Ma fille va avoir 12 ans. Est-ce le bon moment pour la faire vacciner contre le papillomavirus ? Medelli
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Ma fille va avoir 12 ans. Est-ce le bon moment pour la faire vacciner contre le papillomavirus ?

La vaccination contre les infections causées par des papillomavirus (HPV) a été mise en place en 2007 pour prévenir le cancer du col de l'utérus. En France, il est aujourd'hui recommandé de vacciner entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu'à 19 ans inclus.

Pourquoi vacciner si jeune ?

Vacciner avant l'entrée dans la vie sexuelle augmente l'efficacité de cet acte de prévention. En effet, la contamination par le virus HPV se fait généralement au tout début de la vie sexuelle. A cet âge, la vaccination en 2 doses suffit alors qu'à partir de 15 ans, 3 doses sont nécessaires. En outre, un rappel vaccinal diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite est prévu entre 11 et 13 ans. Cela crée donc un rendez-vous vaccinal. La plupart des pays qui recommandent cette vaccination ciblent les jeunes filles âgées d'environ 11/12 ans.

Quelle est l'efficacité de ce vaccin ?

Le vaccin ne prévient pas directement le cancer du col de l'utérus, mais agit contre les infections entrainant des lésions précancéreuses qui peuvent dégénérer en cancer une dizaine d'années plus tard. Le risque de cancer est 400 fois et 250 fois plus important après une infection par les HPV 16 et 18 que chez une femme non infectée.

Par ailleurs, les deux vaccins vendus en France protègent contre certains types de papillomavirus, ceux qui sont à l'origine de 90% des cancers du col de l'utérus. Au Royaume-Uni, où la couverture vaccinale est de 65%, la prévalence de l’infection HPV a chuté de 19 % à 6,5 % chez des jeunes filles. Cependant, comme le rappellent les autorités de santé dans le cadre du calendrier vaccinal (actualisé tous les ans en avril), « la vaccination contre les infections à papillomavirus ne se substitue pas au dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus par le frottis cervico-utérin, y compris chez les femmes vaccinées, mais vient renforcer les mesures de prévention. À partir de 25 ans, toutes les jeunes femmes vaccinées ou non vaccinées doivent continuer à bénéficier du dépistage selon les recommandations en vigueur. »

 

 

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HPV, papillomavirus humain, avec ou sans vaccin Medelli
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HPV, papillomavirus humain, avec ou sans vaccin

Le vaccin contre le papillomavirus humain, virus aussi appelé HPV (Human Papilloma Virus), permet d’éviter les deux tiers des cancers du col de l’utérus*

Comment le papillomavirus se transmet-il ?

 

La contamination par le papillomavirus humain est principalement sexuelle, même sans pénétration, et survient généralement dès les premiers rapports sexuels. Le virus est souvent éliminé spontanément, mais l’infection persiste chez certaines personnes infectées**.

 

Quelles sont les conséquences de l’infection par le papillomavirus ?

 

On estime que plus de 70 % des hommes et des femmes sont infectés une fois dans leur vie par un papillomavirus.  Si la majorité l’élimine spontanément, il persiste chez 3 à 10 % des femmes, dont certaines développent des lésions qui peuvent elles-mêmes évoluer vers un cancer. On estime que le virus est la cause des deux tiers des 30 000 lésions précancéreuses détectées et traitées chaque année en France par un geste chirurgical aux conséquences souvent lourdes pour la femme, et des  3000 cancers du col de l’utérus annuels, qui entraînent 100 décès.

 

Les vaccins

 

Il existe plusieurs types de papillomavirus. Les trois vaccins disponibles et remboursés en France, qui sont des vaccins recombinants, protègent contre les types qui sont les plus susceptibles de provoquer un cancer du col de l’utérus.

Un vaccin dit nonavalent est dirigé contre neuf types de papillomavirus (6,11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58), un dit quadrivalent contre quatre types (16, 18, 6 et 11) et un vaccin dit bivalent dirigé contre les deux principaux types de papillomavirus (16 et 18).

 

La protection est efficace chez presque toutes les personnes vaccinées quand la vaccination est pratiquée avant le début de la vie sexuelle. En revanche, le vaccin est moins efficace chez une personne déjà infectée par un ou plusieurs types de HPV.

 

La vaccination est recommandée chez les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, avec un rattrapage jusqu’à 19 ans. Elle est proposée jusqu’à l’âge de 26 ans aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. 

 

Pour en savoir plus, cliquez ici 

 Il est recommandé de prendre un rendez-vous en consultation pour aborder spécifiquement ce sujet avec votre médecin traitant, un gynécologue ou de se rendre dans un centre de Planning Familial ou un CeGIDD (Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic)
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