Je vais être exposé au grand froid : que dois-je savoir ? Medelli
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Je vais être exposé au grand froid : que dois-je savoir ?

Haute altitude, excursion en région polaire ou vague de froid inhabituelle, une exposition prolongée à des températures négatives entraîne deux principaux risques pour la santé : les gelures et l’hypothermie. Une bonne préparation et une prise en charge rapide en cas de problème permettent de réduire efficacement ces risques.

Comment me préparer à affronter le froid ?

Pour limiter lesrisques de gelure et d’hypothermie, préparez soigneusement votre sortie.

  • Habillez-vous chaudement. En multipliant les épaisseurs de vêtements, vous emprisonnez de l’air chaud entre chaque couche. Mettez d’abord un vêtement près du corps qui absorbera la transpiration (celle-ci renforce la sensation de froid), puis empilez les couches pour terminer par une dernière couche imperméable et coupe-vent.

  • L’organisme perd beaucoup de chaleur par les extrémités : mains, pieds et tête. Couvrez donc particulièrement ces endroits (gants épais, chaussettes, chaussures imperméables, bonnet, écharpe).

  • En cas de froid extrême, mettez un tissu, votre écharpe par exemple, sur votre bouche et votre nez pour éviter d’inspirer de l’air glacial.

  • Mangez et buvez régulièrement. Contrairement à une idée reçue, l’alcool ne réchauffe pas ! Il est même à proscrire totalement : la sensation de chaud, alors que vous perdez de la chaleur, risque de masquer les symptômes de l’hypothermie, vous empêchant de réagir rapidement.

  • Dès la sensation de froid, bougez en permanence. Attention tout de même, il faut éviter les efforts physiques trop importants : le froid force le cœur à battre plus vite pour garder une température interne normale. Le risque de problèmes cardio-vasculaires est donc plus élevé.

  • Ne sortez jamais seul dans des conditions extrêmes. Assurez-vous toujours que plusieurs personnes soient au courant de votre trajet et de vos heures de départ et de retour.

Quels sont les symptômes d’une gelure ?

En cas de grand froid, notre organisme favorise la circulation sanguine vers les organes vitaux, le cœur et le cerveau, au détriment des extrémités. Ce sont ainsi les orteils, les doigts, et parfois le visage qui sont les plus touchés par les gelures. On parle de gelurelorsque la peau et les tissus qu’elle protège commencent à geler : c’est une brûlure par le froid.

Dans un premier temps, la peau rougit, picote, et devient douloureuse. Cette douleur s’accentue, puis la zone devient peu à peu insensible, avec une sensation d’engourdissement. Si certaines gelures sont superficielles, d’autres plus profondes entraînent une nécrose des tissus, c’est-à-dire la mort des cellules touchées. Ces gelures graves peuvent mener à l’amputation de la région touchée.

Que faire en cas de gelure ?

Prenez toujours très au sérieux les premiers signes d’une gelure. Sur le moment, il est impossible de savoir s’il s’agit d’une gelure superficielle sans gravité ou d’une destruction profonde des cellules entraînant de graves complications.

Sur le terrain, le principal est de vous soustraire à l'action du froid et de ne commencer le traitement que si les conditions le permettent. Il ne faut en aucun cas réchauffer une zone gelée sauf si l'on est sûr que ce réchauffement pourra être durable et permanent jusqu'à l'arrivée des secours. La situation la plus dramatique serait celle d'une "re-gelure" sur une lésion préalablement réchauffée.

  • Il est fortement déconseillé de masser, frotter, frictionner ou de brûler (avec la flamme d’un briquet ou de l’eau très chaude par exemple) la gelure, vous risquez d’aggraver la destruction des cellules.

  • Si vous le pouvez, rendez-vous rapidement dans un endroit plus chaud et placez la zone touchée dans un vêtement chaud, contre votre peau ou celle d’une autre personne.

  • Vous pouvez immerger la peau gelée dans une eau, si possible additionnée d'un antiseptique, à 38 ou 39 °C, légèrement plus chaude que la température du corps. Son dégel risque de causer une très vive douleur.

  • Dans le cas de gelures aux pieds, n’enlevez pas vos chaussures si vous devez encore marcher ou skier : un gonflement lié à la gelure vous empêcherait de les remettre.

  • Si la gelure est profonde, appelez rapidement des secours pour obtenir au plus vite un traitement médical.

Quels sont les signes d’une hypothermie ?

On parle d’hypothermie lorsque la température interne du corps descend en dessous de 35°C. Vous commencez à avoir des frissons, la chair de poule et ressentez parfois de la fatigue.

Si votre température interne continue à chuter, vous pouvez paradoxalement avoir une sensation de chaleur. Les frissons s’intensifient, vous êtes confus et avez du mal à marcher ou à manipuler des objets.

Lorsque la température interne descend en dessous de 32°C, l’hypothermie est sévère et peut conduire à la mort. Vous ne frissonnez plus, vous avez des difficultés à parler et pouvez même souffrir d’amnésie. La peau devient bleue et boursouflée, le pouls et la respiration ralentissent dramatiquement.

Que faire en cas d’hypothermie ?

Dans le cas d’un début d’hypothermie, continuez à bouger et prenez une boisson chaude et non-alcoolisée. Une hypothermie sévère et prolongée nécessite des soins médicaux immédiats. Prévenez dès que possible les secours, en leur indiquant votre état (le numéro d’urgence 112 est valide dans toute l’Union européenne).

En attendant les secours, enveloppez-vous dans une couverture sèche ou réchauffez-vous « peau à peau » avec une autre personne. Le réchauffement ne doit pas être trop brutal : ne frictionnez pas les membres, n’utilisez pas de bouillote ou de couverture chauffante.

Vous aurez parfois l’impression qu’il fait plus froid que les températures annoncées par la météo. On parle de température ressentie ou de refroidissement éolien : le vent accentue la sensation de froid et donc les risques de gelures et d’hypothermie. Par exemple, à -5°C, un vent de 50 km/h donnera une température ressentie de -15°C. L’eau, elle aussi, accélère fortement la perte de chaleur : le corps s’y refroidit 25 fois plus rapidement que dans l’air.

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Randonnée en haute montagne : ce que je dois savoir Medelli
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Randonnée en haute montagne : ce que je dois savoir

Les expéditions au-dessus de 2500 mètres d’altitude vous exposent au mal aigu des montagnes, une pathologie liée aux baisses de pression atmosphérique et d’oxygène disponible en altitude. La règle à respecter est « ne pas monter trop vite, trop haut ».

Comment se manifeste le mal aigu des montagnes ?

Le mal aigu des montagnes(MAM) se caractérise par la présence de maux de tête et d’un des symptômes suivants : insomnie, anorexie, nausées, sensation de malaise, de vertiges ou de faiblesse, lassitude, fatigue, voire œdèmes au niveau des yeux, du visage, des mains ou des chevilles. Il survient généralement dans les quatre à douze heures qui suivent l’arrivée en altitude.

Y-a-t-il des complications possibles ?

L’affection peut évoluer vers deux complications graves, parfois mortelles :

  • L’œdème pulmonaire caractérisé notamment par une toux, un essoufflement, une coloration bleutée de la peau, jusqu’à, éventuellement, une incapacité totale à respirer.

  • L’œdème cérébral marqué par de violents maux de tête, des vomissements, des vertiges, des troubles du comportement, de la marche ou de l'équilibre, voire un coma.

Suis-je concerné ?

Toute personne, quelle que soit sa condition physique, est concernée par le mal aigu des montagnes, une pathologie relativement fréquente, quel que soit le continent.

Certaines personnes montrent des signes dès 2 000 mètres, près de 10 % des randonneurs en souffrent à 2 500 mètres d’altitude, et plus d’une personne sur deux à 4 000 mètres. L’affection touche près de 35 % des alpinistes qui séjournent au refuge du Goûter, le plus haut refuge de France, à 3 817 mètres d’altitude sur l’itinéraire du Mont-Blanc. Partir en excursion, par exemple, dans les Alpes ou dans les Pyrénées pour rejoindre des sommets de plus de 3 000 ou 4 000 mètres (Aiguille Verte, Barre des Ecrin, la Meije, le Piton Carré, le Pic Vignemale, etc.) ou prendre le téléphérique pour rejoindre le Pic du midi à2 800 mètres vous expose au risque de mal aigu des montagnes.

Le risque augmente avec l’altitude, la vitesse d’ascension et la durée du séjour en altitude. Il est notamment élevé si vous montez à plus de 3 500 mètres pour y dormir un seul jour, sans acclimatation, ou si vous montez plus de 500 mètres entre deux nuits consécutives au-dessus de 3 500 mètres.

Toutes les pathologies cardiovasculaires ou celles perturbant les capacités respiratoires, qui ne permettent pas une acclimatation optimale au manque d’oxygène, sont des facteurs de risque du MAM. Les maladies cardiovasculaires ou respiratoires non contrôlées, les troubles psychiatriques sont des contre-indications absolues à l’altitude. Soyez vigilant en cas d’épilepsie, d’obésité, d’anémie ou de troubles respiratoires chroniques tels que l’asthme, de pathologies cardiovasculaires contrôlées comme la maladie coronarienne, l’hypertension artérielle ou les troubles du rythme cardiaque. Les personnes enceintes, accompagnées d’enfants ou celles qui ont déjà connu un épisode d’intolérance à l’altitude doivent aussi être particulièrement prudentes.

Utiliser systématiquement du matériel stérile, neuf, à usage unique, est le meilleur moyen d’éviter les contaminations et de prévenir de nombreuses infections.

Que puis-je faire pour éviter le mal aigu des montagnes ?

Il est important de respecter quelques règles au cours de votre ascension :

  • Evitez les efforts trop importants notamment les premiers jours, l’altitude réduisant vos capacités physiques.

  • Si vous n’êtes pas prédisposé au mal aigu des montagnes, évitez de dépasser 500 mètres de dénivelé entre deux nuits consécutives à partir de 3 000 mètres d’altitude.

  • Si vous voyagez avec un enfant ou êtes prédisposé au mal aigu des montagnes, évitez de dépasser 300 mètres de dénivelé entre deux nuits consécutives à partir de 2 500 mètres d’altitude.

  • Pour favoriser l'acclimatation, prenez un jour de repos tous les 2 à 3 jours (ou tous les 1 000 mètres) et passez plusieurs nuits à la même altitude avant de poursuivre votre ascension.

  • Faites des excursions d’une journée à des altitudes élevées en redescendant pour la nuit à des altitudes inférieures.

  • Buvez régulièrement.

  • Ne fumez pas et ne buvez pas d’alcool.

  • Ne prenez pas de sédatif, ni de somnifère.

  • Aérez correctement votre abri. Une élévation du taux de gaz carbonique dans les abris exigus de montagne peut amplifier ou déclencher un mal aigu des montagnes.

Utiliser systématiquement du matériel stérile, neuf, à usage unique, est le meilleur moyen d’éviter les contaminations et de prévenir de nombreuses infections.

Que dois-je faire si je présente les signes du mal aigu des montagnes ?

Soyez attentif aux signes du mal aigu des montagnes, ne les négligez pas et signalez-les. En présence des symptômes du MAM, arrêtez l’ascension et reposez-vous à la même altitude. L’acclimatation peut nécessiter plusieurs heures, voire plusieurs jours. Vous pouvez prendre un analgésique pour calmer la douleur, dormir la tête surélevée ou prendre un médicament adapté au traitement du mal aigu des montagnes. Pensez également à vous hydrater correctement. Quand les signes auront disparu, vous pourrez continuer l’ascension de manière prudente.

Vous devez redescendre impérativement d’au moins 500 mètres si les symptômes persistent au-delà de 24 heures, s’ils ne disparaissent pas malgré les traitements ou s’ils s’aggravent avec des signes comme :

  • une difficulté à respirer au repos,

  • une grande lassitude,

  • des vertiges,

  • une confusion mentale,

  • des troubles de la marche,

Un traitement médicamenteux ou d’autres prises en charge (pompe à air, sac sous pression, oxygène à faible débit, caisson hyperbare) sont également possibles.

Où puis-je me renseigner ?

Vous pouvez prévoir une consultation de voyage dans un service hospitalier spécialisé en médecine de montagne ou en médecine des voyages, notamment si vous prévoyez une ascension à plus de 3 000 mètres, ou à plus de 2 000 mètres si vous souffrez de maladies qui vous prédisposent au mal aigu des montagnes ou avez des antécédents de pathologies liées à l’altitude.

Le médecin évaluera vos risques selon votre état de santé, votre destination et la rapidité de votre ascension. Il vous informera sur les mesures de précaution à prendre et vous prescrira éventuellement un traitement préventif à commencer avant votre arrivée au point culminant et à poursuivre plusieurs jours après. Dans certains cas, il vous fera passer un test d’hypoxie dans un centre spécialisé pour estimer la tolérance de votre organisme au manque d’oxygène.

L’altitude vous expose à d’autres risques : brûlures notamment au niveau des yeux du fait de l’exposition aux ultra-violets, gelures, hypothermie, etc. La randonnée en altitude est une activité qui doit être pratiquée avec prudence.

Les ascensions au-dessus de 1 500 mètres sont déconseillées aux enfants de moins de sept ans et celles au-delà de 3 650 mètres, aux femmes enceintes. La limite est réduite à 2 500 mètres d’altitude pour les grossesses à risque, proches du terme.

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Voyage en avion : que dois-je savoir ? Medelli
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Voyage en avion : que dois-je savoir ?

Le voyage en avion est parfois synonyme de désagréments, voire de graves complications et peut, dans certains cas, être contre-indiqué. Les risques seront réduits si vous préparez votre voyage et prenez quelques précautions durant le vol.

Comment éviter les douleurs au niveau des oreilles ?

La pression de l'air dans la cabine varie lorsque l'avion décolle ou atterrit, entraînant des douleurs ou des traumatismes au niveau des oreilles. La descente est souvent plus pénible que le décollage. Afin de diminuer ces douleurs, vous devez mâcher (prenez un chewing-gum), déglutir (sucez un bonbon) ou bailler bouche fermée en avançant la mâchoire. Si nécessaire, effectuez la manœuvre dite de Valsalva qui consiste à souffler tout en pinçant votre nez et fermant votre bouche.

Une pathologie ORL (otite, sinusite, rhume, pathologie dentaire…) est susceptible d'augmenter le risque de traumatisme au niveau des oreilles et nécessite que vous consultiez un médecin.

Si vous voyagez avec un nourrisson, vous pouvez le nourrir ou lui donner une tétine pour qu'il déglutisse.

Comment réduire le risque de phlébite ?

L'immobilité prolongée peut entraîner la formation d'un caillot de sang dans une veine profonde (on parle de thrombose veineuse profonde). Le risque augmente avec la durée du voyage et si vous effectuez de nombreux vols sur une courte période de temps. Généralement, ce caillot ne provoque pas de symptôme. Il est néanmoins parfois associé à un gonflement ou une douleur au niveau de la jambe. Plus rarement, il se détache de la veine et obstrue les poumons provoquant une embolie pulmonaire. L'embolie se traduit par des douleurs au niveau du thorax, une difficulté à respirer et peut survenir dans les jours qui suivent le voyage en avion. Elle constitue une urgence médicale.

Pour réduire le risque de phlébite :

  • Portez des vêtements amples et confortables.

  • Evitez les ceintures, les chaussures serrées. N'hésitez pas à vous déchausser.

  • Ne croisez pas les jambes.

  • Assurez-vous que vos bagages à main ne gênent pas les mouvements des pieds et des jambes.

  • Evitez de rester trop longtemps immobile. Levez-vous toutes les deux ou trois heures pour marcher, ou faites travailler vos muscles des pieds, des mollets et des cuisses grâce à des petits exercices (contraction et massage des muscles, mouvement des pieds). Ne prenez pas de somnifères.

  • Hydratez-vous régulièrement. Evitez les boissons diurétiques comme le thé ou le café. Buvez de l'eau de préférence.

  • Si vous présentez un facteur de risque, parlez-en à votre médecin. Il vous recommandera peut-être de porter des bas de contention pour les voyages de plus de six heures.

Soyez particulièrement vigilant si vous présentez des facteurs de risque : antécédents de thrombose ou d'embolie pulmonaire, prédisposition familiale, âge supérieur à 40 ans, prise d'œstrogènes (pilule contraceptive, traitement de substitution hormonal), grossesse, intervention chirurgicale ou traumatisme récent, cancer, anomalie de la coagulation, tabagisme, obésité, présence de varices. Si vous présentez au moins l'un de ces facteurs de risque et prévoyez de voyager durant plus de trois heures, consultez un médecin. Il vous prescrira éventuellement le port de chaussettes ou de bas de contention, ou des médicaments adaptés.

Dois-je prendre d'autres précautions durant le trajet ?

  • Lorsque l'avion prend de l'altitude, la diminution de la pression de l'air dans la cabine entraîne une expansion des gaz contenus dans votre estomac et des ballonnements intestinaux désagréables. Evitez les boissons gazeuses et les aliments qui produisent des gaz (légumes secs, lait, chou).

  • L'air conditionné de la cabine est très sec, ce qui dessèche parfois la peau ou entraine une gêne au niveau des yeux, de la bouche ou du nez. Il est préférable de porter des lunettes à la place de lentilles de contact. Vous pouvez aussi humidifier vos lentilles ainsi que votre nez avec du sérum physiologique, et appliquer une crème hydratante sur votre peau et vos lèvres.

  • Si vous êtes sujet au mal des transports, préférez une place au centre de l'appareil et évitez de boire de l'alcool dans l'avion et le jour précédant votre voyage. Votre médecin peut également vous prescrire un traitement contre le mal des transports.

Quelles sont les contre-indications d'un voyage en avion ?

Certaines maladies chroniques peuvent nécessiter une prise en charge particulière durant le trajet : diabète insulino-dépendant, asthme, allergie, épilepsie, troubles sanguins notamment anémie falciforme, insuffisance cardiaque, respiratoire ou rénale, cancer. Si vous êtes concerné, il est impératif de consulter un médecin avant votre départ.

Vous devrez certainement retarder votre voyage si vous avez récemment subi une intervention chirurgicale ou vécu un traumatisme médical (traumatisme crânien, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral), ou si vous avez accouché depuis moins d'une semaine. Attendez 12 heures après avoir effectué une plongée sous-marine.

Le voyage en avion est contre indiqué en cas d'anémie sévère ou d'insuffisance respiratoire sévère, et de nombreuses compagnies ne vous laisseront pas voyager en fin de grossesse (au-delà de la 36semaine pour une grossesse unique et de la 32semaine pour une grossesse multiple).

Si vous souffrez de troubles phobiques (agoraphobie, claustrophobie, phobie de l'avion, etc.) susceptibles de vous faire paniquer durant votre trajet, parlez-en à votre médecin. Il pourra vous prescrire un traitement anxiolytique ponctuel, ou éventuellement une prise en charge psychothérapique. Des compagnies aériennes organisent des sessions pour apprendre à gérer son angoisse de l'avion.

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Je prépare une trousse médicale adaptée à mes vacances Medelli
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Je prépare une trousse médicale adaptée à mes vacances

Les voyages sont synonymes de détente. Pourtant, le moindre ennui de santé peut perturber le déroulement de vos vacances. Mieux vaut donc emporter une trousse médicale.

Pourquoi dois-je emporter une trousse ?

Si vous partez en vacances en bateau, en camping ou en randonnée, loin d’un centre-ville, en cas d’accident, vous gagnerez du temps en emportant une trousse médicale au lieu de chercher une pharmacie.Si vous partez à l’étranger, il arrive qu’il soit difficile de se procurer des médicaments et que la barrière de la langue soit un obstacle.Les noms de marques varient d’un pays à l’autre et vous ne connaissez pas forcément la Dénomination commune internationale (DCI) de vos médicaments usuels, c'est-à-dire les noms scientifiques des molécules contenues dans vos médicaments.Raison pour laquelle la trousse médicale vous permet d’éviter ce casse-tête.

Comment dois-je préparer ma trousse ?

La trousse médicale doit être peu encombrante pour pouvoir vous suivre lors d’excursions. Privilégiez une trousse munie d’une sangle, facilement transportable.Quant au contenu, préparez une trousse de base comportant les médicaments les plus utiles et adaptez-la à chaque voyage.Avant chaque départ, remplacez les médicaments périmés et les médicaments ayant été exposés à la chaleur ou à l’humidité. Rapportez ces médicaments à votre pharmacien.N’enlevez pas l’emballage des médicaments ni la notice d’information afin d’éviter toute confusion.

Existe-t-il une trousse universelle ?

Une trousse universelle n’existe pas. Les conditions climatiques et les risques ne sont pas les mêmes partout. La côte Atlantique n’est pas comparable à la forêt amazonienne !Pour avoir une trousse en parfaite adéquation avec votre destination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin. Les voyagistes pourront également vous conseiller.Certains pays sont confrontés à des maladies contre lesquelles des vaccins et des moyens de prévention existent. Si vous décidez d’aller dans des régions où sévit le paludisme, votre médecin vous prescrira des médicaments à prendre avant, durant et après le voyage.

Représentation très schématique de l'appareil digestif

Que doit contenir ma trousse ?

  • Produits de base : médicaments contre la douleur, contre la fièvre, contre les vomissements ; médicament contre le mal des transports si vous ou vos enfants y êtes sensibles ; antidiarrhéique, compresses stériles, pansements, ciseaux, pince à épiler, thermomètre, coton, antiseptique, préservatifs.

  • Produits spécifiques à la destination : crème solaire, crème contre les brûlures, répulsif contre les moustiques, produit de désinfection de l’eau, bandes de contention, sérum physiologique, etc.

  • Produits pour traitement : si vous suivez un traitement (asthme, diabète, etc.), assurez-vous d’emporter une quantité de médicaments suffisante et prévoyez une réserve supplémentaire d’environ une semaine, en prévision d’un retour retardé, d’une perte ou d’un vol de bagages, ou encore d’autres aléas entraînant une consommation supérieure à la normale (vomissements répétés…).

Y a-t-il des restrictions quant au transport de médicaments ?

Si vous voyagez à l’étranger, il est toujours prudent de vous munir de vos ordonnances médicales.Pour les voyages en avion, les mesures de sécurité sont devenues strictes. Il est interdit d’emporter des objets tranchants en cabine, ainsi que des flacons contenant plus de 100 ml de liquide. Conservez sur vous le certificat médical établi par votre médecin si une injection doit être réalisée pendant le vol.Veillez à répartir la quantité totale de médicaments dans différents bagages, en prévision du risque de perte ou de vol. Si vous suivez un traitement, emportez au moins 3 jours de médicaments en bagage à main, et mettez le reste dans les bagages en soute.

 

La prise simultanée de plusieurs médicaments peut entraîner des interactions. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant votre départ.Glissez votre carte de groupe sanguin et votre carnet de vaccination dans votre trousse médicale.

 

 

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