Prévention du cancer du col de l'utérus chez les jeunes filles : ce qu'il faut savoir Medelli
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Prévention du cancer du col de l'utérus chez les jeunes filles : ce qu'il faut savoir

Ces informations sur la vaccination anti-HPV dans le cadre de la prévention du cancer du col de l’utérus vous concernent particulièrement si vous êtes une jeune fille de 11 ans à 19 inclus. Si vous êtes parent d’une jeune fille concernée, lisez les informations avant de lui transmettre le document. Vous pourrez ainsi en parler ensemble.

Comment un virus peut-il me donner un cancer du col de l’utérus ?

Les virus  HPV (papillomavirus) sont très nombreux (plus de 120 types de virus) et extrêmement répandus. Ils sont responsables de nombreuses maladies cutanées, comme les verrues des doigts ou plantaires qui s’attrapent dans les piscines.
Certains d'entre eux, dans certaines circonstances, peuvent être responsables de modifications des cellules du col utérin et entraîner des lésions précancéreuses, puis cancéreuses. Leur transmission se fait essentiellement par voie sexuelle, mais il n’est pas indispensable qu'il y ait pénétration. Le passage de l’infection virale au cancer est une période souvent assez longue (plusieurs années entre infection et lésions précancéreuses et plusieurs années avant le cancer).
Cette évolution relativement lente à partir d’un facteur connu laisse le temps de dépister des lésions à un stade précoce et d’interrompre le processus avant le cancer : c’est le dépistage par frottis du col, qui recherche des cellules anormales par des examens réguliers.
Depuis quelques années, des vaccins ont également été mis au point pour induire des défenses de l’organisme contre les deux types de virus les plus souvent rencontrés dans le cancer du col (HPV de type 16 et 18).

Les kystes des ovaires sont très fréquents, mais ne se transforment pas toujours en un cancer. Certains facteurs ont été identifiés comme augmentant leur risque de survenue.

Comment puis-je me protéger contre le cancer du col de l’utérus ?

Si vous avez des rapports sexuels depuis longtemps et si vous êtes suivie par un gynécologue, celui-ci pratiquera des frottis réguliers. Les anomalies des cellules du col de l’utérus peuvent être détectées à un stade très précoce par un frottis cervico-utérin. On évite ainsi qu’elles n’évoluent en cancer.
Si vous n’avez pas encore eu de rapports sexuels ou si vous êtes au début de votre vie sexuelle, votre médecin ou votre gynécologue peuvent également vous proposer la vaccination anti-HPV.

Quand puis-je me faire vacciner ?

Avant ou au tout début de votre vie sexuelle. Ainsi, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains est recommandée chez les jeunes filles dès 11 ans, avant même d'être exposées au risque d'infection. Le vaccin peut également vous être proposé si vous avez entre 15 et 19 ans, si vous n'avez pas eu de rapport sexuel ou si votre vie sexuelle est commencée depuis un an au maximum.
Quel que soit votre cas, vous devez en parler avec votre médecin qui jugera si une vaccination vous est indiquée.

Comment se déroule la vaccination ?

Il existe trois types de vaccins contre les infections à papillomavirus : un vaccin dit nonavalent (dirigé contre neuf types de HPV: 6,11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58, qui sont responsables des verrues génitales), un dit quadrivalent (dirigé contre quatre types de HPV : 16, 18, 6 et 11), et un vaccin dit bivalent (dirigé contre les deux principaux types de HPV : 16 et 18).

  • le vaccin nonavalent s'administre en deux injections espacées de six à treize mois chez les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans. Chez celles âgées de 15 à 19 ans, il s'administre en trois doses, avec un délai de deux mois entre la 1et la 2e injection, et de six mois entre la 1e et la 3e.
  • Le vaccin quadrivalent s’administre, lui aussi, en deux injections en respectant un intervalle de six mois entre chaque, chez les jeunes filles âgées de 11 à 13 ans. Chez celles âgées de 14 à 19 ans, il s'administre en trois doses, avec un délai de deux mois entre la 1e et la 2e injection, et de six mois entre la 1e et la 3e.
  • Le vaccin bivalent s’administre également, en deux injections en respectant un intervalle de six mois entre chaque, chez les jeunes filles âgées de 11 ans à 14 ans. Chez celles âgées de 15 à 19 ans, il s'administre en trois doses avec un délai d'un mois entre la 1e et la 2e injection, et de six mois entre la 1e et la 3e.

 

Les autorités sanitaires recommandent préférentiellement le vaccin nonavalent, elles recommandaient auparavant le vaccin quadrivalent.

Ces vaccins ne sont pas interchangeables. Toute vaccination initiée avec l'un d'entre eux doit être menée à terme avec le même vaccin.

La vaccination a-t-elle des effets secondaires ?

Les effets secondaires liés au traitement sont très modérés. Dans les études cliniques menées avant la mise sur le marché des vaccins, aucune vaccination n'a dû être arrêtée.

 

Le vaccin me sera-t-il remboursé ?

Ce vaccin prescrit par votre médecin vous sera remboursé à hauteur de 65 % par la Sécurité sociale.

Devrai-je avoir un rappel ?

On estime que la vaccination assure une bonne protection pendant environ cinq ans.
Pour le moment, le besoin d’une dose de rappel n’a pas encore été établi.

La vaccination me protégera-t-elle contre le cancer du col de l’utérus?

La vaccination assure une protection efficace contre l’infection par les deux types de papillomavirus humains les plus fréquents, responsables de 90 % des cas de cancer du col. Toutefois, elle ne protège pas de tous les HPV.
Il existe plus d’une centaine de virus HPV, dont environ quarante peuvent être impliqués dans une affection génitale. La plupart d’entre eux ne présentent que de faibles risques, seuls certains restent potentiellement dangereux. Toutefois, puisque le vaccin n’assure pas une protection à 100 %, un dépistage régulier par frottis reste indispensable.

Une fois vaccinée, dois-je me faire dépister régulièrement ?

Oui. Que vous soyez vaccinée ou non, vous devez continuer de bénéficier du dépistage, c'est-à-dire un frottis cervico-utérin tous les trois ans après deux frottis initiaux normaux à un an d’intervalle.

Devrai-je utiliser des préservatifs si je suis vaccinée ?

Oui, pour vous protéger d’une grossesse non désirée et contre les autres maladies sexuellement transmissibles comme le VIH.

J’ai entendu parler du test HPV, de quoi s’agit-il ?

Ce test permet de dépister la présence éventuelle d’un papillomavirus à haut risque (cancérigène) au niveau du col de l’utérus. Il peut être prescrit par votre médecin dans certains cas de frottis anormaux.

Puis-je me faire vacciner si je suis enceinte ?

Non. Il est recommandé d’attendre la fin de la grossesse et de la période d’allaitement pour vous faire vacciner. Il est, en outre, préférable d’éviter une grossesse dans le mois suivant une injection. Toutefois, si cela survenait, un registre de ces cas de grossesse  en cours de vaccination est tenu par les autorités sanitaires, et il faut le signaler à vos médecins.

Le cancer du col utérin est certainement celui qui se dépiste le mieux : un dépistage organisé pour toutes les femmes serait capable de réduire de 90 % le risque de ce cancer.

La vaccination contre le virus est une arme supplémentaire pour diminuer le risque de cancer du col de l’utérus. Elle ne l’élimine pas totalement. Même si vous êtes vaccinée, il est important de poursuivre un dépistage régulier.

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Mes règles s'espacent : serai-je bientôt ménopausée ? Medelli
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Mes règles s'espacent : serai-je bientôt ménopausée ?

La ménopause n’intervient pas brutalement. Elle est précédée par une période d’irrégularité des cycles (pré ménopause).

Que sont la pré ménopause et la péri ménopause ?

La pré ménopause correspond à la période qui débute lorsque la durée des cycles diminue et que les premières modifications hormonales se manifestent (augmentation des gonadotrophines).
Elle est marquée par une irrégularité des cycles, avec ou sans ovulation.
La péri ménopause englobe la pré ménopause et se termine un an après les dernières règles.

Combien de temps la pré ménopause dure-t-elle ?

C’est variable, puisqu’elle peut aller de quelques mois à quatre ans avant l’arrêt complet des règles.

Quels sont les symptômes de la pré ménopause ?

La pré ménopause se manifeste par une irrégularité du cycle menstruel. Les règles sont irrégulières, les cycles souvent plus courts.
Vous pouvez également ressentir des ballonnements, des bouffées de chaleur, des troubles de l’humeur, de l’anxiété, des troubles du sommeil, une sécheresse vaginale.

Je n’ai pas le moral, pourquoi ?

La pré ménopause s’accompagne parfois d’un mal-être, tant lié aux changements hormonaux qu’aux changements de situation.
D’autant que, autour de la cinquantaine, surviennent d’autres événements de la vie (professionnelle et familiale) qui peuvent accentuer ce malaise.
Il est parfois nécessaire de vous faire aider. Parlez-en à votre médecin.

Dois-je arrêter ma contraception ?

Non, car le risque de grossesse existe encore jusqu’à l’arrêt des règles.

Faut-il traiter cet état ?

La ménopause n’est pas une maladie, mais une modification physiologique. En général, il n’y a pas de nécessité de traiter.
Si votre état de santé le permet et si vous le désirez, votre médecin pourra vous proposer un traitement hormonal pour atténuer certains troubles liés à cette période.

Dois-je prendre des compléments alimentaires ?

Dans la périménopause se pose le problème de fixation du calcium et de l’apport en vitamineD. Tout complément alimentaire ou vitaminique doit être pris avec l’accord de votre médecin. Evitez l’automédication.

 

 

La péri ménopause est une période qui peut être difficile. Elle comporte un volet physique et un volet psychologique dont il convient de tenir compte. N’hésitez pas à vous faire aider pour passer cette période dans de bonnes conditions.

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Je suis suivie régulièrement sur le plan gynécologique Medelli
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Je suis suivie régulièrement sur le plan gynécologique

Un suivi gynécologique régulier et des examens de dépistage sont recommandés tout au long de votre vie.

Quel est le rythme idéal pour bénéficier d’un examen gynécologique ?

Sauf en cas de grossesse ou de pathologie particulière, un rendez-vous annuel est suffisant à partir du début de la vie sexuelle.
La consultation débute par un entretien au cours duquel le médecin fera le point avec vous sur :

  • La date de vos dernières règles et la régularité de vos cycles.

  • Votre mode actuel de contraception.

  • Vos grossesses.

  • Des allergies ou des problèmes de santé récents.

  • Les médicaments que vous prenez, et lesquels.

  • Les interventions chirurgicales que vous auriez pu subir.

  • Les cas de cancer, d’hypertension, de diabète, ou d’autres maladies dans votre famille.

L’entretien est suivi d’un examen gynécologique.

Quels sont les examens indispensables à pratiquer et à quelle fréquence ?

Le frottis

Cet examen permet de déceler la présence de cellules cancéreuses sur le col de l’utérus. Le rythme recommandé des frottis chez les femmes de 25 à 65 ans est tous les 3 ans, après deux frottis initiaux normaux pratiqués à un an d’intervalle.
En cas de lésions visibles ou de résultats anormaux du frottis cytologique, un examen complémentaire pourra être nécessaire. Il sera réalisé au cabinet du gynécologue. Il pourra s’agir soit

  • D’une colposcopie : le col est examiné à l’aide d'un microscope après application de colorants qui permettent de repérer les éventuelles anomalies avec précision.

  • D’une biopsie : un peu de tissu est prélevé sur le col de l’utérus pendant la colposcopie et adressé au laboratoire d'analyses.

La mammographie

C’est un examen radiographique de dépistage du cancer du sein. Sauf antécédent particulier, vous devez l’effectuer tous les deux ans à partir de 50 ans.

Le bilan sanguin

Cet examen annuel est nécessaire si vous utilisez une pilule contraceptive œstroprogestative, un anneau vaginal ou un implant.

Comment se déroule un frottis ?

Après introduction d’un spéculum, votre médecin prélève des cellules superficielles du col par frottement à l’aide d’un écouvillon ou d’une spatule spécialement adaptés. Les cellules sont étalées sur une lame de verre.
Ce frottis est envoyé au laboratoire par votre médecin qui reçoit les résultats au bout de quelques jours et vous contacte en cas d’anomalie. Cet examen est indolore.

Y a-t-il des signes qui doivent m’inciter à consulter en dehors des visites habituelles ?

Toute anomalie constatée doit vous inciter à consulter. Par exemple : des saignements entre les règles, des douleurs, des cycles irréguliers, des brûlures en urinant, l’apparition d’une boule au niveau du sein, ou tout autre signe inhabituel.

En cas de grossesse, par qui dois-je me faire suivre ?

Votre médecin généraliste peut assurer le suivi de votre grossesse, tout comme le gynécologue médical, l’obstétricien ou la sage-femme.

En cas de grossesse, quel est le rythme des visites et des échographies ?

Sept visites prénatales sont obligatoires et remboursées par la Sécurité sociale. Vous devez effectuer la première visite huit semaines après l’arrêt de vos règles.
Il est vivement conseillé, sans que cela soit obligatoire, d’effectuer trois échographies durant votre grossesse. Cet examen permet au médecin de s’assurer que votre grossesse se déroule convenablement.
Les échographies doivent être effectuées respectivement vers les 12e, 24e et 34e semaines de grossesse et sont remboursées parla Sécurité sociale.

Consultez régulièrement et faites les examens qui vous sont conseillés. Rangez bien vos résultats et apportez les derniers lors de votre consultation.

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Je suis suivie sur le plan gynécologique même après la ménopause Medelli
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Je suis suivie sur le plan gynécologique même après la ménopause

Le suivi gynécologique ne se limite pas à la contraception et au suivi de la femme enceinte. Après la ménopause, un suivi gynécologique est toujours nécessaire.

Je suis ménopausée, dois-je encore bénéficier d’un suivi gynécologique ?

Oui. Il est indispensable de continuer à consulter régulièrement votre médecin généraliste ou votre gynécologue après la ménopause dans le cadre de votre suivi gynécologique.
Vous pourrez lui demander conseil à propos des troubles que vous pouvez ressentir : bouffées de chaleur, déshydratation de la peau, insomnies, et tout autre embarras qui vous préoccupe.
Une visite annuelle est recommandée. Votre médecin ou votre gynécologue vous examinera et vous prescrira les examens de dépistage courants.

Existe-t-il un traitement efficace des troubles de la ménopause ?

Le traitement hormonal a des indications et des modalités de prescription bien précises, qui doivent être évaluées par votre médecin généraliste ou votre gynécologue. Il s’agit d’une prescription individualisée qui n’est pas systématique.

Que dois-je faire pour prévenir les risques d’ostéoporose ?

Votre médecin généraliste ou votre gynécologue pourra vous prescrire un examen appelé ostéodensitométrie, qui apprécie la solidité de vos os en mesurant leur densité. Cet examen permet d’évaluer le risque de fractures et de décider de la nécessité d’un traitement adapté.
Il est également nécessaire d’adopter une hygiène de vie adaptée : régime riche en laitages et en vitamine D et activité physique régulière. La marche, à raison d’une demi-heure par jour, est recommandée.

Mon médecin m’a prescrit une mammographie, est-ce utile ?

La mammographie est un examen de dépistage du cancer du sein. Elle peut vous être proposée par votre médecin généraliste ou votre gynécologue ou dans le cadre de la campagne nationale de dépistage.
Le dépistage du cancer du sein est proposé à toutes les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans et est intégralement pris en charge par l’assurance maladie, sans avance de frais. C’est dans cette tranche d’âge que les risques de développer un cancer du sein sont les plus importants.
Ce dépistage est vivement recommandé, mais il n’est pas obligatoire.

Dois-je continuer les frottis après la ménopause ?

Vous devez continuer les frottis après la ménopause à raison d’un tous les deux ans, sauf pathologie particulière.
Ils permettent de dépister suffisamment tôt le cancer du col de l’utérus. Parlez-en à votre médecin généraliste ou à votre gynécologue.
En cas de lésions visibles ou de résultats anormaux du frottis cytologique, un examen complémentaire pourra être nécessaire. Il sera réalisé au cabinet du gynécologue. Il pourra s’agir soit

  • D’une colposcopie : le col est examiné à l’aide d’un microscope après application de colorants qui permettent de repérer les éventuelles anomalies avec précision.

  • D’une biopsie : un peu de tissu est prélevé sur le col de l’utérus pendant la colposcopie et adressé au laboratoire d'analyses.

Le médecin généraliste ou le gynécologue vous aidera à résoudre les problèmes liés à la ménopause. N’hésitez pas à le consulter régulièrement. Rangez soigneusement les résultats de vos examens médicaux et apportez les derniers à chaque visite.

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