Mon enfant a les pieds plats : que faut il faire ? Medelli
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Mon enfant a les pieds plats : que faut il faire ?

Le pied plat est une anomalie banale qui touche de nombreux enfants avant 6 ans. Cette situation évolue la plupart du temps vers une normalisation spontanée au cours de la croissance de l’enfant. Cependant, chez certaines personnes, le pied reste plat à l’âge adulte.

Qu’est-ce qu’un pied plat ?

Le pied plat se traduit par unaffaissement de la voûte plantaire : la surface d'appui du pied avec le sol est augmentée.

Le pied plat se traduit par un affaissement de la voute plantaire. Cette anomalie est banale chez les enfants de moins de 6 ans.Le pied plat se traduit par un affaissement de la voute plantaire. Cette anomalie est banale chez les enfants de moins de 6 ans.

Quelle est la cause ?

Cette anomalie est généralement familiale. Exceptionnellement, un pied plat peut relever d’une cause anatomique, comme une malformation osseuse de l’arrière-pied.


Le pied plat est lié à une hypotonie musculaire physiologique au cours des premières années de la vie. Cette « faiblesse » musculaire provoque un affaissement de la voûte plantaire, souvent associé à un valgus de l’arrière-pied (le talon s’oriente vers l’extérieur). Ce valgus entraîne l’ensemble de la voûte plantaire vers le bas et l’étalement de l’empreinte plantaire.

Que faut-il faire ?

Jusqu’à 5-6 ans, il ne faut pas s’inquiéter. Au-delà de 6 ans, si la cambrure du pied ne s’est pas formée, une consultation médicale permettra de juger ou non de la nécessité du port d’une semelle orthopédique. A cette occasion, un examen général sera effectué à la recherche d’un trouble de la statique des membres inférieurs (anomalie de l’axe des jambes) et de la colonne vertébrale (exemple : scoliose).


Dans certains cas, on peut proposer une rééducation musculaire qui visera à renforcer la musculature du pied et de la cheville.

La plupart des pieds plats de la première enfance s’améliorent spontanément. Quelques-uns d’entre eux restent plats à l’âge adulte et nécessiteront des soins adaptés. La chirurgie reste exceptionnellement justifiée.

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Je souffre d’une entorse de la cheville Medelli
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Je souffre d’une entorse de la cheville

L’entorse de la cheville est une pathologie très fréquente. Elle n’est pas toujours bénigne. Parfois, les lésions sont graves et peuvent laisser des séquelles.

Qu’est-ce qu’une entorse externe de la cheville ?

Une entorse est une lésion d’un ligament. La cheville est stabilisée par deux principaux ligaments, le ligament latéral interne et le ligament latéral externe, lui-même constitué de trois faisceaux (antérieur, moyen, postérieur).

 

Représentation simplifiée de la chevilleReprésentation simplifiée de la cheville

 

L’entorse la plus fréquente concerne le ligament externe. Elle peut être bénigne si les ligaments sont simplement distendus ou grave si ceux-ci sont arrachés.

Une entorse survient généralement lorsque votre cheville « s’est tordue ». Elle provoque le plus souvent une douleur, un gonflement (en « œuf de pigeon ») et une difficulté à bouger votre cheville. Des petites vaisseaux sanguins au niveau de l’articulation peuvent aussi être déchirés et entraîner l’apparition d’un bleu (hématome).

Que puis-je faire si je suspecte une entorse de la cheville ?

A la suite de votre blessure, vous devez pratiquer le protocole GRECC (Glaçage, Repos, Elévation, Compression, Contention) pour diminuer l’inflammation et le gonflement de votre cheville et éventuellement calmer la douleur avec un antalgique.

  • Glaçage : Appliquez de la glace en intercalant un linge entre la peau et la glace pour éviter les brûlures par le froid. La glace doit épouser la forme de la cheville.

  • Repos : Evitez toute activité qui entraîne une douleur de la cheville.

  • Elévation : Surélevez votre jambe, au-dessus du niveau de votre cœur.

  • Compression : Mettez un bandage modérément serré pour ne pas couper la circulation du sang.

  • Contention : Portez une orthèse de stabilisation de la cheville (chevillière, attelle, etc., selon la gravité de l’entorse).

Quels sont les signes de gravité d’une entorse de la cheville ?

La douleur qui peut être très forte, à la limite de la syncope, ou non ressentie, n’est pas proportionnelle à la gravité de la lésion. En revanche, une sensation de craquement au moment du traumatisme ou un gonflement immédiat sont généralement les signes d’une rupture d’un ligament.

Vous devez consulter rapidement un spécialiste pour qu’il élimine d’autres pathologies, comme une fracture qui pourrait nécessiter une intervention chirurgicale, et qu’il détermine la gravité de votre entorse. Il vous prescrira éventuellement des examens complémentaires (radiographie, échographie) pour établir son diagnostic.

Quels sont les traitements possibles ?

Les traitements sont adaptés à la gravité de votre entorse.

Une entorse bénigne ne nécessite généralement que de simples traitements locaux (glaçages plusieurs fois par jour, anti-inflammatoires locaux si nécessaire) associés au port d’une chevillière (durant environ 3 semaines) et éventuellement à des exercices de renforcement musculaire et de rééducation proprioceptive, qui consiste à effectuer des exercices d’équilibre afin d’améliorer le contrôle de l’articulation. Un kinésithérapeute peut prendre en charge votre rééducation.

Une entorse grave peut bénéficier de traitements médicaux pour lutter contre la douleur, l’œdème et l’inflammation accompagnés d’un traitement orthopédique (immobilisation plâtrée), qui permet la cicatrisation du ligament, ou d’un traitementchirurgical (suture du ligament).

Comment puis- je éviter les récidives ?

La prévention des récidives implique que la prise en charge de votre traumatisme ait été effectuée rapidement et que la réadaptation ait été correctement suivie.
Eventuellement, vous pouvez porter une chevillière au moment de la reprise de votre sport. Pensez également à vous échauffer et à utiliser de bonnes chaussures.
La pratique régulière d’exercices de proprioception permet de renforcer le contrôle de l’articulation.

Il est important de traiter avec soin le premier épisode d’une entorse afin d’éviter d’éventuelles séquelles, comme des douleurs ou une instabilité de l’articulation, qui seront ensuite plus difficiles à soigner.

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Je souffre d'une douleur au talon Medelli
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Je souffre d'une douleur au talon

L’épine calcanéenne est souvent mise en cause en cas de douleurs du talon. Elle n’en est pourtant pas directement responsable.

Qu’est-ce que l’épine calcanéenne ?

L’épine calcanéenne est une excroissance osseuse développée en regard de l’insertion de l’aponévrose plantaire au calcanéum (os du talon).

Les douleurs que je ressens au niveau du talon sont-elles causées par cette épine ?

Non, pas directement. Les douleurs du talon (talalgies) sont liées à l’inflammation de l’aponévrose plantaire à proximité de son insertion sur la partie plantaire de l’os du talon (calcanéum). La douleur est vive, souvent comparée à un clou enfoncé dans la plante du pied.

L’épine calcanéenne n’est que la conséquence de la tension excessive de l’aponévrose sur l’os et la douleur équivaut à une tendinite d’insertion.

Comment peut-on soulager la douleur ?

En général, il est recommandé de réduire les activités physiques.

La douleur peut nécessiter des antalgiques ou anti-inflammatoires, mais c’est l’infiltration de cortisone qui reste la plus efficace pour lutter contre la tendinite. Ensuite, il faut traiter la statique du pied. C’est le port d’une semelle orthopédique qui permettra de réduire les tensions musculaires et corriger la statique du pied (correction d’un pied creux ou d’un pied plat). Parfois, on peut recourir à la kinésithérapie ou aux ondes de choc.

Enfin, le choix d’une chaussure adaptée à la marche est indispensable pour éviter de provoquer cette talalgie invalidante.

ATTENTION aux chaussures plates (tongs, chaussures de bateaux, espadrilles…) lors de vos promenades estivales.

Le talon avec une épine calcanéenne

Corriger la statique du pied, adapter vos chaussures à l'activité pratiquée, éviter de marcher trop longtemps pieds nus, constituent autant de moyen simples pour prévenir une talalgie plantaire.

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Je souffre du syndrome du canal carpien Medelli
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Je souffre du syndrome du canal carpien

Le syndrome du canal carpien provoque des fourmillements au niveau de la main. Des traitements efficaces existent.

Qu’est-ce que le syndrome du canal carpien ?

Le canal carpien est un espace qui se situe entre les os du poignet et un ligament inextensible qui relie les os les uns aux autres.
A l’intérieur de ce canal, sorte de gouttière, passe un nerf (le nerf médian) dont l’un des rôles est de transmettre la sensibilité à certains doigts.

Au niveau des zones concernées, vous pouvez ressentir une sensation d'engourdissement, de fourmillement, ou même de douleur.Au niveau des zones concernées, vous pouvez ressentir une sensation d'engourdissement, de fourmillement, ou même de douleur.

Cette gouttière rigide est inextensible : toute augmentation de volume due à un des composants (ligament, tendon) ou à des dépôts de substances se traduit par une pression accrue dans le canal et entraîne une compression du nerf médian.
Cette compression du nerf perturbe la transmission nerveuse, les sensations venant des doigts sont altérées. Cette compression peut aussi entraîner des troubles de la motricité des doigts et le risque d’une amyotrophie (perte des forces musculaires).

Quelles sont les causes de mes douleurs ?

Dans la plupart des cas, la raison qui est à l’origine de l’augmentation de pression dans le canal carpien est inconnue. Le syndrome du canal carpien est plus fréquent chez les femmes, en période de ménopause notamment.
Il peut s’agir d’une inflammation de la membrane synoviale qui entoure les tendons fléchisseurs, comme dans la polyarthrite ou dans les efforts manuels répétés. Des traumatismes fréquents et répétés du poignet peuvent aussi en être la cause. Enfin, ce syndrome peut aussi apparaître au cours de la grossesse, du diabète et dans certaines maladies endocriniennes. La surcharge pondérale est un facteur aggravant.

Quelles en sont les manifestations ?

Les femmes sont plus touchées que les hommes. La maladie apparaît généralement à partir de la quarantaine.
Les premiers symptômes sont des fourmillements, des engourdissements, des sensations de décharges électriques, le plus souvent la nuit, qui peuvent vous réveiller et vous obliger à vous frotter la main ou la secouer. Les douleurs peuvent irradier vers l’avant-bras, voire jusqu’à l’épaule. Pendant la journée, elles sont généralement intermittentes et deviennent plus fortes lorsque la main est mise en activité.

Comment pourrait évoluer ma maladie ?

En l’absence de traitement, la sensibilité des doigts de la main diminue. Le pouce perd aussi de sa force, et certains mouvements deviennent difficiles à effectuer.
Dans certains cas, les muscles du pouce diminuent visiblement de volume : ils s’atrophient. Ces anomalies électriques peuvent être enregistrées sur un électromyogramme (EMG), qui confirmera la souffrance du nerf médian.
Cette maladie peut être reconnue comme maladie professionnelle, lorsque le travail impose des mouvements répétés avec flexion du poignet.

Quels sont les traitements ?

Les mouvements répétitifs, qui pourraient être à l’origine de ce syndrome, sont à éviter et le port d’une orthèse de repos (gouttière) est conseillé durant la nuit pour mettre l’articulation au repos.
L’infiltration de corticoïdes à l’intérieur même du canal par votre rhumatologue est efficace si le nerf médian n’est pas trop comprimé.
Si les traitements médicaux n’ont pas suffi, ou si la forme est grave (EMG), la chirurgie peut être proposée. Son efficacité est reconnue et durable. Des techniques endoscopiques permettent de limiter les incisions visibles.

Les mouvements répétitifs des mains et des poignets favorisent l’apparition du syndrome du canal carpien. Certaines professions sontplus exposées que d’autres, notamment les opérateurs d’ordinateurs, les caissières, les secrétaires, les travailleurs sur les chaînes d’assemblage, les bouchers, les kinésithérapeutes, les serveurs… Le syndrome du canal carpien peut donc être reconnu comme maladie professionnelle, parlez-en à votre médecin.

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