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L’antibiorésistance gagne du terrain

De plus en plus de bactéries présentes chez les humains et les animaux présentent une résistance aux antibiotiques. Un phénomène inquiétant et pourtant dénoncé depuis de nombreuses années. C’est en effet un problème de santé publique majeur.

Selon Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la santé et à la sécurité alimentaire, « chaque année, dans l'Union européenne (UE), les infections causées par des bactéries résistantes aux antimicrobiens provoquent environ 25 000 décès. Mais la menace ne se limite pas à l'Europe. C’est un problème mondial qui nécessite une solution à l’échelle mondiale. »

Les auteurs du rapport signalent que la résistance à la ciprofloxacine – un antimicrobien extrêmement important pour le traitement d’infections humaines – se révèle très élevée pour Campylobacter, réduisant ainsi les possibilités d’un traitement efficace permettant de soigner des infections d'origine alimentaire graves.

Les scientifiques notent également des signes de résistance à l’antimicrobien colistine dans des bactéries de Salmonella et d' E. coli chez les volailles dans l'UE. Pour Mike Catchpole, de l'European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) : « cette situation est préoccupante parce que cela signifie que ce médicament de dernier recours pourrait bientôt se révéler inefficace pour traiter des infections humaines graves à Salmonella. »

Des différences régionales

Il existe par ailleurs des différences importantes entre régions. Les niveaux de résistance aux antimicrobiens les plus élevés sont observés en Europe de l’Est et en Europe méridionale. « En Europe du Nord, on observe une résistance plus faible des bactéries chez les volailles, en particulier dans les pays où l’utilisation d'antimicrobiens chez les animaux est basse », note Marta Hugas, chef de l’unité sur les contaminants et les dangers biologiques à l'EFSA.

Inverser cette dynamique apparaît donc comme la priorité pour l’ECDC. Cela devra passer par une meilleure information des différents pays sur les antibiotiques.

Source : EFSA – ECDC, 11 février 2016
Document rédigé par Destination santé.

Crédit photo : Guschenkova/shutterstock.com

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Zona, que dois-je savoir ? Medelli
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Zona, que dois-je savoir ?

Le zona est une maladie infectieuse. Il se manifeste par des douleurs parfois intenses, aiguës, d’un seul côté du corps ou du visage avec une éruption localisée de petites vésicules, c'est-à-dire de petites cloques.

Qu’est-ce qu’un zona ?

C’est une éruption cutanée sur le trajet d’un nerf, due à la réactivation d’un ancien virus de la varicelle. Ce virus était resté endormi dans un ganglion nerveux du rachis ou du crâne. Il y restera tout au long de la vie de la personne, depuis le premier contact avec le virus et l’infection sous la forme de varicelle.

Pourquoi ce virus est-il réapparu ?

Il réapparaît, dans la plupart des cas, chez les personnes ayant une baisse des défenses immunitaires, dues soit à l’âge, soit à une maladie (maladie neurologique, cancer).
Il peut également réapparaître lors d’une période de grande fatigue, d’un stress ou d’un traumatisme physique ou psychique (accident, décès d’un proche…).

À quoi reconnaît-on un zona ?

Le zona se manifeste d’abord par des douleurs, des démangeaisons, des picotements, une sensation de brûlure (paresthésie), trois à cinq jours avant le début de l’éruption.
Puis il devient très caractéristique par l’éruption de petites vésicules sur des petites taches rouges dessinant le trajet d’un nerf, le plus souvent sur le thorax, le long des côtes.
Parfois, l’éruption se localise autour de l'oeil (zona ophtalmique). Plus rarement, elle s’étend au cuir chevelu et aux organes de la face (oreilles, bouche).
Cette éruption cutanée est parfois accompagnée de fièvre, de sensation de brûlure, de démangeaisons et, plus rarement, de maux de tête.

Signalons que chez une personne jeune, ayant de bonnes défenses immunitaires, le zona peut être indolore.

Mon zona est-il contagieux ?

Pendant sa phase de poussée (éruption), le zona est une maladie contagieuse au contact. Il est susceptible de transmettre la varicelle chez des personnes n’ayant pas encore contracté ce virus. Il faut éviter le contact avec les femmes enceintes n'ayant pas eu la varicelle ainsi qu'avec les personnes immunodéprimées.

 

Le zona est environ trois fois moins contagieux que la varicelle ; un contact avec un zona peut induire une varicelle chez un sujet prédisposé.

Combien de temps mon zona va-t-il durer ?

Cette infection évolue en plusieurs phases s’étalant sur plusieurs semaines.
La première phase concerne l’apparition des premiers symptômes, surtout des douleurs, parfois une sensation de brûlures, ainsi que des démangeaisons, pendant trois à cinq jours avant l’éruption vésiculeuse.
La seconde phase est l’apparition et le développement des vésicules pendant plusieurs jours, avec surtout de fortes douleurs au niveau de l'éruption cutanée et parfois des démangeaisons.
La troisième phase dure de deux à trois semaines. Les vésicules sèchent, les douleurs sont de moins en moins importantes et les rougeurs s’estompent.
Après la disparition des rougeurs, des douleurs peuvent persister pendant plusieurs mois.

Quel traitement vais-je avoir ?

Le traitement classique est très simple :

    • Les anti-douleurs (aspirine, paracétamol, dérivés morphiniques) à plus ou moins forte dose.
    • Eventuellement, des antibiotiques locaux en crème ou en pommade pour éviter une surinfection bactérienne.
    • Un antiviral, si le diagnostic est fait rapidement. Il sera pris précocement dans les premières heures suivant l'éruption cutanée, pour avoir une efficacité.

Le repos aide à la guérison. Il faut également éviter les vêtements trop serrés ou synthétiques qui peuvent accentuer l’irritation de la peau.

Y a-t-il un risque de complications ?

Normalement, le zona ne se manifeste qu’une seule fois dans la vie.
Généralement, les complications d’un zona limité au thorax sont rares.
Les complications sont plus fréquentes dans le cas d’un zona ophtalmique (atteinte de la rétine ou d’autres parties de l’œil).
Les complications peuvent être plus graves chez les personnes très âgées ou souffrant d’un déficit immunitaire (sida, leucémie, cancer).
Certaines douleurs (algies post-zostériennes) peuvent persister pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Elles sont plus fréquentes chez les personnes ayant eu un zona ophtalmique.
Plus d’un malade sur trois, après 60 ans, a un risque de névralgies (douleurs et brûlures localisées d’origine nerveuse), pouvant survenir dans les mois suivant la phase aiguë de la maladie.
Ces névralgies sont plus fréquentes à la suite d’un zona ophtalmique.

Le zona n’est généralement pas une maladie grave. Son traitement est simple, mais vous devez le suivre avec beaucoup d’attention pour éviter les complications infectieuses ou douloureuses.  Ses conséquences peuvent être invalidantes chez la personne âgée.

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Etant à risque, je comprends le dépistage et la surveillance de lésions liées au virus HPV Medelli
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Etant à risque, je comprends le dépistage et la surveillance de lésions liées au virus HPV

Les infections virales à papillomavirus humain, peuvent être à l’origine de lésions précancéreuses au niveau du canal anal chez les patients porteurs du VIH. Le risque est ensuite relativement élevé de déclencher un cancer. Le dépistage de ces lésions joue un rôle capital pour prévenir l’apparition d’une tumeur dans cette zone. Un suivi médical proctologique régulier est donc indispensable.

 

À quoi correspond une infection à papillomavirus humain (HPV) ?

Il s’agit d’une infection d’origine virale qui se concentre dans une zone particulière de la peau ou d’une muqueuse : la couche la plus superficielle, appelée épithélium.

L’infection à HPV provoque des lésions bénignes appelées papillomes ou condylomes.

Les condylomes sont indolores et de la couleur de la peau. Ils peuvent être uniques ou multiples, petits ou gros, en reliefs ou sous forme de taches.

Ils se manifestent le plus souvent par de petites excroissances ou verrues molles, appelées “condylomes acuminés”. Ces verrues, souvent multiples, se localisent dans toute la sphère ano-génitale (anus et organes génitaux), aussi bien chez l’homme que chez la femme. Ces condylomes sont bénins, mais récidivent souvent après leur traitement.

Certains de ces condylomes ne sont pas visibles à l’œil nu, on parle alors de “condylomes plans”. Ils se localisent souvent sur le gland et l’orifice urinaire, ou sur le col de l’utérus et le vagin.

Ces lésions peuvent passer inaperçues et, au cours des années, s’aggraver en lésions précancéreuses, puis cancéreuses, d’où l’importance de réaliser un suivi régulier.

Les condylomes sont sexuellement transmissibles, mais plusieurs années peuvent s’écouler entre le moment de la contamination et l’apparition des premières lésions ano-génitales. Il est donc difficile de savoir quand la contamination est survenue.

Quel est le lien entre cancer du canal anal et infection à VIH ?

Le lien entre infection à papillomavirus humain et cancer du canal anal est maintenant clairement établi.

Le canal anal est la partie terminale du tube digestif. Mesurant quelques centimètres, elle se situe entre le rectum et l'anus. De très nombreux types de cancers peuvent atteindre cette zone. Ils se classent selon le type de cellules cancéreuses identifiées. Dans tous les cas, plus le diagnostic est précoce, plus le traitement est efficace.

L’ensemble des études menées tant aux Etats-Unis qu’en Europe, montre l’augmentation du risque de cancer du canal anal chez les personnes infectées par le VIH, malgré le traitement antirétroviral. Ceci concerne surtout les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et, de façon moins significative, les autres personnes séropositives.

Les causes de cette augmentation du risque sont mal connues. Elles semblent être associées à la persistance d’un déficit immunitaire profond et à l’élévation de la charge virale.

Pourquoi dois-je me faire dépister ?

Les condylomes sont indolores et de la couleur de la peau. Ils peuvent être uniques ou multiples, petits ou gros, en relief ou plans.

Ces lésions bénignes risquent de passer inaperçues et de s’aggraver au cours des années en lésions précancéreuses puis cancéreuses, d’où l’importance de réaliser un dépistage régulier.

Au niveau du canal anal, le dépistage est proposé systématiquement aux personnes les plus à risque, les personnes ayant des rapports sexuels anaux, ainsi qu’à tout patient ayant déjà présenté des condylomes ano-génitaux et aux femmes ayant un cancer intra-épithélial du col utérin.

Dois-je me faire suivre régulièrement ?

Oui. Cette surveillance est le plus souvent annuelle, selon le calendrier fixé avec votre médecin traitant. Elle comprend un examen proctologique complet.

Cet examen consiste d'abord à regarder l’anus et son pourtour. Il se poursuit avec l’analyse du canal anal. Une anuscopie est réalisée à l’aide d’un anuscope, une sorte de spéculumque l’on insère dans l’anus afin d’en écarter les parois, ce qui permet de détecter les lésions et de réaliser une biopsie si nécessaire. Un fragment de muqueuse est prélevé à l’intérieur du canal anal et adressé au laboratoire d’analyse.

Un toucher rectal est pratiqué.

Un frottis cytologique est éventuellement effectué à 3 ou 4 cm à l’intérieur de l’anus avec un écouvillon, sorte de grand coton-tige, qui est simplement frotté sur la muqueuse de l’anus. Les cellules récupérées par l’écouvillon sont envoyées au laboratoire pour analyse. Cet examen est tout à fait indolore.

En cas de résultats anormaux du frottis cytologique, on propose une biopsie réalisée à l’aide de l’anuscope. Les résultats orientent ensuite votre prise en charge.

Qui effectue le dépistage et la surveillance ?

L’ensemble du suivi s’effectue de manière conjointe par votre médecin référent pour le VIH et ses correspondants spécialistes du canal anal : gastroentérologue, proctologue, et anatomopathologiste.

Quel traitement me serait proposé en cas d’anomalies éventuelles ?

Le traitement des lésions dépend de leur stade, étendue et localisation au niveau du canal anal. Plus la lésion est traitée tôt, meilleur est le résultat. D’où l’importance d’un dépistage régulier.

Au stade de condylome, le traitement reste local :

Au stade tumoral, chaque traitement est personnalisé. L’équipe médicale envisagera alors une chirurgie, une chimiothérapie ou encore une radiothérapie en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).

Chez les personnes à risque, le dépistage et la surveillance des lésions induites par le papillomavirus humain (HPV) sont indispensables.

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Légionellose : ce que je dois savoir Medelli
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Légionellose : ce que je dois savoir

La légionellose est une infection pulmonaire touchant principalement les personnes fragilisées. Sa prévention passe par des mesures d’entretien simples mais régulières des systèmes de distribution d’eau et de climatisation.

On vient de me diagnostiquer une légionellose, qu’est-ce que c’est ?

La légionellose, ou maladie du légionnaire, est une infection pulmonaire due à une bactérie appelée legionella pneumophila et dont les principales manifestations sont pulmonaires. Son nom provient de sa découverte lors d’une épidémie survenue au cours d’un congrès de l’American Legion, une association de vétérans de l’armée américaine.
La maladie peut être bénigne, voire passer presque inaperçue, mais elle peut également être responsable de complications graves, notamment chez les personnes fragiles (patients âgés, baisse des défenses immunitaires).
Ses premiers symptômes font penser à la grippe : fièvre, toux, douleurs abdominales et musculaires, maux de tête, nausées et vomissements, fatigue…
En l’absence de traitement, la maladie peut entraîner une diminution très importante de la capacité respiratoire, bloquer le fonctionnement des reins et  provoquer un coma. Chez des personnes fragiles, la légionellose est une maladie qui peut être mortelle.
En raison de sa gravité et de son mode de transmission, elle fait partie des maladies à déclaration obligatoire auprès des organismes chargés de sa surveillance. Cette déclaration est faite par le médecin.

Quels sont les facteurs qui ont favorisé ma maladie ?

La légionellose touche essentiellement les personnes fragilisées : défenses de l’organisme affaiblies (immunodéficience, fragilité pulmonaire, personnes âgées, diabétiques…).
En premier lieu, sachez que la légionellose ne se transmet pas d’un individu à l’autre. Ce n’est pas une maladie contagieuse.
La légionelle se développe dans l’eau tiède (entre 25° et 45°C) et stagnante. Elle peut ainsi être présente dans un réseau d’eau chaude collectif mal conçu ou, le plus fréquemment, dans les circuits de climatisation.
Les systèmes aéro-réfrigérants situés sur les tours d’habitation et de bureaux ou sur certainesusines sont souvent responsables. Leur utilisation conduit à la formation de bruines fines renfermant de petites gouttelettes d’eau chargées de bactéries évacuées au niveau des toits et dispersées par le vent. Un système mal entretenu peut entraîner une contamination à l’intérieur même du bâtiment, mais aussi à distance, dans les bâtiments voisins.

Quel traitement vais-je suivre ?

La légionellose est une maladie qui nécessite le plus souvent une hospitalisation. Le traitement repose sur la prise d’antibiotiques administrés par voie orale (par la bouche) ou intraveineuse (par perfusion).
Le traitement antibiotique doit durer au moins 3 semaines, période au bout de laquelle vous devriez être totalement rétabli(e).
Dans le cas d’un traitement prolongé après la période d’hospitalisation, conformez-vous strictement à la prescription de votre médecin.

Quelles précautions puis-je prendre pour éviter d’attraper à nouveau la légionellose ?

Chez vous : la contamination d’une installation individuelle est rare, la température n’étant pas maintenue à un niveau suffisant pour permettre le développement de la bactérie. Elle n’est toutefois pas impossible. Pour éviter d’attraper ce type de maladie, la prudence s’impose. Il est alors conseillé de nettoyer, de détartrer et de désinfecter régulièrement, 1 ou 2 fois par an, vos installations : robinetterie, pommeau et flexible de douche… Il est nécessaire de faire régulièrement entretenir votre ballon d’eau chaude (purge et détartrage) et de maintenir l’eau contenue à une température supérieure à 50°, au-delà de laquelle la bactérie ne peut plus se développer. Si votre installation n’a pas été utilisée pendant une longue période (maison secondaire, retour de vacances), laissez couler l’eau quelques minutes sans rester à proximité. Les points d’eau inutilisés doivent être supprimés. Si vous disposez d’un système de climatisation, faites-le entretenir régulièrement par un professionnel.

La légionellose est une maladie infectieuse pulmonaire qui peut être grave. Tout cas de légionellose doit être immédiatement déclaré par le médecin au médecin inspecteur départemental de la santé publique ou à celui désigné par arrêté préfectoral (Art. R3113-CSP). Il entraîne une enquête destinée à identifier précisément la source de la contamination pour traiter le problème.

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