Mon enfant a les jambes déformées en dedans : que faire ? Medelli
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Mon enfant a les jambes déformées en dedans : que faire ?

Les déformations des membres inférieurs sont fréquentes chez l’enfant. Les parents doivent être rassurés à propos de cette anomalie souvent bénigne et réversible pendant la croissance.

Un genu valgum, qu’est-ce que c’est ?

Le genu valgum est une déviation de l’axe de vos jambes. Les genoux se rapprochent en dedans, les chevilles ont tendance à s’écarter. Les jambes forment un X.

Mon enfant a un genu valgum, que faut-il faire ?

Cette déformation est fréquente chez le jeune enfant de 3 à 5 ans. Elle est favorisée par une hyper-élasticité des ligaments internes du genou et aggravée par un excès de poids. Dans la majorité des cas, elle se corrige spontanément vers 5-6 ans sans qu’aucun traitement soit nécessaire.


Si le genu valgum persiste au-delà de 6-7 ans, il s’associe souvent à un affaissement de l’arche interne du pied (pied plat). Le port d’une semelle orthopédique peut alors être indiqué, ainsi que des séances de kinésithérapie.
Au-delà de 10 ans, si le problème s'accentue, il faudra envisager un bilan plus poussé, surtout si la déformation est asymétrique. Dans de rares cas, un acte chirurgical peut se révéler nécessaire

Le Genu valgum se caractérise par des jambes formant un 'X'. En général, cette déformation se corrige spontanément vers 5 à 6 ans sans nécessité de traitement.Le Genu valgum se caractérise par des jambes formant un 'X'. En général, cette déformation se corrige spontanément vers 5 à 6 ans sans nécessité de traitement.

Schéma d’arthrose fémoro-tibiale externe

Quelles sont les conséquences du genu valgum ?

Chez l’adulte, cette déformation en genu valgum peut entraîner une usure asymétrique du genou et aboutir en quelques décennies à une arthrose du compartiment fémoro-tibial externe (usure de la partie externe du genou).
Un traitement de l’arthrose est alors envisagé. Lorsque le cartilage est fortement dégradé et que cela entraîne un handicap majeur, la mise en placed’une prothèse de genou peut être recommandée.

Le genu valgum est une déformation fréquente de l’ossature de l’enfant. Son évolution est habituellement spontanément favorable au cours de la croissance.

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Ma tendinite reconnue comme maladie professionnelle Medelli
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Ma tendinite reconnue comme maladie professionnelle

Certains gestes réalisés au travail peuvent provoquer des tendinites. Si l’origine professionnelle de la tendinite est démontrée, elle donne droit à une prise en charge au titre de maladie professionnelle.

Ma tendinite peut-elle réellement être due à mon travail ?

Des gestes répétitifs, même anodins, une mauvaise posture, des efforts excessifs, des outils ou des conditions de travail inadaptés finissent par endommager les articulations. Ils peuvent provoquer des réactions inflammatoires au niveau des tendons trop sollicités : c’est la tendinite ! Les articulations de la main et du bras sont les plus exposées.

 

Dans quelles conditions l’origine professionnelle de ma tendinite peut-elle être reconnue ?

Des études menées en milieu professionnel ont permis de mieux comprendre comment certains types de travaux, des gestes ou des postures particulières, c'est-à-dire des « situations à risque », pouvaient entraîner certains types de tendinites précis.
Il existe ainsi 10 types différents de tendinites (touchant les doigts, la main, le poignet, le coude et l’épaule), associés à 10 types de mouvements reconnus capables de les provoquer. Ces informations sont regroupées dans un document officiel des maladies professionnelles.

 

Y a-t-il un délai précis à respecter entre l’apparition de la douleur et celle de la demande de prise en charge ?

Non. En revanche, pour que l’origine professionnelle de la douleur soit reconnue, il ne faut pas dépasser un certain délai entre la dernière fois que vous avez réalisé le geste en cause et la date à laquelle vous êtes pris en charge par votre médecin.
Ce délai varie suivant le type d’atteinte, de 7 jours pour une tendinite du coude à 90 jours pour une tendinite sévère de l’épaule. Ces délais figurent aussi dans le Tableau 57 des maladies professionnelles.

 

Quelles démarches faire pour bénéficier de la prise en charge d’une maladie professionnelle ?

La déclaration de la maladie professionnelle doit être faite par la victime à la caisse primaire d’assurance-maladie dans un délai de 15 jours après la cessation du travail ou la constatation de la tendinite. Elle doit être réalisée sur un imprimé type CERFA 60-3950 que l’on peut retirer auprès de la caisse primaire d’assurance-maladie. Cette déclaration doit être accompagnée d’un certificat médical établi par le médecin.
La caisse ouvre alors une enquête, informe l’employeur, l’inspection du travail et le médecin du travail. A l’issue de l’enquête, elle fait connaître sa décision à la victime.

 

Que faire si ma tendinite ne correspond pas précisément à celles décrites dans le tableau des maladies professionnelles ou si le délai légal est dépassé ?

Si votre cas ne remplit pas toutes les conditions pour être reconnu par l’assurance-maladie, mais si l’origine professionnelle paraît légitime, votre demande peut être transmise au Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) qui statuera.

 

A quel type d’indemnisation ai-je droit ?

L’indemnisation prend en charge le coût des soins, de l’appareillage et de la réadaptation fonctionnelle éventuelle. L’arrêt temporaire de travail donne lieu au versement d’indemnités journalières.
Si la reprise du travail initial est impossible, elle peut financer des actions de réinsertion professionnelle.
Si la tendinite a des séquelles importantes, la victime peut demander l’attribution d’une indemnité en capital ou d’une rente d’incapacité.

 

Une tendinite peut être reconnue comme maladie professionnelle et donner droit à une indemnisation. Pour cela, son origine professionnelle doit être prouvée. Elle doit être due à des gestes reconnus pour provoquer ce type de tendinite et prise en charge dans un délai donné.

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Ma jambe est rouge, chaude, enflée, douloureuse. Medelli
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Ma jambe est rouge, chaude, enflée, douloureuse.

La présence d’un placard rouge, chaud, enflé, luisant et douloureux au niveau de la jambe est le plus souvent signe d’un érysipèle. Il est important de soigner rapidement cette affection.

Qu’est-ce qu’un érysipèle ?

Un érysipèle correspond à l’apparition brutale (24 à 48 h) d‘un placard rouge, inflammatoire et douloureux sur la jambe, associé éventuellement à de la fièvre élevée et à un œdème. Ce placard est bien délimité en périphérie avec, généralement, une limite nette entre lazone malade rouge et la zone saine avoisinante. Le diagnostic se fait par un simple examen clinique et par une prise de sang à la recherche de signes d’infection.

Quelles sont les causes de cette maladie ?

L’érysipèle est dû généralement à la présence de bactéries qui ont trouvé une « porte d’entrée » dans la peau. La « porte d’entrée » est, le plus souvent, une plaie cutanée mal soignée ou passée inaperçue mais peut également être un intertrigo entre les orteils, une fissure plantaire, un ongle incarné, un ulcère, un eczéma, etc.

En outre, certaines maladies, notamment l’obésité ou une insuffisance du système veineux ou lymphatique (œdème chronique, varice, etc.), favorisent le développement ou l’aggravation de l’érysipèle.

Quel va être mon traitement ?

Votre médecin recherchera systématiquement une plaie souvent passée inaperçue et susceptible d’expliquer l’origine de l’érysipèle. Il effectuera également un rappel du vaccin antitétanique si vous n’êtes pas à jour dans votre vaccination.
Le traitement de l’érysipèle repose essentiellement sur la prise d’antibiotiques durant une quinzaine de jours, les rougeurs disparaissant généralement en sept jours. Vous devez rester allongé jusqu’à la diminution de la rougeur, de l’œdème et de la douleur, en surélevant votre jambe pour éviter qu’un caillot de sang ne se forme dans les veines (risque de phlébite). En revanche, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les corticoïdes sont contre-indiqués et les anticoagulants ne sont prescrits qu’en cas d’antécédent de phlébite.

Serai-je hospitalisé ?

Vous serez hospitalisé si vous présentez des signes de gravité très marqués (fièvre très élevée, fatigue ou complications locales). Sinon, vous serez traité à domicile avec une surveillance régulière de l’évolution de votre maladie.

Prévenez votre médecin si votre état ne s’améliore pas après trois jours de traitement.

Comment puis-je prévenir les récidives de cette maladie ?

Les récidives d’érysipèle sont fréquentes. Les prévenir nécessite de traiter toutes les portes d’entrée et de respecter le repos au cours du traitement.

Vous pouvez éventuellement porter des bas de contention.

Des drainages lymphatiques peuvent également vous être proposés.

Existe-t-il un risque de complication ?

Bien que très rares, des thromboses veineuses profondes ou des infections qui provoquent la nécrose des tissus sous-cutanés sont possibles et peuvent mettre en jeu la vie des personnes touchées. Les diabétiques, les malades atteints de maladies cardiovasculaires ou pulmonaires, les alcooliques font partie des populations les plus à risque.

Certains signes locaux ou généraux peuvent alerter votre médecin.

  • Votre jambe présente des signes de nécrose cutanée, superficielle ou profonde, sous forme de taches bleutées, froides.

  • Votre jambe montre des signes d’insensibilité.

  • Vous avez un œdème très important.

  • Vous êtes pâle, confus.

  • Vous n’urinez presque plus.

  • Vous êtes en hyperthermie ou, au contraire, en hypothermie.

  • Votre respiration ou votre rythme cardiaque est accéléré.

Si vous présentez un de ces signes, il s'agit d'une urgence médicale et il est important de prévenir votre médecin traitant en vue d’une hospitalisation.

L’érysipèle est une pathologie assez commune (10 à 100 cas pour 100 000 habitants par an). Soyez vigilant et prévenez les récidives.

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Je souffre d'un torticolis Medelli
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Je souffre d'un torticolis

Le torticolis est une contracture de certains muscles du cou. Il existe plusieurs causes à cette contracture, qui vont déterminer des traitements ou des mesures différentes.

Qu’est-ce que le torticolis ?

Le torticolis est le résultat d’une contracture douloureuse de certains muscles du cou, qui entraîne une limitation des mouvements de la tête en rotation ou qui rend impossible tout mouvement de la tête.
En général, la contracture concerne plutôt le gros muscle du cou que l’on appelle le muscle sterno-cléido-mastoïdien, mais elle peut aussi concerner d’autres muscles comme le trapèze ou le scalène.

Quelles peuvent être les causes de mon torticolis ?

Tout dépend de votre âge, car il existe plusieurs types de torticolis.

  • Le torticolis bénin apparaît généralement à votre réveil ou à la suite d’efforts brutaux. Dans ce cas, il est causé, la plupart du temps, par un faux mouvement ou une mauvaise position au cours du sommeil.

  • Le torticolis chronique ou répétitif est lié à des contractions soutenues des muscles qui entraînent un fléchissement de votre tête de façon répétitive. Différentes causes sont impliquées, comme un traumatisme, une arthrose cervicale, une infection dentaire ou de la gorge, certaines affections neurologiques (torticolis spasmodique), ou encore la prise de certains médicaments…

  • Le torticolis congénital chez le bébé est dû soit à une malformation in utero, soit à un hématome situé dans les muscles du cou. Il se traduit par une difficulté du bébé à tourner la tête. Cela peut notamment l’empêcher de prendre le sein ou le biberon d’un côté.

Sans qu’il y ait de raison particulière, les femmes sont plus fréquemment touchées que les hommes (1,5 fois de plus).

Comment traiter mon torticolis ?

La plupart des torticolis disparaissent après quelques heures ou quelques jours. Selon le type de torticolis, les mesures à prendre sont différentes.

  • Pour le torticolis aigu, le repos et la chaleur sont la base du traitement.
    Il faut limiter les mouvements du cou et appliquer des compresses d’eau chaude ou des dispositifs générant de la chaleur (en vente en pharmacie).
    En revanche, attention aux manipulations du cou. Elles doivent être réservées aux professionnels.
    Enfin, des pommades décontracturantes et anti-inflammatoires locales peuvent aussi soulager efficacement. Si cela ne suffit pas, des antalgiques (aspirine, paracétamol), des décontracturants, des myorelaxants ou des anti-inflammatoires par voie orale peuvent aussi vous être prescrits.

  • Pour le torticolis chronique, le traitement de base est le même que pour le torticolis aigu. Il est important de consulter. Certains médicaments plus adaptés vous seront prescrits en fonction de la cause réelle de votre torticolis (infection, arthrose…).

En cas de répétition des épisodes de torticolis, il est recommandé de faire un bilan complet.

Comment éviter de nouvelles crises ?

La prévention d’un torticolis passe par une bonne hygiène de vie. L’entretien musculaire de votre cou et de votre dos repose sur la pratique régulière d’un sport. Vous devez avoir une bonne hygiène dentaire et un traitement adapté à vos troubles oculaires et rhumatismaux si vous en souffrez.

En pratique, si vous êtes sujet(ette) au torticolis :

  • Evitez les courants d’air. Protégez-vous de la pluie, du froid ou encore de l’humidité.

  • Méfiez-vous du froid auprès d’une fenêtre entrouverte et surtout en voiture, lorsque la vitre est baissée.

  • Faites attention aux mauvaises positions de la tête, aux « tensions » lorsque vous êtes assis(e).

  • Veillez à ne pas vous coucher sur le ventre pour dormir.

  • Faites du sport régulièrement pour entretenir votre musculature.

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