La grossesse : comment s’organise son suivi ? Medelli
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La grossesse : comment s’organise son suivi ?

Flash Santé : un message, une vidéo. Le suivi d’une grossesse est établi à partir du jour des dernières règles. Après la déclaration de votre grossesse, vous bénéficierez de consultations médicales, de conseils, d’échographies et d’un suivi adapté selon vos antécédents, votre âge et votre état de santé.
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Je surveille ma santé après un accouchement Medelli
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Je surveille ma santé après un accouchement

Lorsque bébé est né et de retour à la maison, s’occuper de lui est votre priorité. Vous devez cependant être à l’écoute de votre corps car certains problèmes de santé, plus ou moins importants, peuvent apparaître et nécessiter une prise en charge médicale.

A quoi correspondent les suites de couches ?

Cette période correspond à l’intervalle entre l’accouchement et le retour des règles ou retour de couches.

Votre corps vaprogressivement revenir à son état initial, comme avant votre grossesse. Il est important que vous puissiez noter les changements de votre corps et signaler toute anomalie éventuelle au gynécologue, à la sage femme ou à votre médecin traitant.

Pourquoi dois-je surveiller les saignements ?

Après un accouchement, les pertes vaginales et les saignements peuvent durer quelques semaines. Ces pertes sont tout à fait normales et appelées lochies. Elles correspondent à la réparation des tissus après l’accouchement. Ces saignements s’éclaircissent progressivement, puis deviennent roses avant de disparaître. Ils sont à distinguer du retour des règles qui survient, en l’absence d’allaitement, en moyenne 6 semaines après l’accouchement.

Veillez à bien surveiller les lochies et plus particulièrement leur abondance, leur aspect, leur odeur. Des pertes et/ou des saignements qui persistent au-delà d’une vingtaine de jours ou qui sentent mauvais, doivent vous alerter et nécessitent un avis médical.

Pourquoi dois-je surveiller mes seins ?

La surveillance de vos seins est essentielle si vous avez choisi d'allaiter.

Une pesanteur, des douleurs, une fièvre, peuvent apparaître.

Il faut ainsi distinguer deux situations :

  • La congestion mammaire dite bénigne survient lors de la montée de lait vers le 3jour de l’allaitement.
    Vos seins sont très douloureux et gonflés.

  • L’engorgement des seins à proprement parler, peut apparaitre dès le 2ou le 3jour, ou plus tard au cours de l’allaitement.
    Vos seins sont très tendus, parfois rouges avec des douleurs mammaires intenses et une fièvre autour de 38°.
    Ces signes diminuent avec la sortie du lait grâce à la tétée ou un tire-lait. Parfois, un traitement médical pour diminuer l’inflammation et la douleur peut être nécessaire.

Quelques conseils :

En cas de congestion mammaire, pratiquez des massages circulaires pour assouplir le sein au moment de la montée de lait.

En cas d’engorgement des seins, faites téter le plus souvent possible le sein engorgé, alternez douche chaude et compresses froides, massez le sein et l’aréole et veillez à vous reposer.

Pensez à prendre votre température une fois par jour après la sortie de la maternité et ce, pendant la première semaine de votre retour à domicile. En cas de fièvre, de douleurs persistantes, il est impératif de consulter votre médecin.

Que dois-je faire en cas de crevasses, gerçures des seins ?

En cas d'allaitement, il est important de prévenir l'apparition de crevasses ou de gerçures au niveau du mamelon. Ces anomalies surviennent assez fréquemment. Elles peuvent être responsables de douleurs importantes, en particulier pendant la tétée, et être le point de départ d’une infection.

Quelques conseils :

L’application régulière sur les mamelons pendant la durée de l’allaitement d’un corps gras permet de prévenir l’apparition de ces crevasses et gerçures. Une pommade vous sera conseillée par votre médecin ou votre pharmacien.

Pensez également à bien installer bébé pour la tétée : il doit être tourné vers vous, son ventre contre votre ventre, son visage bien face au sein, à la bonne hauteur et sans avoir à tourner la tête. Ainsi, la tétée sera confortable pour vous et pour votre bébé.

Si malgré ces quelques mesures préventives, de telles lésions apparaissaient sur les mamelons, ne tardez pas à consulter votre médecin.

Pourquoi dois-je surveiller mes urines ?

L’ensemble des organes et muscles du petit bassin est mis à rude épreuve durant votre grossesse. Ces tissus se relâchent et ont parfois du mal à retrouver leur tonicité. C’est ce qui explique l’apparition éventuelle de fuites urinaires lors d’un effort quelquefois minime, voire lors d’un fou rire.

Un conseil : une rééducation périnéale vous sera très souvent proposée (en général 10 séances de rééducation chez un kinésithérapeute spécialisé ou une sage femme). Ceci permettra à votre périnée de retrouver son tonus.

Une infection urinaire est également possible et se manifeste par des brûlures en urinant, une envie fréquente d’aller aux toilettes, voire des douleurs dans le bas du dos. Ces signes doivent vous amener à consulter votre médecin afin de traiter cette infection urinaire.

Pourquoi dois-je surveiller mes jambes ?

Après l’accouchement, une phlébite des membres inférieurs peut apparaître. Elle est due à un caillot de sang qui bouche une veine et se traduit par une jambe rouge, gonflée avec de la fièvre. Le risque de phlébite augmente en cas de césarienne, d’alitement prolongé ou si vous avez déjà présenté une phlébite.

Ce qui doit vous alerter : douleur au mollet, rougeur, œdème, fièvre. La présence de l’une ou plusieurs de ces manifestations nécessite un avis médical.

Un conseil : pensez à bouger régulièrement vos jambes et à faire un peu d’exercice.

Que faire en cas de baby-blues ?

Une fatigue importante, des moments de déprime, des envies de pleurer, une anxiété ou des troubles du sommeil sont extrêmement fréquents au décours de l’accouchement. On retrouve ce « baby blues » chez 8 femmes sur 10. Il est important de ne pas se sentir coupable de cet état qui est lié aux bouleversements hormonaux consécutifs à l’accouchement.

Si la situation persiste, notamment les moments de déprime et/ou les pleurs, n’hésitez pas à consulter un médecin pour vous faire aider.

L’accouchement marque incontestablement un avant et un après dans votre vie. Après la sortie de la maternité, il est important que vouspuissiez signaler toute anomalie à l’équipe médicale de la maternité (fièvre, douleurs persistantes, pertes abondantes ou malodorantes), et ce, dans l’attente de l’examen post-natal prévu dans les 6 à 8 semaines qui suivent l’accouchement. Une contraception vous sera proposée jusqu’au retour de couches.

Enfin, en cas de retour précoce à votre domicile après l’accouchement (2 jours au plus tard), n’oubliez pas de prendre contact avec votre médecin traitant et la sage femme.

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Je suis enceinte : pourquoi rechercher un éventuel diabète ? Medelli
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Je suis enceinte : pourquoi rechercher un éventuel diabète ?

Au cours d’une grossesse, un éventuel diabète doit être recherché et pris en charge pour limiter ses complications tant chez la maman que le bébé. Cette recherche est réalisée dans un certain nombre de situations précises.

Je suis enceinte. Pourquoi et dans quelles situations rechercher un éventuel diabète ?

La recherche d'un éventuel diabète (taux excessif de sucre dans le sang) ne s’adresse pas à toutes les femmes enceintes. Son but est d’identifier celles à haut risque de développer un diabète durant leur grossesse, afin d’assurer un suivi adapté.

Le dépistage d’un diabète est recommandé si vous présentez au moins un des critères suivants :

  • Un âge de 35 ans ou plus.

  • Un Indice de Masse Corporelle (IMC = poids/taille) supérieur ou égal à 25kg/m.

  • Un diabète connu chez l’un de vos parents de premier degré (parents, frères et sœurs).

  • Un diabète déclaré lors d’une grossesse précédente.

  • Un accouchement d’un gros bébé lors d’une grossesse précédente.

  • Un bébé de corpulence importante.

  • Une quantité anormalement élevée de liquide amniotique (hydramnios) lors de la surveillance obstétricale.

Pourquoi est-il important de dépister un diabète pendant ma grossesse ?

L’augmentation du taux de sucre dans le sang ou hyperglycémie, entraîne un risque de complications parfois graves chez la maman : accouchement prématuré, césarienne, poussée d’hypertension artérielle sévère ou prééclampsie. Une prééclampsie se manifeste par des maux de tête, des sensations visuelles anormales, des bourdonnements d'oreilles, des œdèmes aux membres et au visage et une hypertension artérielle importante.

Il en est de même chez l’enfant avec un risque d'hypoglycémie à la naissance, et de traumatismes lors de l’accouchement en raison du poids trop important du bébé.

Dépister un diabète pendant votre grossesse est donc capital.

Comment savoir si j’ai un diabète ?

En présence de l’un des critères précisés précédemment, deux modalités de dépistage sont possibles :

  • Un dépistage au début de la grossesse, lors de la 1ère consultation prénatale, par une simple glycémie à jeun. Ce dépistage a pour but de rechercher un diabète qui existait avant votre grossesse, mais qui n’était pas connu.

  • Un dépistage entre la 24e et 28e semaine de grossesse, par un examen appelé hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO). Il s’agit de doser votre glycémie par des prises de sang : avant, puis 1 heure et 2 heures après l’absorption orale de 75 g de sucre. Le but est de dépister un diabète induit par votre grossesse, qui n’apparait en général qu’au cours du 2e trimestre et qui va disparaitre après la grossesse.

Un taux de sucre dans le sang anormalement élevé, confirme le diabète :

  • Une glycémie à jeun égale ou supérieure à 0,92 g/l.

  • Ou une glycémie 1 h après ingestion de 75 g de glucose, supérieure ou égale à 1,80 g/l.

  • Ou une glycémie 2 h après ingestion de 75 g de glucose, supérieure ou égale à 1,53 g/l.

Si ces examens sont normaux, il n’y a pas lieu de continuer les explorations. Dans le cas contraire, le diagnostic de diabète est établi et vous bénéficierez rapidement d’une prise en charge adaptée par un diabétologue ou votre médecin traitant.

Quel sera mon traitement ?

En tout premier lieu, un régime alimentaire vous sera prescrit. Votre apport calorique journalier sera déterminé en fonction : de votre IMC (Indice de Masse Corporelle) avant votre grossesse, de votre prise de poids pendant la grossesse et de vos habitudes alimentaires.

Il ne pourra être inférieur à 1 600 calories/jour et les apports en sucres (ou glucides) pourront être répartis en 3 repas et 2 ou 3 collations selon vos glycémies capillaires (taux de sucre mesuré par une goutte de sang).

En l’absence de contre-indication obstétricale, une activité physique régulière à raison de 30 minutes par jour, 3 à 5 fois par semaine vous sera recommandée.

Une autosurveillance glycémique sera mise en place par votre médecin. Il vous donnera les consignes d'autosurveillance et les objectifs glycémiques à atteindre.

En général, cette autosurveillance glycémique est recommandée 4 à 6 fois par jour, au moins une fois à jeun et 2 h après les repas. Les objectifs à atteindre sont moins de 0,95 g/l à jeun, et moins de 1,20 g/l deux heures après le début des repas.

Un traitement par insuline vous sera prescrit si votre glycémie n’atteint pas les objectifs requis, malgré les mesures diététiques et d’hygiène de vie.

Le diabète doit être recherché pendant votre grossesse lors de situations à risque précises. Son contrôle peut être effectué facilement pour permettre d’éviter les complications maternelles (pour vous) mais aussi fœtales (pour votre bébé).

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Nous allons faire un bilan de fertilité Medelli
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Nous allons faire un bilan de fertilité

Fertilité et fécondité sont deux notions différentes. Les problèmes de fertilité peuvent se traiter.

Fécondité et fertilité, est-ce la même chose ?

Ces deux mots définissent deux notions différentes. La fécondité définit la capacité de se reproduire et de concevoir un ou plusieurs enfants. Ce terme s’applique plus à la femme qu’à l’homme.
Lafertilité est l’aptitude du couple à concevoir un bébé. Cela concerne aussi bien l’homme que la femme.

Quand peut-on dire qu’il y a un problème de fertilité dans un couple ?

On considère que le temps nécessaire pour qu’une conception soit réussie est en moyenne de 4 cycles (4 mois) pour un couple âgé d’environ 25 ans : on estime à 25 % les chances de concevoir une grossesse à chaque cycle.
Médicalement, on estime qu’il y a infertilité lorsqu’un couple désirant un enfant n’a pas déclenché de grossesse après 2 ans environ, malgré des rapports réguliers, avec pénétration et éjaculation, sans toilette vaginale après le rapport, et sans contraception.

Est-ce fréquent ?

Oui. Tous les ans, en France, 500 000 couples consultent leur médecin pour obtenir de l’aide pour concevoir. On estime qu’environ 1 couple sur 7 consulte à ce sujet et 1 sur 10 va suivre un traitement.

La fertilité d’un couple évolue-t-elle dans le temps ?

Oui. La fertilité diminue progressivement avec le temps.

  • A 30 ans, une femme qui souhaite un enfant a 75 % de chances de réussir au bout d’un an.

  • A 35 ans, une femme qui souhaite un enfant a 66 % de chances de réussir au bout d’un an.

  • A 40 ans, une femme qui souhaite un enfant a 44 % de chances de réussir au bout d’un an.

C’est la raison pour laquelle il est important de consulter dès qu’un problème de fertilité est soupçonné. Vous devez en parler avec votre médecin.

Quand faut-il consulter ?

On estime qu’après 2 ans, avec des rapports réguliers et non protégés qui n’ont pas abouti à une grossesse, un couple peut consulter pour infertilité ou hypofertilité (fertilité réduite).
Toutefois, si la femme a plus de 35 ans, et s’il existe unepathologie connue de l’appareil génital chez un des membres du couple, la consultation peut se faire plus tôt.

Comme près de 500 000 couples, consultez votre médecin pour être renseignés et obtenir de l’aide pour concevoir un enfantComme près de 500 000 couples, consultez votre médecin pour être renseignés et obtenir de l’aide pour concevoir un enfant

Qu’est-ce qu’un bilan de fertilité ?

Si votre médecin soupçonne un problème de fertilité dans votre couple, il peut être amené à vous prescrire un bilan de fertilité. Ce bilan s’adressera à chaque membre du couple.
Le premier bilan concerne l’homme. Il comprend un spermogramme qui analyse la quantité et la présence de spermatozoïdes dans le sperme et une spermoculture pour rechercher la présence d’une infection.
Le bilan de la femme peut comprendre une analyse des courbes de température, des dosages hormonaux, différents prélèvements vaginaux, des biopsies, des radiographies de l’utérus...
Parfois, l’examen peut être complété par un caryotype (analyse de la carte génétique) ou une sérologie (recherche dans le sang d’une infection génitale), demandés à chaque membre du couple.

Quels sont les traitements possibles ?

En fonction de la cause de la stérilité, des traitements peuvent être proposés.
Différentes solutions peuvent être envisagées en réponse à votre problème :

  • Un traitement hormonal (stimulation de l’ovulation...).

  • La chirurgie (pour réparer des trompes obturées, rétablir des malformations utérines...).

  • Une insémination intra-utérine en cas de problème de glaire cervicale.

  • Une fécondation in vitro qui va réunir les spermatozoïdes et les ovocytes (du couple ou de donneurs), afin d’obtenir un embryon qui sera ensuite réimplanté dans la cavité utérine.

  • Une ICSI (IntraCytoplasmic Sperm Injection) en cas de problème de qualité ou de quantité des spermatozoïdes. Cette technique consiste à féconder directement in vitro un ovocyte en introduisant un seul spermatozoïde.

  • Don de sperme, en cas de stérilité masculine définitive.

  • Don d’ovocytes indiqué en cas d’absence de production d’ovocytes par la femme  ou d’échecs répétés de FIV.

  • Don d’embryon. Il est rare, car il ne se fait qu’en cas de stérilité masculine définitive associée à une stérilité féminine par insuffisance ovarienne totale.

Il est important que chacun des membres du couple effectue le bilan de stérilité demandé par son médecin pour identifier précisément la cause et mettre en place un traitement adapté. Contrairement aux idées reçues, les hommes sont tout autant responsables des problèmes de fertilité dans un couple que les femmes.

Les traitements de la stérilité sont généralement longs et contraignants.
Il existe plusieurs associations de personnes confrontées à ces problèmes auprès desquelles il est possible de trouver de nombreux renseignements utiles et du soutien.

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