7 conseils précieux à l'annonce d’un cancer Medelli
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7 conseils précieux à l'annonce d’un cancer

Lorsque votre médecin diagnostique un cancer, il vous transmet beaucoup d’informations. De nombreuses questions surgissent alors : comment se fera le suivi médical, quel sera le traitement, comment en parler, qui sera à nos côtés. Prenez le temps de lire les conseils qui vous sont donnés pour en reparler avec l’équipe soignante : 4 fiches texte, 2 vidéos et un lien sont là pour vous aider.

Voici un guide de découverte des documents mis à votre disposition

Laissez vous guider.

Comment serai-je accompagné lors de mon diagnostic ?

A l’annonce du diagnostic de cancer, une série de dispositifs d’accompagnement sont mis en place afin que vous ne soyez pas seul face à votre maladie. Découvrez le déroulement de votre prise en charge dans la vidéo « Cancer : l’intérêt de la consultation d’annonce ». Il s’agit de la première étape du plan personnalisé de soins dont les différentes phases sont détaillées dans la fiche « Cancer : je bénéficie d’un plan personnalisé de soins ».

Si vous vous sentez perdu face à votre maladie, une aide psychologique peut être bénéfique comme le montre le témoignage de Lydie dans la vidéo « Accompagnée par un psychologue après l’annonce de mon cancer ».

Quelle place donner à mes proches ?

Il est important de prendre le temps d’annoncer votre maladie à vos proches. Les fiches « Je dois annoncer mon cancer à mes proches » et « Je vais dire à mes enfants que j'ai un cancer » regroupent des conseils utiles pour vous aider dans ces moments délicats.

De plus, votre entourage constitue une réelle force tout au long de votre prise en charge. Vos proches peuvent vous apporter un soutien important dont vous aurez besoin durant votre traitement. Lisez la fiche « J'ai un cancer et mes proches m'accompagnent dans cette épreuve » afin de comprendre comment les associer à votre maladie.

Existe-t-il des sociétés savantes ou associations vers lesquelles me tourner ?

Des guides d’information sur les différents cancers sont mis en ligne par l’Institut national du Cancer à destination des patients et de leurs proches. Vous pouvez les trouver sur le site internet de l’institut comme vous l’indique la fiche « Je m'informe sur mon cancer avec l'aide du programme SOR SAVOIR PATIENT ».

Enfin, si vous avez des questions, parlez-en avec votre médecin. Il peut répondre aux questions que vous vous posez et saura vous informer et vous conseiller. Des documents figurant sur son site peuvent également vous apporter des réponses. L'espace information ou l’Espace de Rencontres et d’Information (ERI) de votre établissement de soins pourra également vous informer, vous orienter vers des professionnels ou des associations de patients.

 

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Cancer, que va-t-il se passer à la fin de mon traitement (par immunothérapie) ? Medelli
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Cancer, que va-t-il se passer à la fin de mon traitement (par immunothérapie) ?

Vous avez eu un cancer. Vous avez suivi différents traitements dont une immunothérapie. Votre prise en charge thérapeutique est terminée. Vous allez reprendre progressivement une vie normale. Pour autant, vous allez continuer à être suivi médicalement de façon régulière et prolongée. Cette surveillance ne doit pas vous inquiéter mais au contraire vous rassurer. L’équipe médicale et votre médecin traitant sont là pour vous accompagner dans cette phase de sortie de la maladie.

Mon traitement est terminé, est-il normal que je me sente angoissé ?  

Pendant plusieurs mois, votre attention a été polarisée sur votre maladie et votre vie organisée en fonction des contraintes de vos traitements. La fin de la prise en charge thérapeutique et de votre encadrement par l’équipe médicale peut générer une angoisse et un sentiment d’abandon. C’est normal, parlez-en à votre médecin qui éventuellement vous proposera un soutien psychologique voire des médicaments en cas de dépression. 

L’arrêt de mon traitement, signifie-t-il que je suis guéri ? 

Le médecin a estimé que les traitements ont été efficaces et que la maladie a régressé ; c’est pourquoi il a arrêté les médicaments. Dans le cas du cancer, on parle de rémission. Vous allez être surveillé pendant plusieurs mois (voire années) au terme desquels on pourra sans doute parler de guérison. Évidemment surtout au début, chaque consultation de suivi peut être source d’inquiétude. Ces craintes s’estomperont avec le temps. Ne vous inquiétez pas si on ne vous a pas retiré immédiatement la chambre implantable qui servait aux traitements injectables ; cela se fera dans un second temps. Certains traitements d’immunothérapie peuvent continuer d’agir plusieurs mois après leur arrêt ; c’est pourquoi le médecin peut décider d’arrêter un traitement avant le stade de la rémission.   

Qu’est-ce que le médecin va surveiller après l’arrêt des traitements ? 

Les consultations de suivi ont plusieurs objectifs : s’assurer que la maladie est toujours bien contrôlée ; prendre en charge s’ils persistent les éventuels effets indésirables (liés aux traitements reçus ou à la maladie) ; et détecter la survenue de nouveaux effets secondaires des traitements d’apparition tardive.

Ces consultations sont également l’occasion de discuter des difficultés que vous pouvez rencontrer dans votre vie quotidienne : réappropriation de votre image corporelle, difficultés dans votre couple, problème de réinsertion dans votre travail. Les questions concernant votre alimentation, votre activité physique, votre consommation de tabac ou d’alcool seront abordées. 

J’ai bénéficié d’une immunothérapie, aurai-je un suivi particulier ? 

Le médicament que vous avez reçu avait pour objectif de stimuler votre système immunitaire afin qu’il réagisse contre vos cellules cancéreuses. Il peut parfois inciter votre système immunitaire à réagir contre des cellules normales ; on parle de symptômes auto-immuns qui peuvent concerner différents organes. Ces effets secondaires liés à l’immunothérapie peuvent survenir pendant le traitement mais également de façon retardée après l’arrêt de celui-ci. C’est pourquoi, votre médecin vous a demandé de lui signaler tout symptôme vous paraissant anormal. Afin d’informer tout professionnel de santé amené à vous prendre en charge (par exemple service d'urgences, médecin traitant), pensez à utiliser votre carte « Patient sous immunothérapie ».

D’une façon générale, les immunothérapies comme tout nouveau traitement innovant, font l’objet d’une vigilance particulière à court et long terme. 

J’ai fait partie d’un essai thérapeutique, serai-je suivi à la fin du traitement ? 

À la fin de votre traitement vous continuez à être suivi dans le cadre de l’essai (la durée de l’étude est indiquée dans le notice d’information que vous avez reçue). Vous pouvez demander à être informé des résultats globaux de l’étude lorsque celle-ci sera terminée pour tous les patients et que l’ensemble des résultats sera analysé. En revanche, excepté cas bien particulier (urgence ou nécessité absolue), vous ne pourrez pas savoir si vous faisiez parti du groupe de patients recevant le médicament testé ou le placebo. Que vous ayez fait partie de l’un ou l’autre groupe, si des effets secondaires tardifs apparaissent, ils seront déclarés et pris en compte. 

Je me sens facilement fatigué et j’ai parfois des douleurs, dois-je m’inquiéter ? 

Après l’épreuve du cancer et de ses traitements, il est normal que vous vous sentiez facilement fatigué ou que vous ayez quelques douleurs, des problèmes nutritionnels ou divers autres symptômes consécutifs à votre cancer. Vous pouvez également rencontrer des difficultés sociales ou une perturbation de votre image corporelle. Si cela vous inquiète parlez-en à votre médecin. Il pourra vous orienter vers « des soins de support » qui proposent une approche globale pour retrouver une qualité de vie la meilleure possible. Les centres d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) font partie des soins de support.

D’une façon générale, c’est le caractère inhabituel d’un symptôme qui doit vous alerter et vous inciter à consulter votre médecin. Ce peut être un amaigrissement, un épisode de fatigue imprévu, une fièvre, des signes respiratoires, des difficultés de communication ou un repli sur soi. 

Si un marqueur s’élève, cela signifie-t-il une rechute ? 

Pour certains cancers, la surveillance inclut le dosage de marqueurs. Les marqueurs sont des indicateurs d’une éventuelle évolution de la maladie. Leur élévation peut conduire à initier d’autres examens plus poussés à la recherche d’une reprise du cancer. Mais elle ne peut signifier à elle seule une rechute, ni être une indication thérapeutique.

 Le programme personnalisé après cancer fait partie du programme personnalisé de soins. Il prévoit au minimum une consultation médicale qui organise le suivi après le traitement, un accès facilité aux soins de support et un accompagnement social pour la reprise du travail. Le médecin traitant est le pivot central du suivi médical de l’après cancer. 
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Bilan avant traitement d'un cancer du poumon : je comprends les examens que je vais passer Medelli
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Bilan avant traitement d'un cancer du poumon : je comprends les examens que je vais passer

Une série d’examens est nécessaire pour définir et évaluer le stade d'évolution d’un cancer du poumon. L'objectif est de déterminer le traitement le mieux adapté à votre cas : on parle de bilan pré-thérapeutique.

A quoi sert le bilan pré-thérapeutique ?

Après le diagnostic de cancer du poumon, ou en cas de forte suspicion lorsque le diagnostic n’est pas encore établi de façon formelle, les médecins réalisent un « bilan » c’est à dire des examens dont l’objectif est triple :

  • Evaluer l’étendue de la tumeur dans le thorax. Les examens pratiqués sont principalement la fibroscopie bronchique ou le scanner.

  • Vérifier s’il existe des métastases décelables. Les examens utilisent surtout le scanner, la résonance magnétique nucléaire (IRM) du cerveau, ou le PET-scanner.

  • Lorsqu’une opération chirurgicale thoracique est envisagée, vérifier si votre cœur et vos poumons peuvent la supporter. Les examens pratiqués sont principalement l’épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR), l’électrocardiogramme (ECG), parfois l’échographie cardiaque ou la scintigraphie pulmonaire.

D’autres examens peuvent être demandés en fonction des caractéristiques de chaque patient.

Enfin, le bilan pré-thérapeutique peut permettre de prélever et d'analyser un morceau de la tumeur (biopsie), pour affirmer de manière formelle le diagnostic de cancer et préciser son type histologique. L’analyse permet notamment de définir s’il s’agit d’un cancer « à petites cellules » (environ 15 % des cancers du poumon) ou « non à petites cellules ».Les biopsies sont obtenues le plus souvent lors d’une fibroscopie, parfois sous scanner ou échographie. Dans de rares cas, le diagnostic histologique formel n’est obtenu que lors d’une opération chirurgicale.

Comment se déroulera ma fibroscopie ?

La fibroscopie permet d’explorer l'intérieur de votre trachée et vos bronches ainsi que de réaliser des prélèvements de tissu (biopsies). Elle est réalisée généralement sous anesthésie locale obtenue grâce à la vaporisation d'un spray à base de xylocaïne dans le nez et le fond de la gorge. Dans certains cas, elle peut être pratiquée sous anesthésie générale.

Il ne faut ni boire ni manger durant les deux heures qui précèdent l’examen.

Le fibroscope, un tube fin et souple, relié à une micro-caméra, est introduit par une narine, traverse le pharynx et le larynx, puis atteint la trachée et les bronches. L’examen dure quelques minutes, n’est pas douloureux mais peut être désagréable, notamment en raison de la toux qu’il peut provoquer. L'anesthésie locale du nez et de la gorge peuvent aussi donner une sensation de gonflement désagréable qui disparaît ensuite. Un peu de fièvre, quelques saignements de nez et du sang dans les crachats au cours des heures qui suivent l’examen sont banals et sans gravité.

Il faut également attendre deux heures après l'examen pour boire et manger à nouveau.

Pourquoi dois-je effectuer un scanner thoracique ?

Le scanner ou tomodensitométrie (TDM) est un examen très performant pour explorer les poumons et les tissus qui les entourent et apprécier l’étendue de la tumeur. Le médecin peut également vous prescrire une TDM d’autres organes, comme le cerveau, les os ou l’abdomen.

L’examen ne nécessite pas d’être à jeun. Une injection de produit de contraste iodé est souvent pratiquée pour améliorer la qualité des images.

A quoi sert le PET-scan ?

Cet examen consiste en une injection intraveineuse de sucre (glucose) radioactif, suivie d’un scanner spécial permettant de localiser les endroits du corps où se fixe le glucose. Lorsque la fixation sur des lésions est anormalement élevée, cela suggère qu’elles sont cancéreuses. Ainsi, le PET-scan est utilisé pour détecter des métastases dans tout le corps sauf dans le cerveau. Néanmoins, certaines lésions bénignes (non cancéreuses) peuvent aussi fixer le glucose de façon anormale.

Cet examen nécessite d'être à jeun. Vous ne devez pas manger durant les six heures précédentes, mais vous pouvez boire de l'eau.

A quoi sert l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) ?

Cet examen permet de déterminer votre capacité respiratoire en soufflant dans des appareils.

Il est effectué avant une chirurgie pulmonaire et a pour objectif de prédire votre capacité pulmonaire après l’ablation d’une partie ou de la totalité d’un poumon.

Des prises de sang sont aussi réalisées pour analyser les "gaz du sang", c'est-à-dire mesurer la quantité d’oxygène et de gaz carbonique dans votre sang.

D’autres tests (test de marche, épreuve d'effort…) peuvent être effectués en fonction de chaque cas, à la demande du chirurgien, du pneumologue ou de l’anesthésiste.

 

Les résultats du bilan pré-thérapeutique sont analysés par au moins trois médecins de spécialités différentes en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). La stratégie thérapeutique sera alors définie pour un patient donné en fonction de cette analyse. Ainsi, le bilan pré-thérapeutique permet la définition du traitement qui vous sera le plus bénéfique.

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Cancer et bilans sanguins : ce que je dois savoir Medelli
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Cancer et bilans sanguins : ce que je dois savoir

Lors du suivi du traitement d’un cancer, de nombreuses prises de sang sont effectuées afin d’évaluer l’évolution de votre maladie ou l’impact de certains traitements.

Je suis traité(e) pour un cancer, et je dois faire des prises de sang régulièrement. Pourquoi ?

Vous devez effectuer des prises de sang régulièrement durant la prise en charge de votre cancer pour détecter l’apparition éventuelle de complications liées à votre maladie ou aux traitements.

A quoi correspond le dosage de marqueurs tumoraux ?

Ce terme désigne des substances produites par les cellules cancéreuses. Les marqueurs produits par les cellules tumorales sont libérés dans le sérum où ils peuvent être dosés sur un échantillon de sang. Bien que leur taux soit grossièrement proportionnel au volume tumoral, la majorité de ces sécrétions ne sont pas spécifiques du cancer, mais présentes en petite quantité à l’état normal. Elles peuvent être modérément augmentées par des maladies bénignes ou le tabagisme. A contrario, certaines tumeurs se développent sans donner de sécrétions.

Le dosage d’un marqueur peut donner des indications sur le stade de la maladie et son évolution. Il peut guider le choix du traitement et permettre de surveiller ses effets..

Pour ma prise de sang, il est demandé une numération formule sanguine. A quoi cela sert-il ?

Une numération formule sanguine permet d’évaluer les taux de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes présents dans votre sang.Une baisse notable de globules rouges – éléments du sang chargés d’oxygéner les tissus – indique une anémie.Les globules blancs protègent votre organisme contre les infections. Lorsque leur nombre baisse, le risque d’infection augmente. A l’inverse, leur augmentation peut indiquer la présence d’une infection.Les plaquettes limitent le risque hémorragique. Lorsqu’elles baissent, le risque est accru.

Pourquoi faut-il que je fasse un bilan de coagulation ?

Généralement, cet examen est demandé avant une intervention chirurgicale ou pour surveiller les effets de certains traitements, notamment les traitements anticoagulants.Ce bilan permet d’évaluer le fonctionnement des processus qui permettent à votre organisme de s’opposer au risque d’hémorragie.

Je dois faire un ionogramme, à quoi correspond cet examen ?

Il s’agit de doser les différents éléments – appelés ions – de votre organisme : potassium, chlore, sodium… L’examen permet d’évaluer le bon fonctionnement de vos organes.

Je dois faire un dosage de la créatinine. Pourquoi ?

Certains médicaments utilisés dans le traitement du cancer peuvent affecter le fonctionnement des reins. Un dosage élevé en créatinine indique un fonctionnement insuffisant de vos reins.

Mon médecin me demande un bilan hépatique. Pourquoi ?

Certains traitements du cancer ou des localisations tumorales au foie (métastases hépatiques, cancer du foie, compression des voies biliaires) peuvent altérer son fonctionnement. Un bilan hépatique, qui comprend un dosage des transaminases, des gamma-GT et de la bilirubine, permet de révéler un éventuel dysfonctionnement.

Conservez précieusement tous les résultats de vos examens et apportez-les lors des consultations.

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