Mon ado souffre de règles douloureuses. Que faire ? Medelli
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Mon ado souffre de règles douloureuses. Que faire ?

Au cours des premières règles, de nombreuses jeunes filles se plaignent de maux de ventre parfois violents. A tel point qu'ils peuvent l'empêcher de vivre normalement, d'aller en cours ou de pratiquer son sport favori.

Non, les règles douloureuses (dysménorrhées dans le langage médical) ne sont pas une fatalité. Si les antispasmodiques ne sont d'aucune utilité et le paracétamol suffit rarement, les anti-inflammatoires non stéroïdiens donnent généralement de bons résultats. Après vous être assurée auprès du pharmacien que votre fille ne présente aucune contre-indication, proposez-lui d'en prendre 400 mg avec un grand verre d'eau, au milieu du repas. Veillez à ce qu'elle respecte bien un délai de 6 heures entre chaque prise. Attention, elle ne doit surtout pas prendre d'aspirine, sous peine d'augmenter les saignements. Elle peut aussi appliquer une bouillotte sur son ventre : la chaleur, en détendant ses muscles, va atténuer ses contractions utérines. Un remède de grand-mère dont l'intérêt antalgique a d'ailleurs été confirmé par une étude. Si ces traitements de première intention ne suffisent pas, parlez-en à un médecin. Un examen gynécologique ne sera pas forcément nécessaire. Des questions précises pour mieux comprendre les symptômes, voire une échographie, suffiront. Que ces douleurs soient dues aux fluctuations hormonales ou, beaucoup plus rarement à des lésions précoces d'endométriose, la prise d'une pilule oestroprogestative permet de les soulager.

Les mots aussi font du bien

Par ailleurs, il ne faut pas négliger l'impact émotionnel des premières règles. Leur arrivée n'est pas toujours facile à vivre. Aux chamboulements physiques de la puberté s'ajoutent une foule de craintes, dont celle parfois de perdre votre amour. Cela peut venir amplifier la perception de la douleur. Parallèlement aux traitements médicamenteux et à l'application de chaleur, les câlins et les discussions ont donc eux aussi toute leur utilité. A noter : Encouragez votre fille à bouger durant cette période. En augmentant le flux sanguin et en améliorant ainsi l'oxygénation des muscles du bas-ventre, l'activité physique atténue les contractions. Rassurez-la : même si elle a l'impression de saigner davantage, la quantité totale de sang perdu par son utérus sera au bout du compte la même, elle est juste en quelque sorte accélérée par les mouvements. Si elle se sent vraiment patraque, il lui suffit d'aller marcher.

Source : Site du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français consulté le 15 juin 2017. Mots-clefs : règles, adolescente, puberté, douleurs, dysménorrhée, pilule, anti-inflammatoires, endométriose, hormones.©Destinationsante.com 2017 https://destinationsante.com/le-conseil-scientifiqueCrédit photo : Alexander Raths/shutterstock.com
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7 conseils pour aider votre fille à parler de ses premières règles Medelli
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7 conseils pour aider votre fille à parler de ses premières règles

Les premières règles sont une étape importante dans la vie d’une jeune fille et elles peuvent s’accompagner de nombreuses questions. Pour aider votre fille à s’y préparer, parlez-en à l’avance avec elle pour qu’elle comprenne que ce phénomène naturel n’est ni honteux, ni tabou. Proposez-lui de noter ses questions elle-même dans le document à imprimer qui est en bas du document. C’est « Son journal de jeune fille ». Elle pourra plus facilement poser ses questions à son médecin, gynécologue et à vous.

Aborder le sujet simplement avec votre fille avant ses premières règles afin qu’elle soit préparée le jour J et rassurée quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouvera lorsque cela arrivera.

Si elle ne souhaite pas en parler, n’insistez pas. Mettez-la à l’aise en lui disant que toutes les femmes ont leurs règles et que cela n’a rien de honteux ou de sale. Faites lui savoir que vous serez là pour en parler lorsqu’elle le souhaitera.

En moyenne les premières règles apparaissent deux ans après les premiers signes de la puberté (poils, seins, acné…), vers 13 ans, mais chaque femme est unique et il ne faut pas s’affoler si les règles arrivent à 10 ans ou sont encore absentes à 15 ans.

Les premières règles peuvent être plus ou moins douloureuses. Si c’est le cas, donnez-lui des astuces  pour soulager son ventre (bains chauds, bouillotte…). Consultez un médecin si elle le souhaite ou si les douleurs sont très intenses. Il pourra lui prescrire un antispasmodique ou un anti-inflammatoire qui la soulageront. Ne lui donnez pas d’aspirine, car elle fluidifie le sang.

Expliquez-lui quelles protections elle peut utiliser et comment les utiliser : tampons ou serviettes, tailles, formes... Qu'elle peut utiliser des tampons de petite taille dès ses premières règles mais que cela demande une certaine dextérité. Dites-lui que ce n’est pas grave de ne pas y arriver du premier coup et que les gestes deviennent plus fluides avec la pratique. Il existe aussi une nouvelle alternative aux tampons et aux serviettes, la coupe menstruelle, la "cup", qui demande un apprentissage.

Expliquez-lui qu’il est important de changer ses protections régulièrement, de bien se laver les mains avant et après l’avoir fait, et de respecter une bonne hygiène intime.

Vous pouvez lui préparer un kit pour ses premières règles à avoir toujours avec elle, contenant les protections essentielles dont elle pourrait avoir besoin si cela survient hors de la maison.

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Dois-je parler à mon ado de ses amours ?  Medelli
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Dois-je parler à mon ado de ses amours ?

Vous n’avez plus aucun doute, votre ado est amoureux. Vous le voyez rien qu’à son regard et à son comportement plus nerveux qu’à l’habitude. Comment devez-vous réagir ? Devez-vous en parler ?Les réponses de la psychanalyste Geneviève Abrial.

« Il faut avant tout décomplexer les parents : être mal à l’aise à l’idée de parler de sa vie amoureuse avec son enfant, il n’y a rien de plus normal », rappelle la spécialiste. Car une fois passée la puberté, les flirts finissent tôt ou tard par rimer avec découverte de la sexualité. Et forcément, ça éveille des inquiétudes, pour la santé de votre ado (Et s’il attrapait une IST ? Et si elle tombait enceinte ?), mais aussi pour son cœur. C’est connu, les premiers vrais amours, quand ils se terminent, font souffrir. Sans oublier qu’il n’est jamais facile pour un parent de voir son fils ou sa fille basculer définitivement dans le monde des adultes. Malgré tout, il vous faut aborder le sujet. « L’adolescent a besoin de savoir que ses parents sont là pour répondre à d’éventuelles questions, rassurer les craintes », explique Geneviève Abrial. « Le dialogue doit être ouvert et sans tabou, mais en restant dans le domaine des généralités. La discrétion et la pudeur s’imposent : ne posez pas de questions trop directes, ne faites pas de confidences sur votre propre sexualité. »

C’est trop difficile pour vous ?

Ne vous forcez pas, dites-lui simplement « j’ai un peu de mal à parler avec toi mais c’est important que tu puisses trouver des réponses à tes questions ». Et donnez-lui accès aux bons supports d’information : sites officiels, dépliants, livres… Rappelez-lui aussi qu’il peut en parler s’il en a envie avec un adulte référent : votre médecin de famille s’il est à l’aise avec lui, un jeune oncle ou une jeune tante avec qui il s’entend bien… Mais surtout, ne rendez pas le sujet trop anxiogène. Ne parlez pas seulement des risques liés aux grossesses indésirées ou aux IST. Evitez les réflexions désabusées sur les relations amoureuses qui risquent de le décourager. Laissez-lui sa fraîcheur et peut-être ses illusions. Il fera des erreurs, il connaîtra des chagrins d’amour. Mais ces expériences malheureuses contribueront, elles aussi à son épanouissement. Rappelez-vous que, quand il était petit, vous l’avez laissé se lancer et faire ses premiers pas malgré votre crainte de le voir tomber.

Source : Interview de Geneviève Abrial, psychanalyste, auteure de « Nos ados et nous » dans la collection Psychoguides PUF. Mots-clefs : adolescent, sexualité, contraception, IST, puberté©Destinationsante.com 2017 https://destinationsante.com/le-conseil-scientifiqueCrédit photo : Syda-production/Shutterstock.com
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Pour aider mon ado en souffrance, des réponses sur le site alloecouteado.org Medelli
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Pour aider mon ado en souffrance, des réponses sur le site alloecouteado.org

Le site alloecouteado.org appartient au réseau Les PEP (Pupilles de l’Enseignement Public), réseau qui intervient les domaines de la petite enfance, de l’éducation, des loisirs, du social, du médico-social et du sanitaire, sur l’ensemble des départements français. Alloecouteado.org rassemble des informations à destination des adolescents et présente des associations d’aide et d’écoute.

www.alloecouteado.org 

 

Thème

Informations sur des sujets psychologiques et relationnels préoccupant les adolescents.

Ceux qui sont concernés

Les adolescents et leurs parents.

Objectif

Apporter des réponses aux questions que les adolescents se posent sur leur comportement, celui des autres, les addictions, la sexualité et les violences.

Origine 

Le site alloecouteado.org appartient au réseau Les PEP (Pupilles de l’Enseignement Public), réseau qui intervient les domaines de la petite enfance, de l’éducation, des loisirs, du social, du médico-social et du sanitaire, sur l’ensemble des départements français. Il est sur la région Auvergne mais accessible à tous les adolescents. Le numéro d'écoute est ouvert à tous. 

Contenu

Le site aborde les sujets qui questionnent les adolescents : les émotions (angoisse, anxiété, idées noires, suicide), le poids, les addictions, la sexualité et les violences verbales ou physiques (harcèlement). Chaque onglet révèle plusieurs articles qui donnent des astuces aux adolescents pour résoudre les problèmes qui les tourmentent et les incitent à demander de l’aide lorsque c’est nécessaire. Ce site fournit également des outils à un parent ou un ami qui souhaite aider un adolescent qu’il sait en souffrance.

Le plus

Un numéro vert propose une écoute anonyme et confidentielle du lundi au samedi de 17 h à 20 h. Le site regroupe également un annuaire de toutes les associations d’aide et d’écoute des adolescents de la région Auvergne.

Numéros Allo écoute ado

Numéro vert 0 800 506 692 (gratuit depuis un poste fixe)

Numéro de mobile avec possibilité d’être rappelé 06 12 20 34 71

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