Le vaccin, toute une histoire  Medelli
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Le vaccin, toute une histoire

C’est bien à l’Angleterre que l’on doit le concept même de vaccination. Et plus précisément aux travaux du Dr Edward Jenner, il y a de cela 220 ans. Plongée au cœur d’une des plus grandes découvertes médicales.

Jenner exerçait dans la campagne anglaise des années 1770-1790. Il s’est aperçu que les fermières qui trayaient les vaches ne développaient pas la variole. En revanche, elles étaient infectées par le cowpox, autrement dit la variole bovine ou vaccine. Il a donc eu l’idée d’extraire du pus de la main d’une fermière pour l’appliquer par petites incisions sur la peau d’un jeune garçon. Jenner a ensuite exposé ce dernier à la variole afin de vérifier s’il était immunisé. Résultat, il l’était bien ! Nous sommes alors en 1798. Mais il faudra attendre Louis Pasteur pour que le principe de vaccination soit expliqué. Dans les années 1880, avec ses collaborateurs, il a constaté que certaines bactéries responsables du choléra des poules, mises en culture pendant plusieurs semaines ou exposées à des conditions défavorables, se modifiaient et perdaient de leur virulence. Il a ensuite testé le principe en inoculant des fragments de bactéries sur des animaux et s’est ainsi rendu compte qu’ils étaient protégés d’une infection ultérieure. Pasteur venait ainsi de découvrir la vaccination par des germes pathogènes atténués. Il applique ce principe à d’autres maladies animales (le charbon du mouton, le rouget du porc), puis à la rage. Pasteur réussit à atténuer - sans l’avoir identifié - l’agent responsable de la rage. Ce fut le premier vaccin contre cette maladie, appliqué en 1885 sur un jeune garçon, Joseph Meister. Depuis, l’histoire de la vaccination est en marche :

  • 1798 : contre la variole (Edward Jenner)
  • 1885 : contre la rage (Louis Pasteur)
  • 1896 : contre la fièvre typhoïde (Sir Almroth E. Wright)
  • 1921 : BCG contre la tuberculose (Bacille de Calmette et Guérin)
  • 1923 : Gaston Ramon (Institut Pasteur) découvre l’anatoxine diphtérique et en 1927, l’anatoxine tétanique
  • 1923 : contre la coqueluche (Thorvald Madsen)
  • 1932 : contre la fièvre jaune (A.W. Sellards et Jean Laigret)
  • 1937: vaccin anti-grippal (Salk Jonas)
  • 1954 : anti-poliomyélite inactivé (injectable par Jonas Salk)
  • 1957 : anti-poliomyélite atténué (oral par Albert Sabin)
  • 1960 : contre la rougeole (J.F. Enders)
  • 1966 : M. Takahashi - vaccin contre les oreillons et en 1973, contre la varicelle
  • 1976 : mise au point du premier vaccin contre l’hépatite B (Philippe Maupas puis Maurice R. Hilleman)
  • 1982 : vaccin par recombinaison génétique contre l’hépatite B (levure) (William Rutter)
  • 2006-2007: Vaccin contre le zona - Vaccin contre les infections à papillomavirus, responsables de cancers du col de l’utérus - Vaccin contre les infections à rotavirus de l’enfant, responsables de gastro-entérites

 

Source : Institut Pasteur, consulté le 10 décembre 2016 Mots-clefs : vaccin, histoire, Pasteur, Jenner©Destinationsante.com 2017 https://destinationsante.com/le-conseil-scientifiqueCrédit photo : Everett Historical/Shutterstock.com
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Je découvre les informations pratiques du centre de vaccinations Air France Medelli
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Je découvre les informations pratiques du centre de vaccinations Air France

La page du site d’Air France dispense toutes les informations concernant les principales maladies, leurs zones à risque, ainsi que les vaccinations adéquates.
vaccinations-airfrance.fr

THÈME

Site consacré aux mesures sanitaires et aux vaccinations pour les voyageurs.

CEUX QUI SONT CONCERNÉS

Les voyageurs et les professionnels du tourisme.

OBJECTIF

Il s’agit de sécuriser au maximum les voyages à l’étranger en informant les voyagistes et les voyageurs sur les principales maladies et les zones géographiques où elles sont actives, ainsi que sur les vaccins et les traitements qui permettent de les prévenir.

ORIGINE

Page du site officiel d’Air France.

CONTENU

Le site met en ligne un descriptif des principales maladies contre lesquelles il faut se prémunir, leurs symptômes, les zones à risque, tout en offrant toutes les informations nécessaires pour se faire vacciner ou pour s’en protéger. Dans tous les cas, demandez l'avis de votre médecin traitant.

LES PLUS

Une page qui va à l’essentiel, les explications sont très claires et permettent efficacement au visiteur de tout savoir sur les risques encourus et les moyens de se protéger.

CENTRE DE VACCINATIONS INTERNATIONALES AIR FRANCE148, rue de l’Université,75007 Paris.

Lundi – vendredi : 9h à 17h00.

Samedi : 9h à 16h00.Tél : 01 43 17 22 00 ou 08 92 68 63 64.

Email : vaccinations@airfrance.fr.

 

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C’est quoi une souche vaccinale ?  Medelli
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C’est quoi une souche vaccinale ?

Le terme de « souche vaccinale » renvoie aux différents sous-groupes du virus lui-même. La souche vaccinale correspond en réalité au sous-type de l’agent infectieux dont les composants ont servi à établir le vaccin.

Le concept de souche vaccinale est particulièrement utilisé pour les agents infectieux susceptibles de muter comme les virus de la grippe. Les virus grippaux sont de trois types : influenza A, influenza B et influenza C. Le virus de type A par exemple, n’est pas unique. Il en a été identifié plusieurs sous-types - des souches, donc - comme A(H1N1), A(H3N2) ou encore A(H5N1). Dans le cas de la grippe toujours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) édite chaque année (après réunion à Genève d’experts virologues représentant les différents laboratoires des centres mondiaux de référence de la grippe) une recommandation sur les souches qui devront composer le vaccin. En février pour l’hémisphère Nord et en septembre pour l’hémisphère Sud.

Source : Inserm vaccins et vaccination Dossier réalisé avec la collaboration d’Odile Launay, professeur en maladies infectieuses à l’Université Paris-Descartes, coordinatrice du Centre d’investigation clinique Cochin-Pasteur (Hôpital Cochin, Paris) et du Réseau national de recherche clinique en vaccinologie (I-REIVAC), vice-présidente du Comité technique des vaccinations (HCSP) - Août 2015 - Interview du Pr Brigitte Autran, chef du Département d'Immunologie de l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière, 30 janvier 2013 Mots-clefs : souche, vaccin, vaccination©Destinationsante.com 2017 https://destinationsante.com/le-conseil-scientifiqueCrédit photo : SmallDaruma/Shutterstock.com
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Un vaccin vivant atténué, qu’est-ce que cela signifie ? Medelli
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Un vaccin vivant atténué, qu’est-ce que cela signifie ?

Le principe de la vaccination consiste à introduire dans le corps une forme inoffensive donc atténuée d’un agent infectieux.

Cela déclenche une réponse du système immunitaire. Cette dernière se traduit par la formation d’anticorps spécialement dirigés contre la maladie. 

Les vaccins vivants atténués comme ceux contre la rougeole, les oreillons et la rubéole par exemple se composent d’un agent infectieux dit vivant. Toutefois, le pouvoir infectieux de ce dernier est atténué. Objectif, qu’il perde sa capacité à induire la maladie. Rappelons que ce type d’immunisation est contre-indiqué chez les femmes enceintes et les patients immunodéprimés.

Source : Dictionnaire de l’Académie nationale de médecine Mots-clefs : vaccin, vivant, anticorps©Destinationsante.com 2017 https://destinationsante.com/le-conseil-scientifiqueCrédit photo : Lesterman/Shutterstock.com
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