

Pourquoi dois-je me faire dépister ?

Les condylomes sont indolores et de la couleur de la peau. Ils peuvent être uniques ou multiples, petits ou gros, en relief ou plans.

Ces lésions bénignes risquent de passer inaperçues et de s’aggraver au cours des années en lésions précancéreuses puis cancéreuses, d’où l’importance de réaliser un dépistage régulier.

Au niveau du canal anal, le dépistage est proposé systématiquement aux personnes les plus à risque, les personnes ayant des rapports sexuels anaux, ainsi qu’à tout patient ayant déjà présenté des condylomes ano-génitaux et aux femmes ayant un cancer intra-épithélial du col utérin.

Dois-je me faire suivre régulièrement ?

Oui. Cette surveillance est le plus souvent annuelle, selon le calendrier fixé avec votre médecin traitant. Elle comprend un examen proctologique complet.

Cet examen consiste d'abord à regarder l’anus et son pourtour. Il se poursuit avec l’analyse du canal anal. Une anuscopie est réalisée à l’aide d’un anuscope, une sorte de spéculumque l’on insère dans l’anus afin d’en écarter les parois, ce qui permet de détecter les lésions et de réaliser une biopsie si nécessaire. Un fragment de muqueuse est prélevé à l’intérieur du canal anal et adressé au laboratoire d’analyse.

Un toucher rectal est pratiqué.

Un frottis cytologique est éventuellement effectué à 3 ou 4 cm à l’intérieur de l’anus avec un écouvillon, sorte de grand coton-tige, qui est simplement frotté sur la muqueuse de l’anus. Les cellules récupérées par l’écouvillon sont envoyées au laboratoire pour analyse. Cet examen est tout à fait indolore.

En cas de résultats anormaux du frottis cytologique, on propose une biopsie réalisée à l’aide de l’anuscope. Les résultats orientent ensuite votre prise en charge.

Qui effectue le dépistage et la surveillance ?

L’ensemble du suivi s’effectue de manière conjointe par votre médecin référent pour le VIH et ses correspondants spécialistes du canal anal : gastroentérologue, proctologue, et anatomopathologiste.

Quel traitement me serait proposé en cas d’anomalies éventuelles ?

Le traitement des lésions dépend de leur stade, étendue et localisation au niveau du canal anal. Plus la lésion est traitée tôt, meilleur est le résultat. D’où l’importance d’un dépistage régulier.

Au stade de condylome, le traitement reste local :

Au stade tumoral, chaque traitement est personnalisé. L’équipe médicale envisagera alors une chirurgie, une chimiothérapie ou encore une radiothérapie en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).

Chez les personnes à risque, le dépistage et la surveillance des lésions induites par le papillomavirus humain (HPV) sont indispensables.

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Légionellose : ce que je dois savoir Medelli
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Légionellose : ce que je dois savoir

La légionellose est une infection pulmonaire touchant principalement les personnes fragilisées. Sa prévention passe par des mesures d’entretien simples mais régulières des systèmes de distribution d’eau et de climatisation.

On vient de me diagnostiquer une légionellose, qu’est-ce que c’est ?

La légionellose, ou maladie du légionnaire, est une infection pulmonaire due à une bactérie appelée legionella pneumophila et dont les principales manifestations sont pulmonaires. Son nom provient de sa découverte lors d’une épidémie survenue au cours d’un congrès de l’American Legion, une association de vétérans de l’armée américaine.
La maladie peut être bénigne, voire passer presque inaperçue, mais elle peut également être responsable de complications graves, notamment chez les personnes fragiles (patients âgés, baisse des défenses immunitaires).
Ses premiers symptômes font penser à la grippe : fièvre, toux, douleurs abdominales et musculaires, maux de tête, nausées et vomissements, fatigue…
En l’absence de traitement, la maladie peut entraîner une diminution très importante de la capacité respiratoire, bloquer le fonctionnement des reins et  provoquer un coma. Chez des personnes fragiles, la légionellose est une maladie qui peut être mortelle.
En raison de sa gravité et de son mode de transmission, elle fait partie des maladies à déclaration obligatoire auprès des organismes chargés de sa surveillance. Cette déclaration est faite par le médecin.

Quels sont les facteurs qui ont favorisé ma maladie ?

La légionellose touche essentiellement les personnes fragilisées : défenses de l’organisme affaiblies (immunodéficience, fragilité pulmonaire, personnes âgées, diabétiques…).
En premier lieu, sachez que la légionellose ne se transmet pas d’un individu à l’autre. Ce n’est pas une maladie contagieuse.
La légionelle se développe dans l’eau tiède (entre 25° et 45°C) et stagnante. Elle peut ainsi être présente dans un réseau d’eau chaude collectif mal conçu ou, le plus fréquemment, dans les circuits de climatisation.
Les systèmes aéro-réfrigérants situés sur les tours d’habitation et de bureaux ou sur certainesusines sont souvent responsables. Leur utilisation conduit à la formation de bruines fines renfermant de petites gouttelettes d’eau chargées de bactéries évacuées au niveau des toits et dispersées par le vent. Un système mal entretenu peut entraîner une contamination à l’intérieur même du bâtiment, mais aussi à distance, dans les bâtiments voisins.

Quel traitement vais-je suivre ?

La légionellose est une maladie qui nécessite le plus souvent une hospitalisation. Le traitement repose sur la prise d’antibiotiques administrés par voie orale (par la bouche) ou intraveineuse (par perfusion).
Le traitement antibiotique doit durer au moins 3 semaines, période au bout de laquelle vous devriez être totalement rétabli(e).
Dans le cas d’un traitement prolongé après la période d’hospitalisation, conformez-vous strictement à la prescription de votre médecin.

Quelles précautions puis-je prendre pour éviter d’attraper à nouveau la légionellose ?

Chez vous : la contamination d’une installation individuelle est rare, la température n’étant pas maintenue à un niveau suffisant pour permettre le développement de la bactérie. Elle n’est toutefois pas impossible. Pour éviter d’attraper ce type de maladie, la prudence s’impose. Il est alors conseillé de nettoyer, de détartrer et de désinfecter régulièrement, 1 ou 2 fois par an, vos installations : robinetterie, pommeau et flexible de douche… Il est nécessaire de faire régulièrement entretenir votre ballon d’eau chaude (purge et détartrage) et de maintenir l’eau contenue à une température supérieure à 50°, au-delà de laquelle la bactérie ne peut plus se développer. Si votre installation n’a pas été utilisée pendant une longue période (maison secondaire, retour de vacances), laissez couler l’eau quelques minutes sans rester à proximité. Les points d’eau inutilisés doivent être supprimés. Si vous disposez d’un système de climatisation, faites-le entretenir régulièrement par un professionnel.

La légionellose est une maladie infectieuse pulmonaire qui peut être grave. Tout cas de légionellose doit être immédiatement déclaré par le médecin au médecin inspecteur départemental de la santé publique ou à celui désigné par arrêté préfectoral (Art. R3113-CSP). Il entraîne une enquête destinée à identifier précisément la source de la contamination pour traiter le problème.

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