Mon enfant est peut être concerné par l'anorexie : comment puis-je réagir ? Medelli
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Mon enfant est peut être concerné par l'anorexie : comment puis-je réagir ?

L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire qui touche principalement les adolescentes. Comment le dépister et comment réagir ? Quelques pistes.

Qu'est-ce que l'anorexie ?

  • L’anorexie mentale se caractérise par un refus et une peur de prendre du poids alors que celui-ci est bien en dessous de la normale. C’est une maladie qui concerne le plus souvent des jeunes filles de 12 à 20 ans.

  • Elle se traduit par des restrictions alimentaires, associées très souvent à des crises de boulimie durant lesquelles la personne malade mange de manière excessive puis se fait vomir.

  • Elle peut provoquer une fatigue intense, une fonte musculaire, la chute des cheveux, une décalcification des os, des problèmes gastriques ou dentaires. Elle s’accompagne souvent de troubles dépressifs. 

  • Environ 5 % des personnes anorexiques meurent des suites de la maladie ou d'un suicide. Une prise en charge précoce évite les séquelles physiques, psychiques et sociales, et l’évolution vers une forme chronique.                                                                                            

Quels signes doivent m'alerter ?

  • Votre enfant a maigri de façon importante ou sa croissance s’est brusquement arrêtée.

  • Votre enfant change de comportement alimentaire : il saute des repas, refuse de manger les aliments qui font grossir, trie les aliments dans son assiette, prend des coupe-faims, boit beaucoup.

  • Votre enfant a une peur obsessionnelle de grossir. Il se trouve trop gros alors que, vous, vous le trouvez menu.

  • Votre fille n’a plus ses règles.

  • Votre enfant pratique une activité physique intense et manifestement excessive afin d’ « éliminer » les calories.

  • Votre enfant se plaint souvent de troubles digestifs, il vomit de manière répétée, il demande des laxatifs.

  • Votre enfant a peu d’amis et refuse de s’intégrer à un groupe.

Que puis-je faire ?

  • Parlez des signes que vous avez repérés avec votre enfant le plus rapidement possible.

  • Amenez-le à consulter un médecin spécialisé dans le traitement des troubles du comportement alimentaire ou, s’il préfère, un médecin qu’il connaît (médecin de famille, pédiatre) qui fera un premier bilan et établira un diagnostic.

  • Le médecin décidera peut-être de mettre en place une prise en charge adaptée à son cas qui fera intervenir plusieurs soignants : un médecin, un psychiatre ou psychologue et, éventuellement, un diététicien ou un médecin nutritionniste. Le soutien de l’ensemble de la famille sera favorable à la guérison.

Maintenez le dialogue avec votre enfant en évitant le jugement et la culpabilité. Montrez-lui votre affection, votre amour pour lui et rappelez-lui que vous serez toujours là pour l'aider quoi qu'il arrive.

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Mon enfant souffre d’anorexie : quelle attitude devrais-je adopter ? Medelli
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Mon enfant souffre d’anorexie : quelle attitude devrais-je adopter ?

Vivre avec un enfant anorexique nécessite de trouver les mots justes, d’adopter les bonnes attitudes pour l’accompagner, tout en se préservant et en préservant le reste de la famille. Voici quelques conseils qui pourront vous aider.
  • Aide : N’hésitez pas à contacter les associations dédiées aux personnes souffrant de troubles alimentaires. Elles organisent des groupes de parole pour les proches. Vous pourrez ainsi sortir de votre isolement, rencontrer d’autres personnes qui vivent ou ont vécu la même situation et en parler. Ces échanges vous aideront à réfléchir sur les attitudes à adopter avec votre enfant et le reste de la famille. Vous pouvez aussi avoir besoin d’un travail de psychothérapie afin de verbaliser votre propre souffrance. N’hésitez pas à consulter un psychologue ou un psychiatre.

  • Culpabilité : Ne vous sentez pas coupable, vous n’êtes pas responsable de la maladie de votre enfant. Ne le culpabilisez pas non plus : c’est la maladie qui doit être mise en cause, pas votre enfant qui fait face à une conduite compulsive, plus forte que sa propre volonté. Dites-lui au contraire que vous ne le jugez pas et que vous êtes là pour l’aider

  • Estime de soi : Proposez à votre enfant de prendre soin de son corps et de se mettre en valeur. Aidez-le à reconnaître ses qualités et à accepter ses défauts. Incitez-le à exprimer ses émotions, ses sentiments et ses besoins sans, bien sûr, le harceler.

  • Famille : Le soutien de la famille fait partie du traitement. Expliquez sans tabou la maladie à votre entourage, notamment à la fratrie, mais ne laissez pas votre enfant malade instaurer une tyrannie au sein de la famille et sachez rester à l’écoute de vos besoins et de ceux de votre entourage.

  • Guérison : La guérison est souvent longue, faite d’une succession de victoires et de rechutes. Valorisez chacune des petites victoires, soutenez-votre enfant après chaque rechute, soyez patient et élaborez ensemble des projets d’avenir.

  • Isolement : Essayez de rompre son isolement en lui proposant de rencontrer des amis, de pratiquerdes activités sociales ou culturelles.

  • Poids : Ne lui parlez pas de grossir car c’est souvent ce dont il a le plus peur. Utilisez plutôt le terme « démaigrir ». Dites- lui qu’il s’agit de combler la différence entre son poids actuel et un poids normal. Ne soyez cependant pas obsédé par son poids.

  • Repas : Ne faites pas de chantage sur la nourriture et ne soyez pas focalisé sur l’alimentation. Essayez en revanche de conserver des repas structurés (entrée, plat, dessert) et partagés en famille.

  • Suicide : Si vous pensez que votre enfant pourrait avoir des pensées suicidaires, parlez-lui-en. Ne le laissez pas seul si son projet semble précis (il sait où, quand ou comment) et contactez rapidement le médecin qui le suit.

  • Sport : Une pratique sportive intensive peut être un des symptômes de la maladie. Aidez votre enfant à en prendre conscience et incitez-le à choisir une activité plus douce qui lui procurera du plaisir.

La liste par départements des structures de soin et associations qui proposent des services d’information et de soutien aux personnes souffrant d’anorexie mentale et à leur famille est disponible sur le site de l'Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire ( www.anorexieboulimie-afdas.fr).

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Je suis anorexique : comment serai-je soigné ? Medelli
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Je suis anorexique : comment serai-je soigné ?

La majorité des personnes qui souffrent d’anorexie mentale et qui suivent une thérapie guérissent définitivement. La guérison nécessite de traiter les aspects physiques et nutritionnels de la maladie ainsi que ses aspects psychologiques.

Quelle sera mon traitement ?

Le médecin qui a établi le diagnostic d’anorexie mentale vous proposera une prise en charge pluridisciplinaire, adaptée à votre cas, faisant intervenir plusieurs soignants : un médecin qui traitera l’aspect physique de votre maladie, éventuellement en collaboration avec un diététicien ou un médecin nutritionniste, et un psychiatre ou psychologue qui prendra en charge l’aspect psychologique de la maladie. Le suivi peut être réalisé en hospitalisation de jour (vous entrez et vous sortez de l’hôpital le même jour) ou chez un médecin libéral.

Serai-je hospitalisé ?

Vous ne serez hospitalisé durant plusieurs jours que si votre état nutritionnel ou psychologique met votre vie en danger, ou si la prise en charge dans votre environnement habituel n’est pas envisageable ou s’est révélée inefficace. La demande d’hospitalisation se fait généralement avec votre accord ou celui de votre famille et vous y serez préparé. Vous serez hospitalisé dans des structures ou services hospitaliers spécialisés et adaptés à votre âge.

Quel est le rôle de la prise en charge nutritionnelle ?

Le premier objectif du traitement est de restaurer un poids normal (IMC supérieur à 18,5 pour une personne de plus de 15 ans) pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme. Il s’agira dans un premier temps de stopper la perte de poids puis d’entreprendre une reprise de poids (on parle plutôt de « démaigrir »). L’équipe médicale établira un programme de renutrition en fonction de vos objectifs, la réintroduction et la modification des repas se faisant de manière progressive. Si vous êtes particulièrement faible, le médecin vous proposera éventuellement des compléments alimentaires ou une administration de nourriture via une sonde qui sera introduite dans votre tube digestif en passant par le nez. La pose de la sonde est désagréable mais non douloureuse.

Quel est le rôle de la psychothérapie ?

Une prise en charge par unpsychiatre ou un psychologue vous aidera à adopter de nouvelles conduites alimentaires et à accepter de reprendre du poids. Elle vous permettra de comprendre votre maladie et traitera votre souffrance psychique.

Plusieurs types de thérapies vous seront proposés. Elles peuvent être pratiquées de manière individuelle, en groupe, avec d’autres personnes concernées par la maladie, ou en famille (elles impliquent alors aussi vos parents et parfois vos frères et sœurs). Le choix de la thérapie dépendra de la sévérité de votre maladie, de votre âge et de votre personnalité.

Quel sera mon suivi ?

Le médecin vous prescrira régulièrement des analyses sanguines et des examens complémentaires (radiographie, électrocardiogramme…) pour s’assurer que votre corps n’est pas en manque de certains minéraux ou vitamines essentiels, ou que vos organes ne sont pas affectés. Si vous vous faites régulièrement vomir, il surveillera et traitera les éventuelles complications au niveau des dents ou du système digestif. Il surveillera aussi régulièrement l’état de vos os.

La prise en charge psychologique sera aussi régulièrement évaluée et, le plus souvent, poursuivie sur plusieurs années afin d’éviter les rechutes.

Dois-je contacter une association ?

Les associations proposent aux personnes anorexiques et à leurs familles des services d’information et de soutien. Elles organisent notamment des groupes de parole, mettent en place des accueils téléphoniques ou des sites internet. Vous pourrez ainsi vous exprimer librement devant des personnes qui vivent ou ont vécu la même situation que vous, sans avoir l’impression d’être jugé.

L'Association française pour le développement des approchesspécialisées des troubles du comportement alimentaire recense les structures de soin et les associations spécialisées dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire. La liste par départements est disponible sur le site www.anorexieboulimie-afdas.fr.

Des séances de psychodrame analytique (jeux de rôles), des thérapies comme la sophrologie, l’art-thérapie ou la musicothérapie, ou la pratique d’activités douces comme le yoga peuvent également vous aider. La guérison est souvent longue, faite de rechutes et d’avancées successives. Soyez patient.

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