La puberté précoce favorise-t-elle la sexualité ?  Medelli
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La puberté précoce favorise-t-elle la sexualité ?

Passage de l'enfance à l'adolescence, la puberté désigne le processus par lequel l'organisme acquiert sa maturité sexuelle. Elle est dite 'précoce' lorsque les premiers signes apparaissent avant l'âge de 8 ans chez la fille, et de 10 ans chez le garçon.

Entre bouleversements physiques et psychologiques, la puberté est notamment caractérisée par le développement des organes sexuels afin de permettre la reproduction. Elle est considérée comme 'normale' lorsqu'elle survient entre 10 et 15 ans chez une fille. Et entre 11 et 15 ans chez un garçon. Comportements à risques. Dans un mémoire réalisé sur le sujet, la sage-femme Caroline Tresch rapporte que " l'âge de la puberté n'est pas un bon indicateur de maturité de l'adolescente pour la sexualité. La maturation précoce et la sexualité précoce étant généralement associées à des comportements négatifs, à risques ". Elle fait référence à un risque plus élevé de consommation d'alcool, de produits du tabac et autres drogues avant 14 ans. Mais aussi de rapports sexuels - y compris non-protégés - avant 16 ans. Pas pérennes. Elle explique également que les adolescentes à puberté précoce présentent un risque accru de dépression, laquelle favoriserait la survenue de comportements sexuels précoces. En conclusion, l'âge de la puberté exercerait bien une influence sur la sexualité. Mais essentiellement à travers " un certain nombre de facteurs socio-comportementaux ". Lesquels " ne sont pas pérennes ", conclut-elle.

Source : L'âge de la puberté influence-t-il la sexualité de la fille et de la jeune femme ? De Caroline Tresch, sous la direction de Jeanine Ohl. Mémoire de sage-femme. Université de Strasbourg. - Société française d'endocrinologie, site consulté le 27 mars 2018. ©Destinationsante.com 2018 https://destinationsante.com/le-conseil-scientifique
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10 façons d’aborder la sexualité avec mon adolescent Medelli
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10 façons d’aborder la sexualité avec mon adolescent

La sexualité est un sujet délicat à aborder avec votre adolescent car il touche à son intimité. Mais il est important que votre enfant sache que vous pouvez répondre à ses questions concernant les relations amoureuses et sexuelles, les maladies sexuellement transmissibles ou la contraception.

Parler naturellement de sexualité et de relations amoureuses avec votre adolescent permet d’atténuer la gêne qui entoure ce sujet. En parler tôt, au début du collège par exemple, l’aide à comprendre que cela fait partie de la vie et qu’il n’y a pas de honte à y penser et à s’informer à ce sujet.

 

Abordez le sujet en racontant des anecdotes plutôt qu’en étant très formel. Parlez par exemple du fils d’une amie qui fréquente une fille de sa classe ou de la fille d’un collègue qui s’est rendue au planning familial pour parler de contraception.

 

 

Parlez de contraception à votre adolescent que ce soit une fille ou un garçon, car la contraception est l’affaire des deux partenaires, pas uniquement de la jeune fille. Ainsi un garçon pourra à son tour en parler avec sa petite amie, l’accompagner et lui donner son avis.

 

Proposez à votre jeune fille de consulter un gynécologue si elle est déjà réglée, afin de rencontrer seule un professionnel qui répondra aux questions qu’elle n’ose pas aborder avec vous. Si elle refuse, n’insistez pas, donnez-lui simplement un nom et une adresse ou orientez-la vers l’infirmière scolaire. Parlez-lui également du planning familial, lieu dédié à l’information pour toutes les questions qui concernent la vie sexuelle et affective, afin qu’elle puisse s’y rendre si elle en ressent le besoin.

 

Abordez le sujet des maladies sexuellement transmissibles (VIH, hépatite B, chlamydia, gonocoque, herpès génital, papillomavirus…) avec votre adolescent en lui disant qu’il existe des moyens de protection et qu’il faut les utiliser, surtout avec des partenaires non stables. Dites-lui où trouver des préservatifs. Et abordez avec votre jeune fille la question du vaccin contre le papillomavirus responsable de certains cancers du col de l’utérus. Proposez à votre adolescent de s’adresser à un Centre gratuit d’information, de dépistage (CeGIDD) pour le dépistage des maladies sexuellement transmissibles et obtenir toutes les informations sur la santé liée à la sexualité.

 

Parlez du consentement avec votre adolescent. Quelle que soit sa situation, en couple ou non, en soirée, après avoir bu de l’alcool, consommé de la drogue, non c’est non et ne pas dire non ne veut pas forcément dire oui. Si un garçon ou une fille n’a pas envie d’aller plus loin qu’un baiser, c’est son choix et il faut le respecter.

 

Evoquez avec votre adolescent les risques liés à l’abus d’alcool et à la consommation de drogues, parfois à son insu, qui peuvent conduire à des situations incontrolées.

 

Dialoguez avec votre adolescent afin qu’il sache que s’il était victime d’une agression sexuelle, il devrait vous en parler ou s’adresser à une personne de confiance dans son entourage car il est important que ses agresseurs soient punis et ne récidivent pas. Faites lui savoir que dans ces situations, il n’est coupable de rien et ne doit pas avoir honte.

 

Insistez sur la différence entre sexualité et pornographie. Rappelez à votre enfant que les films et les sites internet pornographiques sont interdits aux mineurs car ils véhiculent beaucoup d’idées fausses sur les relations amoureuses et l’anatomie, et peuvent par la suite perturber leur sexualité et leurs rapports aux autres.

 

Informez votre enfant sur les risques potentiels des rencontres faites sur internet et via les réseaux sociaux. Dites-lui de s’assurer de l’âge et de la véracité des informations données par ses interlocuteurs et de ne pas programmer un rendez-vous seul ou dans des endroits isolés.

La découverte de la sexualité est une étape importante dans la vie des adolescents. Ils ont parfois besoin de vous pour en parler, mais ils ont aussi besoin d’avoir leurs secrets. Sans insister, vous pouvez leur transmettre des messages de prévention importants et leur faire savoir que vous êtes là s’ils souhaitent aborder la question. Si vous êtes mal à l’aise pour aborder ce sujet avec votre enfant, dites-lui où il peut s’informer (planning familial, gynécologue, associations…) pour qu’il reçoive un message adapté à son âge et à ses préoccupations

 

Liens utiles pour votre ado... 

http://www.filsantejeunes.com/ (écoute anonyme et gratuite 0 800 235 236)

http://www.alloecouteado.org/ (écoute anonyme et gratuite 0 800 506 692)

http://portail-sante-jeunes.fr/inpes-affective.html

http://www.info-ist.fr http://www.sida-info-service.org/?Ou-faire-un-test-de-depistage (annuaire des centres de dépistage anonymes et gratuits)

https://www.planning-familial.org/

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Questions d'adolescents sur les Infections Sexuellement Transmissibles Medelli
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Questions d'adolescents sur les Infections Sexuellement Transmissibles

Cette vidéo donne la parole à des élèves d'une classe de seconde. Le Pr P.M. Girard, Infectiologue, répond à leurs questions telles qu'ils se les posent. Une IST, c'est quoi ? La prévention, comment ? La pilule du lendemain, quels risques ? A, B, C, pourquoi y a-t-il plusieurs hépatites ? Etc. Cette vidéo est pour les jeunes qui ont à peu près l'âge de ces élèves, et peut être aussi pour leur parents ...Ce jeu de questions-réponses peut tous vous intéresser.
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Prévention du cancer du col de l'utérus chez les jeunes filles : ce qu'il faut savoir Medelli
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Prévention du cancer du col de l'utérus chez les jeunes filles : ce qu'il faut savoir

Ces informations sur la vaccination anti-HPV dans le cadre de la prévention du cancer du col de l’utérus vous concernent particulièrement si vous êtes une jeune fille de 11 ans à 19 inclus. Si vous êtes parent d’une jeune fille concernée, lisez les informations avant de lui transmettre le document. Vous pourrez ainsi en parler ensemble.

Comment un virus peut-il me donner un cancer du col de l’utérus ?

Les virus  HPV (papillomavirus) sont très nombreux (plus de 120 types de virus) et extrêmement répandus. Ils sont responsables de nombreuses maladies cutanées, comme les verrues des doigts ou plantaires qui s’attrapent dans les piscines.Certains d'entre eux, dans certaines circonstances, peuvent être responsables de modifications des cellules du col utérin et entraîner des lésions précancéreuses, puis cancéreuses. Leur transmission se fait essentiellement par voie sexuelle, mais il n’est pas indispensable qu'il y ait pénétration. Le passage de l’infection virale au cancer est une période souvent assez longue (plusieurs années entre infection et lésions précancéreuses et plusieurs années avant le cancer).Cette évolution relativement lente à partir d’un facteur connu laisse le temps de dépister des lésions à un stade précoce et d’interrompre le processus avant le cancer : c’est le dépistage par frottis du col, qui recherche des cellules anormales par des examens réguliers.Depuis quelques années, des vaccins ont également été mis au point pour induire des défenses de l’organisme contre les deux types de virus les plus souvent rencontrés dans le cancer du col (HPV de type 16 et 18).

Les kystes des ovaires sont très fréquents, mais ne se transforment pas toujours en un cancer. Certains facteurs ont été identifiés comme augmentant leur risque de survenue.

Comment puis-je me protéger contre le cancer du col de l’utérus ?

Si vous avez des rapports sexuels depuis longtemps et si vous êtes suivie par un gynécologue, celui-ci pratiquera des frottis réguliers. Les anomalies des cellules du col de l’utérus peuvent être détectées à un stade très précoce par un frottis cervico-utérin. On évite ainsi qu’elles n’évoluent en cancer.Si vous n’avez pas encore eu de rapports sexuels ou si vous êtes au début de votre vie sexuelle, votre médecin ou votre gynécologue peuvent également vous proposer la vaccination anti-HPV.

Quand puis-je me faire vacciner ?

Avant ou au tout début de votre vie sexuelle. Ainsi, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains est recommandée chez les jeunes filles dès 11 ans, avant même d'être exposées au risque d'infection. Le vaccin peut également vous être proposé si vous avez entre 15 et 19 ans, si vous n'avez pas eu de rapport sexuel ou si votre vie sexuelle est commencée depuis un an au maximum. Quel que soit votre cas, vous devez en parler avec votre médecin qui jugera si une vaccination vous est indiquée.

Comment se déroule la vaccination ?

Il existe trois types de vaccins contre les infections à papillomavirus : un vaccin dit nonavalent (dirigé contre neuf types de HPV: 6,11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58, qui sont responsables des verrues génitales), un dit quadrivalent (dirigé contre quatre types de HPV : 16, 18, 6 et 11), et un vaccin dit bivalent (dirigé contre les deux principaux types de HPV : 16 et 18).

  • le vaccin nonavalent s'administre en deux injections espacées de six à treize mois chez les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans. Chez celles âgées de 15 à 19 ans, il s'administre en trois doses, avec un délai de deux mois entre la 1et la 2e injection, et de six mois entre la 1e et la 3e.
  • Le vaccin quadrivalent s’administre, lui aussi, en deux injections en respectant un intervalle de six mois entre chaque, chez les jeunes filles âgées de 11 à 13 ans. Chez celles âgées de 14 à 19 ans, il s'administre en trois doses, avec un délai de deux mois entre la 1e et la 2e injection, et de six mois entre la 1e et la 3e.
  • Le vaccin bivalent s’administre également, en deux injections en respectant un intervalle de six mois entre chaque, chez les jeunes filles âgées de 11 ans à 14 ans. Chez celles âgées de 15 à 19 ans, il s'administre en trois doses avec un délai d'un mois entre la 1e et la 2e injection, et de six mois entre la 1e et la 3e.

 

Les autorités sanitaires recommandent préférentiellement le vaccin nonavalent, elles recommandaient auparavant le vaccin quadrivalent.

Ces vaccins ne sont pas interchangeables. Toute vaccination initiée avec l'un d'entre eux doit être menée à terme avec le même vaccin.

La vaccination a-t-elle des effets secondaires ?

Les effets secondaires liés au traitement sont très modérés. Dans les études cliniques menées avant la mise sur le marché des vaccins, aucune vaccination n'a dû être arrêtée.

 

Le vaccin me sera-t-il remboursé ?

Ce vaccin prescrit par votre médecin vous sera remboursé à hauteur de 65 % par la Sécurité sociale.

Devrai-je avoir un rappel ?

On estime que la vaccination assure une bonne protection pendant environ cinq ans.Pour le moment, le besoin d’une dose de rappel n’a pas encore été établi.

La vaccination me protégera-t-elle contre le cancer du col de l’utérus?

La vaccination assure une protection efficace contre l’infection par les deux types de papillomavirus humains les plus fréquents, responsables de 90 % des cas de cancer du col. Toutefois, elle ne protège pas de tous les HPV.Il existe plus d’une centaine de virus HPV, dont environ quarante peuvent être impliqués dans une affection génitale. La plupart d’entre eux ne présentent que de faibles risques, seuls certains restent potentiellement dangereux. Toutefois, puisque le vaccin n’assure pas une protection à 100 %, un dépistage régulier par frottis reste indispensable.

Une fois vaccinée, dois-je me faire dépister régulièrement ?

Oui. Que vous soyez vaccinée ou non, vous devez continuer de bénéficier du dépistage, c'est-à-dire un frottis cervico-utérin tous les trois ans après deux frottis initiaux normaux à un an d’intervalle.

Devrai-je utiliser des préservatifs si je suis vaccinée ?

Oui, pour vous protéger d’une grossesse non désirée et contre les autres maladies sexuellement transmissibles comme le VIH.

J’ai entendu parler du test HPV, de quoi s’agit-il ?

Ce test permet de dépister la présence éventuelle d’un papillomavirus à haut risque (cancérigène) au niveau du col de l’utérus. Il peut être prescrit par votre médecin dans certains cas de frottis anormaux.

Puis-je me faire vacciner si je suis enceinte ?

Non. Il est recommandé d’attendre la fin de la grossesse et de la période d’allaitement pour vous faire vacciner. Il est, en outre, préférable d’éviter une grossesse dans le mois suivant une injection. Toutefois, si cela survenait, un registre de ces cas de grossesse  en cours de vaccination est tenu par les autorités sanitaires, et il faut le signaler à vos médecins.

Le cancer du col utérin est certainement celui qui se dépiste le mieux : un dépistage organisé pour toutes les femmes serait capable de réduire de 90 % le risque de ce cancer.

La vaccination contre le virus est une arme supplémentaire pour diminuer le risque de cancer du col de l’utérus. Elle ne l’élimine pas totalement. Même si vous êtes vaccinée, il est important de poursuivre un dépistage régulier.

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