Mon enfant joue aux jeux vidéo : y a-t-il un risque de dépendance ? Medelli
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Mon enfant joue aux jeux vidéo : y a-t-il un risque de dépendance ?

Entre les consoles de salon, les jeux sur ordinateur, les petites consoles portables et aujourd’hui les tablettes et smartphones, les jeux vidéo ont envahi le quotidien des adolescents. Ce loisir, souvent incompris des parents, peut dans de rares cas entraîner une dépendance.

Peut-on véritablement parler d’addiction ?

L’addiction se définit comme une dépendance à une substance, ou dans le cas des jeux vidéo à une pratique, qui perdure en dépit des conséquences néfastes pour la santé, les activités quotidiennes ou l’entourage de l’usager.

La question de l’addiction aux jeux vidéo fait encore débat. En 2012, l’Académie Nationale de Médecine proposait d’utiliser plutôt le terme de « pratiques excessives ».

 

Tous les jeux sont-ils concernés ?

Les jeux vidéo regroupent une multitude de genres très divers : jeux d’action, de stratégie, de réflexion… Parmi eux, les plus souvent liés à des pratiques excessives sont les MMORPGs (pour Massive Multiplayer Online Role Playing Game , jeux de rôles réunissant un grand nombre de joueurs en ligne). Dans ces titres, dont le plus populaire réunit plus de 10 millions d’abonnés, l’univers virtuel est dit « persistant » : il continue d’évoluer 24 heures sur 24, même lorsque le joueur est absent. Ce système de jeu impliquant un important investissement de temps peut inciter certains à jouer de façon excessive.

 

Les jeux d’argent en ligne (jeux de casino, poker sur internet…) sont eux aussi souvent incriminés dans les cas de pratiques addictives, mais il s’agit alors davantage d’une addiction aux jeux de hasard et d’argent qu’aux jeux vidéo à proprement parler. Rappelons que les jeux d’argent en ligne sont légalement interdits aux mineurs.

Comment mon enfant peut-il devenir « accro » aux jeux vidéo ?

La très grande majorité des adolescents jouant avec excès connaissent des problèmes personnels, familiaux ou sociaux. Le jeu vidéo n’est alors pas une cause, mais une conséquence du mal-être. En permettant à l’adolescent de jouer un « autre soi » via son avatar (le personnage qu’il incarne à l’écran), plus fort, plus charismatique, le jeu vidéo lui permet d’échapper aux difficultés du monde réel. Dans des univers persistants, le joueur pourra avoir une vie numérique et sociale riche, qu’il contrôle comme il le souhaite.

 

Quels sont les signes d’une dépendance ?

Le nombre d’heures passées devant un écran n’est pas un instrument de mesure suffisant pour détecter une éventuelle dépendance. La pratique devient réellement addictive lorsqu’elle impacte visiblement et durablement la vie de votre enfant : problèmes de sommeil, troubles du comportement alimentaire, échec scolaire, isolement social, arrêt ou diminution des autres activités, familiales ou sportives, etc.

Il existe plusieurs tests conçus par des psychiatres pour évaluer le niveau de dépendance aux jeux vidéo.

 

Cliquez ici pour accéder à un questionnaire et évaluer la dépendance de votre enfant aux jeux vidéo

Mon enfant a une pratique excessive : quels sont les risques ?

Pour la plupart des pratiques excessives, les risques sont :

  • Un retrait scolaire et social.

  • Un repli sur soi, avec un appauvrissement de la vie affective et intellectuelle.

  • Une malnutrition, un amaigrissement important ou au contraire une prise de poids liée au grignotage.

  • Un manque d’exercice physique pouvant poser problème lors de la croissance.

Comment puis-je réduire les risques de dépendance ?

Votre rôle de parent est essentiel sur plusieurs points :

  • Impliquez-vous et informez-vous sur l’univers vidéoludique, pour pouvoir échanger avec votre enfant sur sa vie de joueur, autoriser ou non tel type de jeu.

  • Privilégiez les jeux proposant une narration, une histoire interactive, plutôt que les jeux compulsifs et répétitifs comme les mondes persistants.

  • Limitez le temps passé devant un écran, que ce soit un ordinateur, une console de salon ou portable.

  • Autorisez le jeu à certains endroits, à certaines heures : jouer la nuit ou dans sa chambre est fortement déconseillé.

Dois-je proscrire les jeux vidéo ?

Les jeux vidéo participent aujourd’hui à la vie sociale de la grande majorité des adolescents. Les cas très marginaux de dépendance ne doivent pas faire oublier que ce loisir aide à développer l’imagination, la réflexion et l’élaboration de stratégies. Les jeux multijoueurs qui mettent en avant la coopération entre joueurs favorisent également la communication et la sociabilisation. Certains jeux vidéo sont ainsi utilisés comme outils thérapeutiques par des pédopsychiatres et psychanalystes pour aider des enfants en difficultés ou atteints d’autisme. Le jeu vidéo permet alors aux jeunes patients d’échanger et d’affronter leurs difficultés via les mondes virtuels. Le véritable risque ne réside donc pas dans le jeu vidéo en soi, mais dans l’usage qui en est fait en l’absence de règles.

Mon enfant est dépendant : puis-je me faire aider ?

Si vous pensez percevoir certains signes de dépendance, entamez un dialogue avec votre enfant autour de sa consommation et des moyens de la limiter. Si vous voulez vous faire aider, n’hésitez pas à en parler tout d’abord avec votre médecin, qui pourra vous orienter si besoin vers une structure adaptée. Lorsqu’une dépendance est clairement établie, des consultations avec un thérapeute peuvent être nécessaires. Si tous ne sont pas formés aux particularités du jeu vidéo, la plupart des centres français d’addictologie prennent en charge les joueurs compulsifs. Des thérapies classiques, parfois associées à des thérapies de groupe, permettent bien souvent de régler le problème. Dans les cas les plus graves, de courtes hospitalisations sont nécessaires à un sevrage ou un contrôle.

 

La question de la violence dans certains jeux vidéo inquiète également de nombreux parents. Si rien ne montre à l’heure actuelle que cette violence soit plus dangereuse que celle visible au cinéma ou à la télévision, elle n’en reste pas moins problématique pour de jeunes enfants ou adolescents. Lorsque ces derniers jouent à des contenus inappropriés, la situation est bien souvent imputable à l’ignorance des parents dans ce domaine. Depuis 2003, le système européen PEGI (pour Pan-European Game Information) indique sur toutes les jaquettes de jeu l’âge minimum recommandé (3, 7, 12, 16, et 18 ans).

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Mon enfant est peut-être surdoué : quelles démarches suivre ? Medelli
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Mon enfant est peut-être surdoué : quelles démarches suivre ?

Dépister la précocité d’un enfant permet aux parents et aux enseignants de s’adapter à ses particularités pour accompagner au mieux son épanouissement. La prise en charge d’un enfant précoce est une décision pluridisciplinaire.

Qu’est-ce que la précocité ?

Un enfant dit précoce est un enfant dont le développement intellectuel se fait plus rapidement que ce qui est observé en moyenne. Il est intellectuellement en avance par rapport à son âge. Son intelligence présente des particularités dans le processus de compréhension et d’apprentissage.Il existe de nombreuses façons de nommer les enfants précoces : enfant intellectuellement précoce (EIP), enfant « doué » ou « surdoué », enfant à « haut potentiel » ou à « quotient intellectuel élevé »...

Pourquoi faut-il dépister une précocité ?

La précocité est une particularité de l’enfant. Son mode de fonctionnement et son intelligence le distinguent des enfants qui l’entourent. Il a donc des besoins particuliers.Détecter la précocité permet aux parents et aux enseignants de s’adapter à ces particularités et éventuellement d’aménager sa scolarité, ses activités… Une précocité qui n’est pas identifiée conduit souvent à des difficultés entre l’enfant et ses parents, ses enseignants et plus généralement son entourage (amis…). L’école étant adaptée aux besoins du plus grand nombre, elle ne répond pas toujours bien à ceux d’un enfant précoce. De ce fait, on observe paradoxalement un fort taux d’échec scolaire chez ces enfants.Il faut noter également que le développement précoce de l’enfant ne touche que ses capacités intellectuelles. Il conserve les capacités physiques (motricité, graphisme…) de son âge. Ce déséquilibre entre intellect et physique peut être source de gêne, voire de souffrance pour l’enfant, et d’incompréhension de la part de l’entourage. Etre conscient de ce problème et savoir y répondre est déterminant pour assurer le développement harmonieux de votre enfant.

Y a-t-il beaucoup d’enfants précoces ? Est-ce fréquent ?

En pratique, on estime que la précocité concerne en moyenne un ou deux enfants par classe.

Comment puis-je savoir si mon enfant est précoce ?

Certains signes peuvent vous amener à penser que votre enfant est précoce et vous pousser à consulter un psychologue pour en avoir la confirmation.Un enfantprécoce est, le plus souvent, en avance sur les apprentissages. Il est de nature particulièrement curieuse. Il pose énormément de questions et ne se contente pas de réponses simplistes et évasives. L’enfant précoce ne se lance généralement pas dans un domaine sans s’être assuré qu’il le maîtrise. De ce fait, on observe fréquemment des enfants précoces parlant tardivement, mais parfaitement !La comparaison avec d’autres enfants du même âge peut vous amener à vous poser la question de la précocité. L’instituteur, attentif aux apprentissages, peut soupçonner une précocité et vous alerter.

Comment puis-je être sûr(e) que mon enfant est précoce ?

La précocité s’appuie sur des résultats de tests de quotient intellectuel (QI), exclusivement réalisés par un professionnel compétent. On parle de précocité en général à partir d’un QI de 125, ce qui correspond à 5 % de la population ; un QI supérieur à 132 correspond à 2 % de la population et, au-delà de 145, à 0,1 % de la population. Seuls les tests permettent d’affirmer une précocité.

Quand et par qui se fait le dépistage ?

Dès 3 ans, les enfants peuvent passer des tests chez un psychologue. Ces résultats seront alors seulement indicatifs et devront être confirmés plus tard.Les tests de QI et de personnalité doivent être réalisés par un psychologue compétent, connaissant la particularité de ces enfants. Tous les psychologues ne pratiquent donc pas ce genre de tests.La décision de faire suivre votre enfant par un spécialiste doit être réfléchie et discutée. Elle peut impliquer le médecin traitant, le psychologue, voire le médecin scolaire. Renseignez-vous auprès de votre médecin avant de prendre rendez-vous pour votre enfant.

Comment se déroulent les tests ?

L’examen commence généralement par un entretien d’une demi-heure à une heure avec les parents pour comprendre l’histoire de l’enfant, son développement depuis sa naissance, ses relations avec les autres, etc.Cet examen est ensuite complété par des tests individuels de niveau intellectuel. Ils ont pour but d’évaluer la compréhension et les acquisitions verbales, les capacités d’observation, d’attention, d’apprentissage et d’organisation dans le temps et l’espace, ainsi que la personnalité de l’enfant. Ils durent environ une heure.Suite à cet entretien, un compte rendu détaillé, comportant les résultats chiffrés aux différents tests, vous sera remis ou adressé. La signification de ces résultats vous sera indiquée et des conseils pourront vous être donnés.Vous devez veiller à bien conserver ce bilan et à vous y reporter régulièrement, notamment lors des grandes étapes d’apprentissage de votre enfant.

Il existe de nombreuses associations auprès desquelles il est possible de trouver des renseignements utiles et pratiques.Attention, certains sites proposent des tests de QI gratuits qui n’ont aucune validité scientifique.Certaines structures se servent de l’inquiétude des parents pour en tirer profit.Renseignez-vous pour connaître les centres compétents et agréés les plus proches.

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Je comprends ce qui se passe au moment de la puberté Medelli
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Je comprends ce qui se passe au moment de la puberté

La puberté, qui correspond au passage de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte fertile, se caractérise par des modifications physiques, hormonales et psychologiques.

Quand la puberté intervient-elle ?

Cette période est marquée par des modifications physiologiques très importantes, tant chez la fille que chez le garçon.L’âge moyen du début de la puberté chez la fille est de 11 ans et de 13 ans chez le garçon. Cela peut néanmoins varier d’environ plus ou moins deux ans.

Comment la puberté se manifeste-t-elle chez les filles ?

La puberté se déclare soit d’abord par le développement d’une pilosité pubienne, soit par le développement des seins.Ces signes sont le témoin de production d’hormones qui accompagnent une croissance des organes génitaux internes (ovaires, utérus) et externes.Les premières règles surviennent habituellement à l’âge de 13 ans, mais peuvent apparaître plus tôt ou plus tard, environ deux ans après les premiers signes de la puberté. Elles ne deviennent régulières qu’au bout d’un ou deux ans avec l’apparition de l’ovulation.La masse adipeuse (répartition des graisses) est modifiée.

A quoi cela est-il dû ?

Cette transformation est due à la production des hormones féminines par les ovaires.

Comment la puberté se manifeste-t-elle chez les garçons ?

La puberté se déclare d’abord par une augmentation du volume des testicules, accompagnée ou suivie de l’apparition de la pilosité du pubis, mais aussi du visage et des aisselles. Dans le même temps, les organes génitaux externes se développent marqué par l'augmentation de la longueur de la verge.Au cours de ces manifestations de la puberté, la voix mue.

A quoi cela est-il dû ?

Ce sont les hormones sexuelles masculines (testostérone) produites par les testicules qui en sont responsables.A cette période commence la production continue de spermatozoïdes.

Y a-t-il des manifestations communes aux deux ?

Chez les deux sexes, la puberté s’accompagne toujours d’une croissance accélérée.Chez la fille, on observe des changements dans la répartition des graisses (masse adipeuse), avec une modification du poids.Le garçon ne subit pas habituellement de changement de la masse adipeuse, mais la musculature est modifiée.

Quelles sont les anomalies de la puberté ?

 

Chez la fille, voici les anomalies possibles.

  • L'avance pubertaire : on parle d’avance pubertaire lorsque la puberté apparaît avant l’âge de 9 ans. Cette avance peut être de caractère familial.Parfois, le développement pubertaire est incomplet (limité soit à la pilosité, soit au développement des seins).Dans ces deux cas, un avis médical est nécessaire pour un examen spécialisé éventuel.

  • Le retard pubertaire qui peut être complet avec un retard de la pilosité et du développement des seins. Si le développement pubertaire n’est pas observé après l’âge de 13 ans, il est conseillé de consulter votre médecin.

  • Le retard peut se limiter à une anomalie simple des règles : aménorrhée primaire, c'est-à-dire absence de règles ; aménorrhée secondaire, c'est-à-dire arrêt des règles. Ou, au contraire, à des règles abondantes ou fréquentes. Si ces anomalies se prolongent quelques années après le début de la puberté, il est nécessaire de consulter.

Chez le garçon, voici les anomalies possibles.

  • L'avance pubertaire : on parle d’avance pubertaire lorsqu’il y a des signes précoces avant l’âge de 11 ans. Le développement pubertaire peut être complet ou incomplet.

  • Le retard pubertaire avec absence de développement des testicules doit être pris en compte à partir de l’âge de 14 ou 15 ans, et ce d’autant que le garçon se sentira différent de ses camarades.Dans les deux cas, un avis médical est nécessaire pour un éventuel examen spécialisé.

Y a-t-il des conséquences sur le comportement ?

La puberté est avant tout une période de transformation physique. L’enfant accède à la capacité de procréer.Mais les changements physiques entraînent aussi des changements de comportement et ont souvent une influence sur le caractère. L’adolescent pubertaire devient plus sensible à son environnement. La puberté est parfois une période de conflits entre parents et enfants.Dans tous les cas, si vous êtes inquiet ou si votre enfant semble perturbé, parlez-en à votre médecin.

Les importants changements physiques que traverse l’adolescent peuvent s’accompagner de difficultés d’image et de troubles du comportement.Tous ces phénomènes, physiques ou comportementaux, doivent être pris en compte et évoqués lors de consultations avec votre médecin, mais ils ne doivent en aucun cas alarmer sur une quelconque malformation ou pathologie.

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Je remplis une fiche santé pour chacun de mes enfants Medelli
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Je remplis une fiche santé pour chacun de mes enfants

Cette fiche médicale concerne les enfants de 0 à 13 ans. Elle comporte des renseignements portant sur leur état de santé, leurs traitements et leurs antécédents. Gardez-la pour répondre précisément aux médecins que vous pourriez consulter.
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