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Pour ma douleur : des techniques non médicamenteuses

Les médicaments antalgiques restent la clé de voûte du traitement de la douleur, mais de multiples méthodes non médicamenteuses se sont développées depuis de nombreuses années. Ces techniques ont toutes la même finalité : renforcer le contrôle endogène de la douleur.

Quelles sont les principales techniques à ma disposition ?

Les principales techniques non médicamenteuses pour soulager la douleur sont :

L’acupuncture, de quoi s’agit-il ?

L’acupuncture traditionnelle considère les maladies comme un déséquilibre entre deux forces fondamentales universelles : le yin (l’esprit) et le yang (le sang). Le yin et le yang agissent sur le corps par douze canaux appelés méridiens, connectant les centres vitaux.

 

Pour restaurer un équilibre normal, les aiguilles d’acupuncture sont placées, pendant 15 à 40 minutes, le long des méridiens sur des sites, à savoir les points d’acupuncture, adaptés selon l’anomalie à traiter.


L’acupuncture est utilisée pour traiter un certain nombre de douleurs, comme par exemple :

  • Les douleurs articulaires (les aiguilles réduisent les douleurs mais aussi l'inflammation).

  • Les douleurs thoraciques.

  • Les douleurs du canal carpien.

  • Un zona.

  • Des douleurs d’épaule, des cervicalgies, un torticolis.

  • Des maux de dos comme les lombalgies, les sciatiques ou les hernies.

La neurostimulation transcutanée, quel en est le principe ?

Cette technique utilise un courant électrique transmis grâce aux électrodes placées sur la peau. Selon les modalités utilisées à savoir, fréquence faible inférieure à 10 Hz, ou élevée, supérieure à 50 Hz,  intensité faible ou forte, le mode d’action de cette neurostimulation sera différent.

 

La neurostimulation de type fréquence élevée et intensité faible concerne surtout la prise en charge des douleurs aigües et localisées : névralgies, algies faciales...

 

La neurostimulation avec une fréquence faible et d’intensité élevée s’utilise plutôt pour des douleurs liées à l’arthrose ou des séquelles douloureuses de fractures.

La sophrologie-relaxation, de quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une méthode psychologique et thérapeutique qui recherche la domination de douleurs ou de malaises psychiques et l'équilibre de la personnalité.

 

Ces techniques de relaxation, pratiquées le plus souvent en posture assise et lors d’une séance individuelle, sont d'abord liées au présent (concentration sur un stimulus interne, par exemple), puis au futur (préparation positive à une épreuve) ou au passé (rappel d'un souvenir positif).

 

Il s’agit d’une technique de relaxation qui permet, en complément du traitement antidouleur, d’augmenter le niveau de soulagement grâce à la détente, un relâchement général et l’utilisation de pensées positives. En effet, chaque personne possède son propre seuil de tolérance face à la douleur.

Le biofeedback, de quoi s’agit-il ?

Le biofeedback utilise un paramètre physiologique (tonus musculaire, tonus vasomoteur, respiration) qu’il s’agit de contrôler par une focalisation mentale, ce qui permet ensuite d’agir sur des processus mentaux.

 

Le contrôle de ce paramètre se fait par la concentration. Le patient est informé du niveau de ce paramètre par un signal sonore ou visuel, voire un enregistrement de l’activité électrique ou musculaire qui objective alors le résultat obtenu.

La thérapie cognitivo-comportementale, de quoi s’agit-il ?

Cette technique incite le patient à mieux identifier le problème de la douleur et les limitations que celle-ci provoque. Serontensuite élaborés des moyens ou véritables stratégies pour faire face à ces situations. Ces techniques sont développées lors de séances dédiées. La mise en pratique au quotidien et au domicile en sera ensuite facilitée.

Qui pratique ces techniques ?

Le plus souvent il s’agit d’un professionnel de santé formé à celles-ci.

Qu’en est-il de ma prise en charge si je bénéficie de ces techniques ?

Certaines de ces techniques non médicamenteuses sont remboursées par la Sécurité Sociale. C’est le cas de la neurostimulation, de l’acupuncture et de la thérapie cognitivo-comportementale. Leur réalisation est alors programmée suite à une prescription médicale.

Pour la sophrologie-relaxation ou le biofeedback, la pratique de ces techniques est libre et non remboursée par la Sécurité Sociale.

Des techniques non médicamenteuses peuvent être associées aux antidouleurs afin d’améliorer le niveau de soulagement, dans le cadre d’une douleur chronique. N’hésitez pas à vous renseigner, mais retenez que chaque situation est unique.

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Je dois consulter dans un centre anti-douleur Medelli
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Je dois consulter dans un centre anti-douleur

Les centres anti-douleur sont des services spécialisés dans la prise en charge des douleurs difficiles à traiter.

Un centre anti-douleur, qu'est-ce que c'est ?

C'est un établissement médical spécialisé dans l'évaluation et la prise en charge de la douleur. Il est le plus fréquemment situé dans un hôpital.

Que peut m'apporter une consultation dans un centre anti-douleur ?

La consultation en centre anti-douleur offre l'avantage de proposer des consultations pluridisciplinaires, c'est-à-dire que plusieurs médecins spécialisés dans différents domaines et un personnel paramédical vont prendre en charge votre douleur de manière globale et concertée.

La consultation est adaptée à votre douleur et à vos antécédents. Vous pouvez rencontrer plusieurs spécialistes et votre cas peut être analysé par l'équipe du centre anti douleurLa consultation est adaptée à votre douleur et à vos antécédents. Vous pouvez rencontrer plusieurs spécialistes et votre cas peut être analysé par l'équipe du centre anti douleur

Un centre anti-douleur regroupe des spécialistes : neurologues, chirurgiens, rhumatologues, cancérologues, anesthésistes, psychologues, et un personnel para-médical : infirmières spécialisées, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, etc.
Cette approche pluridisciplinaire permet de cerner tous les aspects de votre douleur.

Quand doit-on consulter dans un centre anti-douleur ?

C'est votre médecin traitant qui vous propose de consulter dans un centre anti-douleur, lorsque la douleur devient chronique, récidivante ou insuffisamment calmée par les traitements habituels.
Une lettre de recommandation de votre médecin avec des informations sur votre état de santé permettra aux médecins du centre de mieux vous prendre en charge.

Comment la consultation se déroule-t-elle ?

La consultation dépend du type de douleur dont vous souffrez. Elle est adaptée à votre douleur, mais aussi à vos antécédents de maladies, vos antécédents familiaux, vos traitements en cours, voire à votre personnalité.
Généralement, vous rencontrez un médecin et, éventuellement, un psychologue qui vont évaluer le retentissement de votre douleur. Pour leur permettre de bien comprendre votre cas, il est essentiel d'apporter, lors de cette consultation, l'ensemble des éléments de votre dossier médical (analyses, radiographies, rapports d'examens...), ainsi que la lettre explicative que vous aura remise votre médecin. Si possible, avant la consultation, notez les informations sur l'historique de votre maladie, l'évolution de votre douleur, ses conditions d'apparition et de disparition, les traitements déjà essayés... pour ne rien oublier.
Lors de cette évaluation initiale, il vous sera fréquemment demandé de remplir des questionnaires visant à mieux appréhender les différentes dimensions de votre douleur chronique. Cette évaluation initiale peut nécessiter plusieurs consultations et une discussion de votre dossier lors d'une réunion de concertation professionnelle qui implique tous les membres de l'équipe du centre anti-douleur.

Il existe des centres anti-douleur dans toute la France. Votre médecin vous orientera vers le centre le plus proche de votre domicile. Vous pouvez également consulter le site de l'HAS (Haute Autorité de Santé).

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Je comprends à quoi peut correspondre une douleur Medelli
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Je comprends à quoi peut correspondre une douleur

La douleur se définit comme : « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à des lésions tissulaires réelles ou potentielles ou décrites en des termes évoquant de telles lésions ». Voici quelques explications utiles.

Pourquoi parle-t-on de douleur aiguë ou chronique ?

On peut caractériser la douleur par son profil évolutif :
- La douleur aiguë . C’est un symptôme, une sensation déclenchée par le système nerveux pour alerter l’ensemble de l’organisme et évoluant depuis moins de trois mois. Il s’agit d’un signal d’alarme.
- La douleur chronique . Au-delà de trois à six mois, une douleur persistante et rebelle aux traitements habituels est dite chronique. On parle alors d’une véritable maladie qui va retentir sur votre vie quotidienne, votre appétit, votre sommeil…

Quelles sont les causes de la douleur ?

Schématiquement, il existe 3 catégories de douleurs :

  • Douleurs par excès de nociception (sensibilité à la douleur). Elles correspondent aux douleurs ressenties comme lors d’une brûlure, d’un traumatisme, des suites d’une opération, à un grand nombre de maladies. Elles peuvent se manifester sur un mode aigu ou chronique.

  • Douleurs neurogènes ou neuropathiques. Elle sont dues à des lésions du système nerveux au niveau périphérique (compression du nerf médian au niveau du canal carpiensyndrome du canal carpien“ par exemple), ou central (lésion affectant la moelle et/ou le cerveau : sclérose en plaques, lésion vasculaire, compression de la moelle par exemple). Ces douleurs peuvent se manifester spontanément, ou suite à un stimulus normalement non douloureux ou peu douloureux, mais perçu de façon exagérée par votre corps. Ces douleurs sont invalidantes, et peuvent s’accompagner d’une anxiété voire d’une dépression.

  • Douleurs sine materia. Ce sont des douleurs sans lésions apparentes, malgré un bilan médical approfondi, même si dans cette situation, des phénomènes psychiques peuvent amplifier cette sensation douloureuse. Le terme de douleurs psychogènes est excessif, il correspond à une douleur sine materia.

Retenez que dans la très grande majorité des cas, on connaît la cause des douleurs et on saura la soulager efficacement.
Il n’y a pas de proportionnalité entre l’intensité de la douleur et sa cause.

À quoi correspond une douleur mixte ?

Cette douleur réunit les caractéristiques d’une douleur par excès de nociception et d’une douleur neuropathique.
Ce type de douleur se rencontre par exemple au cours du cancer mais également dans les pathologies de la colonne vertébrale.

Que signifie le terme de douleur dysfonctionnelle ?

Ce sont des douleurs qui ne sont pas expliquées par une lésion, mais par un mauvais fonctionnement du système nerveux. Elles se rencontrent, par exemple, lors d’une fibromyalgie, d’un colon irritable ou d’une migraine.

Comment fait-on le diagnostic d’une douleur ?

Aucun examen n’objective la douleur, car elle est de par sa nature très subjective. Cependant, son évaluation reste indispensable pour orienter le choix du traitement.

  • L’interrogatoire.

  • L’examen clinique et neurologique.

  • La quantification de la douleur (échelles visuelles ou verbales, questionnaires descriptifs adaptés). Sont également utilisées des échelles d’anxiété et de dépression.

  • La recherche de facteurs psychosociaux susceptibles d’entretenir la douleur (dépression, conflits familiaux, etc.).

Comment traite-t-on une douleur ?

Le traitement de la douleur comporte des traitements médicamenteux (antalgiques et autres) et des techniques non médicamenteuses (chirurgie, stimulations et électrothérapie, acupuncture, relaxation).
Retenez que chaque type de douleur nécessite une prise en charge particulière avec un traitement adapté.

La douleur est subjective et doit être évaluée pour être traitée. Il n’y a pas une, mais plutôt des douleurs avec un traitement adapté.

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Je sais comment ma douleur chronique peut être évaluée Medelli
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Je sais comment ma douleur chronique peut être évaluée

La douleur chronique a souvent des impacts multiples. Un certain nombre d’outils ou plutôt d’échelles permettent à votre médecin d’analyser et de qualifier votre douleur chronique (qui dure depuis plus de 3 à 6 mois). Cette évaluation est essentielle pour la prendre en charge.

A quoi correspond une douleur chronique ?

La douleur chronique s’inscrit dans la durée. Cette expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, correspond à une véritable maladie qui s’exprime de différentes façons. Cette douleur chronique est donc multidimensionnelle. Elle a des conséquences sur votre vie quotidienne, perturbe votre sommeil et altère votre qualité de vie. Son évaluation se fait à plusieurs niveaux pour en analyser les différentes composantes.

Dans ce contexte, votre médecin vous posera des questions personnelles à propos de cette "maladie" et de son retentissement dans votre quotidien. Ne soyez donc pas surpris face à ses questions.

Pourquoi parle-t-on d’évaluation ?

L’évaluation d’une douleur chronique analyse l’intensité, les caractéristiques de votre douleur et ses conséquences au quotidien. Des échelles et des questionnaires peuvent vous être proposés pour évaluer votre douleur chronique.
Ils devront être remplis par vous après que votre médecin vous ait donné les explications correspondantes. Ceci se pratique essentiellement à l’hôpital.
C’est l’évaluation multidimentionnelle et répétée de votre douleur chronique au cours du temps, qui grâce à ces outils, permettra au mieux d’adapter votre prise en charge.

Quelles échelles permettent de mesurer l’intensité de ma douleur ?

Schématiquement, grâce à une échelle de mesure, vous attribuerez une note de 1 à 10 à votre douleur.

Il est possible que votre médecin n'utilise pas d'échelles mais vous demande oralement de noter votre douleur. Il inscrira la note que vous attribuez à votre douleur dans votre dossier et vous reposera la même question lors de la consultation suivante.

Plusieurs échelles sont disponibles :

  • L’échelle visuelle analogique (EVA) avec une ligne horizontale de 100 mm de long. Son utilisation simple et rapide permet de l’utiliser plusieurs fois par jour et par semaine. L’intensité de votre douleur peut être définie par un trait tracé sur l’échelle.

Une extrémité correspond à la douleur maximale imaginable : plus le trait est proche de cette extrémité, plus la douleur est importante.

Chaque personne a son propre vécu de sa douleur : pour évaluer la vôtre, différentes échelles peuvent être utilisées. Leur principe est de vous permettre de ''noter'' votre ressenti : en voici une représentation très symbolique.Chaque personne a son propre vécu de sa douleur : pour évaluer la vôtre, différentes échelles peuvent être utilisées. Leur principe est de vous permettre de ''noter'' votre ressenti : en voici une représentation très symbolique.

  • L’échelle numérique (EN) avec une numérotation de 0 à 100 ou de 0 à 10 peut vous être proposée en cas de difficultés de compréhension de l’EVA. Les extrêmes correspondent à : pas de douleur et douleur maximale imaginable.

  • L’échelle verbale simple (EVS) permet grâce à un adjectif, de définir l’intensité de la douleur : 0 pour douleur absente, 1 pour faible, 2 pour modérée, 3 pour intense et 4 pour extrêmement intense.

Les réponses à une seule échelle sont suffisantes pour évaluer l’intensité de la douleur.

Pour une douleur chronique, l’évaluation de la seule intensité douloureuse ne suffit pas. Le médecin va également analyser les caractéristiques et conséquences de cette douleur ou son retentissement émotionnel.

Quelles dimensions sont évaluées pour ma douleur chronique ?

L’évaluation de la seule intensité douloureuse ne suffit pas dans ce cas. Beaucoup de dimensions ou composantes sont en mesure d’être évaluées : l’aspect physique, psychologique, social…, les zones du corps concernées par cette douleur.

Votre médecin va vous demander d'utiliser un dessin d'un corps vu de face et de dos. Il vous permettra de préciser la topographie et le caractère localisé ou diffus de votre douleur.

Vous indiquerez sur ce schéma où se trouve votre douleur, en hachurant la zone douloureuse.

 

Avec ce schéma de face et un autre de dos, votre médecin recueillera beaucoup d'informations sur votre douleur et ses caractéristiques.Avec ce schéma de face et un autre de dos, votre médecin recueillera beaucoup d'informations sur votre douleur et ses caractéristiques.

 

Vous mettrez sur le schéma un “S” pour une douleur près de la surface de votre corps ou un “P” pour une douleur plus profonde dans le corps.

Vous inscrirez un “I” à l’endroit où vous ressentez la douleur la plus intense.

Qu’évaluent les questionnaires ?

Des questionnaires spécifiques permettront de qualifier la douleur pour évaluer notamment son retentissement affectif.

Le questionnaire de Saint Antoine

Il permet de recueillir des informations qualifiant votre douleur sur le plan sensoriel ou affectif mais aussi émotionnel.

Vous pourrez mieux décrire ce que vous ressentez :

  • Une brûlure ou une sensation de chaleur, de froid, de glace, une décharge électrique, des éclairs, des coups de marteau par exemple.

  • L’impact affectif comme l’angoisse ou l’énervement.

Les scores obtenus traduisent l’importance du retentissement.

Le Questionnaire Concis Douleur ou QCD

Comme son qualificatif l’indique, il évalue plusieurs dimensions ou conséquences de la douleur chronique comme votre capacité à marcher, la qualité de votre sommeil, votre goût de vivre, vos relations avec les autres ou encore votre humeur.

Il permet l’analyse du retentissement au quotidien de votre douleur

Pourquoi évaluer le retentissement émotionnel de ma douleur ?

L’impact émotionnel est réel dans le cadre d’une douleur chronique et interagit avec cette douleur en raison de l’anxiété générée ou d’une dépression associée. Une échelle spécifique évalue cet impact émotionnel : c’est l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale).

L’évaluation de votre douleur sera périodique, donc régulière et répétée, selon un rythme à définir avec votre médecin.

La comparaison des évaluations successives au cours du temps permettra d’adapter votre prise en charge, pour soulager cette douleur chronique, en agissant sur ses différentes dimensions.

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