Quelles aides pour mon proche atteint de maladie d’Alzheimer ? Medelli
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Quelles aides pour mon proche atteint de maladie d’Alzheimer ?

Outre le suivi médical proprement dit, d’autres professionnels peuvent aider votre proche dès l’annonce du diagnostic. Cette prise en charge est importante dans la maladie d’Alzheimer. Chacun a un rôle défini et vous pouvez agir en relais de ses actions.

Quel est le rôle de l’orthophoniste ?

Quels troubles prend-il en charge ?

Ce professionnel traite des troubles du langage, ou aphasie. Ces manifestations, dues à la perte de fonctions cognitives, affectent la compréhension et l’expression, orales et écrites. Elles entraînent des troubles de la communication susceptibles d’isoler le malade. L’orthophonie vise le maintien et l’adaptation des capacités de communication du malade. Elle permet, pour un temps au moins, de préserver ces capacités et parfois même de les améliorer.

Dans la maladie d'Alzheimer, son rôle est aussi de travailler avec son patient sur la mémoire et les fonctions d'exécution d'une action. Il est d'ailleurs possible que ses fonctions soient altérées alors que le langage ne l'est pas encore.

 

À quel moment doit débuter le suivi orthophonique ?

L’orthophoniste est désormais associé aux consultations mémoire. Une fois le diagnostic de maladie d’Alzheimer posé, il participe au suivi thérapeutique. Les troubles du langage apparaissent à des stades différents, selon la personne et l’histoire de sa maladie. Néanmoins, la prise en charge par un orthophoniste doit être la plus précoce possible. En effet, sans stimulation le malade perd plus rapidement ses capacités de communication.

 

En quoi consiste le suivi orthophonique ?

L’orthophoniste effectue un bilan du patient pour s’appuyer sur les capacités préservées et proposer des exercices adaptés.

 

La prise en charge par l’orthophoniste est globale. Il ne traite pas uniquement les troubles linguistiques, mais travaille sur tous les aspects de la communication, notamment la communication non verbale et la mémoire.
L’orthophoniste vous accompagnera également, en montrant comment adapter votre communication aux troubles spécifiques de votre proche.
La prise en charge initiale, par des séances régulières, se fait en cabinet ou au domicile. La fréquence des séances est adaptée au fur et à mesure par l’orthophoniste en fonction de l’état du patient.

 

Quel relais peut prendre l’entourage ?

Le relais par l’entourage proche est primordial. Il ne faut pas que vous renonciez à la communication avec le malade, toute rupture risque de précipiter les troubles qui l’isoleront davantage.
Vous devez d’abord apprendre à communiquer différemment avec votre proche malade. Les conseils de l’orthophoniste vont vous y aider.

 

Comment réagir face aux difficultés de communication de son proche ?

  • Parlez calmement, amicalement, de manière rassurante. Le ton de la voix est aussi important que les mots.

  • Placez-vous en face de lui pour capter son attention.

  • Prononcez plus lentement, utilisez des phrases courtes.

  • Évitez de parler à sa place, mais aidez-le à trouver ses mots en posant des questions simples.

  • Ne laissez pas votre proche en situation d’échec s’il n’arrive pas à formuler sa pensée, essayez de changer de sujet de conversation.

  • Favorisez la communication autour des centres d’intérêt du malade ou de ses souvenirs.

  • Utilisez des supports : agenda, liste de courses, journaux, album photos, etc.

  • En cas de tension, reportez la conversation à plus tard, laissez le malade se calmer de lui-même en vous éloignant. La communication doit se faire dans un climat serein.

 

Quelle prise en charge?

Le remboursement est pris à 100 % par la Sécurité sociale.

Quel est le rôle du kinésithérapeute ?

Quels troubles prend-il en charge ?

Le kinésithérapeute travaille à réhabiliter les fonctions motrices du patient. Dans la maladie d’Alzheimer, elles sont une des complications de la maladie, débouchant sur des troubles de l’équilibre et de la marche.
La kinésithérapie joue notamment un rôle important dans la prévention des risques de chute.

 

A quel moment débuter la rééducation ?

La kinésithérapie doit commencer dès la constatation des premiers troubles. Son rôle évolue avec la maladie, répondant aux besoins du moment.

 

En quoi consiste le suivi kinésithérapique ?

Aux stades modérés de l’affection, il aide le malade à entretenir sa marche et son équilibre. Quand la maladie est plus avancée et que le patient se déplace moins, le kinésithérapeute intervient pour limiter l'engourdissement des muscles et des articulations, et entretenir leur souplesse.

 

Quelle prise en charge ?

Le remboursement est pris à 100 % par la Sécurité sociale.

 

Quel relais peut prendre l’entourage ?

Vous pouvez programmer des promenades avec le malade, qui constituent un bon moyen de lui faire pratiquer une activité physique régulière.

Quel est le rôle de l’infirmière ?

Elle prend en charge les soins d’hygiène générale (toilette, prévention des escarres, etc.), les soins infirmiers (injections, pansements, etc.), la préparation et la distribution des médicaments.

 

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Le médecin traitant prescrit ce service.

 

Quelle prise en charge ?

Le remboursement est pris à 100 % par la Sécurité sociale sur prescription médicale. Certains actes infirmiers doivent faire l’objet d’une entente préalable.

Quel est le rôle de l’aide ménagère ?

L'aide ménagère (appelée aussi aide à domicile) est une personne professionnelle qui se rend auprès de votre proche pour lui apporter une aide matérielle pour des tâches quotidiennes d'entretien, des soins d'hygiène sommaire, des courses, des démarches simples qu’il ne peut plus accomplir, ainsi qu’une présence attentive.

 

Quelles sont les démarches à effectuer ?

La demande doit être adressée au centre communal d'action sociale (CCAS) ou à la mairie du domicile si votre proche dépend de l'aide sociale départementale ou à sa caisse de retraite dans le cas contraire. Une aide sociale sous forme d'aide ménagère peut être attribuée à votre proche sous trois conditions :

  • il est âgé d'au moins 65 ans (60 ans en cas d'inaptitude au travail) ;

  • il a besoin d'une aide matérielle en raison de son état de santé pour accomplir les travaux domestiques de première nécessité et lui permettre de rester à domicile ou dans un foyer logement ;

  • il ne dispose pas déjà de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).

 

Quelle prise en charge ?

Une participation financière, proportionnelle aux revenus de votre proche, lui sera demandée.

Quel est le rôle du nutritionniste ?

Il peut être utile de consulter un médecin nutritionniste qui conseillera votre proche et vous-même sur le régime alimentaire le mieux adapté à son cas. Le risque de dénutrition est élevé dans la maladie d’Alzheimer, souvent dès le début de la maladie. Les troubles cognitifs sont à l’origine de troubles du comportement alimentaire : difficultés à gérer les achats alimentaires, les dates de péremption, à concevoir et préparer un repas équilibré, problèmes de déglutition, etc. L’apraxie (trouble de la réalisation des gestes) entraîne une difficulté à manger seul. Toutefois, il est impératif de favoriser l’autonomie, plutôt que de donner à manger à votre proche. Pour que le repas ne devienne pas un moment d’agressivité, il peut être préférable de choisir des aliments qui peuvent être mis proprement à la bouche sans couvert.

 

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Certains hôpitaux ou institutions proposent une consultation spécialisée. Il est également possible de prendre rendez-vous avec un nutritionniste libéral.
Pour connaître l’offre de soins près du domicile de votre proche, consultez le Centre local d’informations et de coordination gérontologique (CLIC).

 

Quelle prise en charge ?

Cette consultation spécialisée n’est pas prise en charge dans le cadre de l’ALD.

 

Quel relais peut prendre l’entourage ?

Vous devez surveiller le poids du malade atteint de maladie d’Alzheimer. Vous êtes le mieux placé pour donner l’alerte en cas de difficultés liées à l’alimentation. Vous pouvez aussi participer à la prévention des problèmes buccodentaires.

 

Comment réagir face aux difficultés posées par l’alimentation ?

  • Encouragez votre proche à pratiquer une activité physique régulière le plus longtemps possible, car elle stimule l’appétit.

  • Faites participer le malade aux différentes étapes de la préparation du repas, des courses jusqu’au débarrassage de la table.

  • Conservez des horaires de repas réguliers.

  • Faites du repas un moment agréable et calme : choisissez les aliments appréciés par votre proche, prenez le temps de partager le repas avec lui, profitez-en pour bavarder et être à son écoute.

Quel est le rôle de l’ergothérapeute ?

Avec un rôle d'interface entre le patient et son environnement, ce professionnel contribue au maintien de l’autonomie.
Il intervient par des exercices physiques de réhabilitation qui aident le patient à conserver où à réapprendre les gestes de la vie quotidienne.
En parallèle, il conseille le patient et ses aidants sur l’aménagement du lieu de vie, pour l’adapter et le sécuriser. La qualité de l’environnement est particulièrement importante pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer : la maison doit être un lieu de stabilité, dans lequel les objets familiers rappellent à la personne malade qui elle est, où elle est.
Mais tout domicile doit être adapté pour en faire un lieu sûr, au fur et à mesure de l’évolution de la pathologie, car il recèle des dangers pour un malade désorienté. L’ergothérapeute sait procéder aux changements nécessaires et progressifs pour ne pas perturber le malade.

 

Quelles sont les démarches à effectuer ?

Le médecin traitant prescrit ce service. Attention, des ergothérapeutes ne sont pas présents dans tousles départements. Pour connaître l’offre de soins près du domicile de votre proche, consultez le Centre local d’informations et de coordination gérontologique (CLIC).

 

Quelle prise en charge ?

Le remboursement est pris à 100 % par la Sécurité sociale sur prescription médicale.

 

Quel relais peut prendre l’entourage ?

Connaissant bien les habitudes du malade, vous êtes le plus à même de trouver les astuces qui vont simplifier sa vie.
Vous pouvez planifier les activités quotidiennes et participer à l’adaptation de l’environnement. Vous veillerez au suivi de l’organisation mise en place par l’ergothérapeute.

 

Comment réagir face aux difficultés quotidiennes à domicile ?

  • Respectez le rythme de vie de votre proche.

  • Mettez en place une organisation basée sur des rituels, qui fourniront des repères temporels au malade. Affichez un planning quotidien.

  • Placez les objets dont il a besoin de manière stratégique, basée sur ses habitudes et toujours au même endroit.

  • Préparez les vêtements du jour.

  • Revoyez les rangements et simplifiez-les.

  • Mettez des pancartes sur les portes du domicile pour que votre proche puisse identifier les pièces, notamment les toilettes.

  • Sécurisez l’environnement : rangez sous clé les objets dangereux (allumettes, couteaux pointus, appareils électriques, médicaments, produits d’entretien, etc.), dégagez l’espace des meubles et objets qui pourraient entraver la marche (table basse, tapis, etc.), installez un éclairage correct dans les endroits à risque (escaliers), installez des aides pour se tenir etse déplacer (barres d’appui dans la salle de bains, rampes, etc.), installez des systèmes pour limiter l’entrebâillement des fenêtres, prévoyez un système de sécurité pour les accès à l’extérieur en cas d’errance.

La maladie d’Alzheimer est reconnue comme une affection de longue durée (ALD). L’Assurance maladie assure une prise en charge des soins en rapport avec cette affection à 100 %.

En contribuant à retarder les symptômes de la maladie, la prise en charge par les divers professionnels participe au maintien à domicile et améliore la qualité de vie du malade.
D’autres professionnels peuvent aider votre proche souffrant de maladie d’Alzheimer, comme l’aide-soignante pour les soins d’hygiène ou l’auxiliaire de vie sociale (AVS). Parlez-en à votre médecin, qui vous orientera pour un suivi adapté.
Des dispositifs d’aide pour le maintien à domicile sont possibles : professionnels (auxiliaires de vie, aides ménagères), service de portage de repas, aides financières pour l’aménagement du domicile (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat [ANAH], caisses de retraite) et la location de matériel spécialisé (caisses de Sécurité Sociale), programmes de soutien aux aidants (Fil mauve).

Renseignez-vous auprès des collectivités locales (mairie, conseil général) qui vous indiqueront les professionnels présents dans votre département.

L’APA (allocation personnalisée à l’autonomie)
Prestation d’aide sociale départementale, elle a pour but de permettre au malade qui a perdu son autonomie de continuer à vivre à son domicile.
Elle peut financer un intervenant à domicile envoyé par un service d’aide à domicile titulaire de l’agrément qualité ou toute autre aide recommandée dans le plan d’aide proposé par l’équipe médicosociale.
Son montant dépend du niveau de perted’autonomie et des revenus de votre proche. Une participation financière reste à sa charge.
Elle n’est pas cumulable avec l’aide ménagère.
Le dossier est à retirer auprès du conseil général ou des organismes de sécurité sociale, sociaux ou médicosociaux (notamment les centres communaux ou intercommunaux d'action sociale), de mutuelles ou de services d'aide à domicile qui ont conclu une convention avec le département.
Il est à remettre au président du conseil général de résidence.

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Comment savoir si mon proche a une maladie d'Alzheimer ? Medelli
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Comment savoir si mon proche a une maladie d'Alzheimer ?

Un de vos proches a des pertes de mémoire qui ne s’arrangent pas avec l’âge avançant. Et si c’était une maladie d’Alzheimer ? Comment le savoir ?

La maladie d’Alzheimer est-elle difficile à repérer ?

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer ne peut se faire sur un sentiment, une impression ou sur le constat d’une perte de mémoire et encore moins en conseillant  un test d'auto-dépistage en ligne accessible sur Internet dont les 3/4 ne sont pas fiables. Une consultation appropriée est nécessaire. Elle permettra de confirmer le diagnostic, de découvrir une autre maladie à l’origine de ces symptômes ou de rassurer le patient.

Quels signes peuvent m’alerter ?

Plusieurs signes peuvent vous alerter sur une éventuelle maladie d’Alzheimer. Un seul ou deux de ces signes isolés ne constituent pas une preuve de la maladie.

  • Perte de la mémoire immédiate (oubli d’une visite ou d’un appel téléphonique récents, d’une phrase ou d’un sujet – on ne se souvient pas qu’on vient juste de l’aborder).

  • Oublis dans la vie quotidienne (ne pas se souvenir qu’un repas a déjà été préparé).

  • Problèmes de langage (un mot simple remplacé par un autre de signification différente ou remplacé par « truc », « machin »), appauvrissement du langage.

  • Désorientation (ne plus retrouver sa maison ou ne plus se souvenir du jour de la semaine).

  • Erreurs de jugement (s’habiller de façon inadéquate avec la saison ou l’heure, difficultés à appréhender les problèmes du quotidien).

  • Problèmes de logique et de raisonnement (confondre les chiffres, difficultés à utiliser certains appareils de la maison).

  • Mauvais rangements (des objets usuels placés au mauvais endroit).

  • Changement d’humeur (agressivité ou état dépressif).

  • Changement de personnalité (soupçons et rejet de son entourage).

  • Perte d’envies (ne plus vouloir se préparer un repas, aller faire ses courses…).

Dans tous les cas, la notion de changement ou de début de perte d’autonomie est importante, ainsi que la méconnaissance ou le déni des troubles constatés par l’entourage.

A qui dois-je m’adresser ?

En cas de doute sur le comportement d’un de vos proches, parlez-en à votre médecin traitant. Après un premier bilan, il vous orientera, si nécessaire, vers le service ou le médecin spécialiste le plus approprié pour effectuer les tests diagnostiques.
Les spécialistes les plus impliqués dans ce genre d’exploration sont les neurologues, les gériatres, les psychiatres.
Il existe également des centres de mémoire qui disposent d’équipes pluridisciplinaires.
Ils prennent en charge non seulement le patient, mais aussi, si nécessaire, son entourage.

Comment une consultation se passe-t-elle ?

La première partie de la consultation consiste à poser des questions à la personne concernée. Ces questions porteront sur son passé (scolarité), sa vie familiale (ses enfants, son conjoint), son parcours professionnel, sa conscience de l’apparition des premiers troubles et la caractéristique de ces troubles éventuels de la mémoire et du comportement.
La seconde partie concerne l’examen médical et la réalisation des premiers tests de mémoire.

Quels examens seront faits ?

Le médecin fera des examens neuropsychologiques pour évaluer les capacités cognitives (connaissance et perception).
Des examens biologiques peuvent compléter cette première consultation.
Avec une prise de sang,le médecin pourra rechercher les éventuelles carences (déficits) en vitamines et en hormones. Il recherchera aussi s’il y a une infection, une intoxication ou une déshydratation.

En quoi les examens neuropsychologiques consistent-ils ?

Il s’agit d’une série de tests sous forme de questions et de tâches simples à réaliser.
Le médecin neurologue ou le psychologue choisira les tests les plus adaptés à la personne.
Ces tests ont pour but d’évaluer la mémoire, le langage, l’attention, le raisonnement, le jugement, les facultés d’orientation, l’humeur…
Le test le plus fréquemment utilisé est le test appelé « mms » (mini mental score) ou test de Folstein, réalisé dès la première consultation (le médecin peut, bien sûr, choisir d’autres tests selon le patient qu’il examine).

Y a-t-il d’autres examens ?

Des examens complémentaires peuvent confirmer le diagnostic en donnant des informations sur la structure et les éventuelles anomalies du cerveau.

  • Le scanner (tomodensitométrie) mesure l’épaisseur du tissu cérébral (atrophie) et élimine une éventuelle tumeur.

  • L’IRM (imagerie par résonance magnétique) donne des images précises des différentes zones du cerveau (atrophie des régions de la mémoire, lésions vasculaires).

  • Le SPECT (tomographie par émission monophotonique) renseigne sur le débit sanguin du cerveau.

  • Le PET scan (tomographie par émission de positrons) étudie le fonctionnement cérébral, notamment sa consommation en glucose.

Tous les examens et les tests ne sont pas effectués dès la première consultation.
Ils sont prescrits en fonction de l’état de la personne et le stadede la maladie.
La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative, évolutive et irréversible.
Les examens permettent de confirmer ou non le diagnostic et d’évaluer l’évolution de la maladie.

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Je contacte l’Association France Alzheimer Medelli
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Je contacte l’Association France Alzheimer

Elle œuvre pour soutenir les familles des malades, informer l’opinion et les pouvoirs publics, contribuer à la recherche et former les bénévoles et les professionnels de santé. « Un malade, c'est toute une famille qui a besoin d'aide. »

http://www.francealzheimer.org/

 

THÈME

Aide aux personnes atteintes de la maladie et à leur famille.

CEUX QUI SONT CONCERNÉS

Les malades et leur famille.

OBJECTIF

France Alzheimer développe une politique générale d’aide aux familles, destinée à améliorer l’accompagnement et la prise en charge du malade.

ORIGINE

L’association France Alzheimer a été créée par des familles de malades et des professionnels des secteurs sanitaire et social en 1985.

CONTENU

France Alzheimer informe les malades et leur famille sur la maladie, son évolution, ses conséquences et les avancées de la recherche scientifique et médicale. Elle informe les familles sur les conditions de prise en charge et d’aide aux malades, ainsi que sur leurs droits. Elle récolte des dons pour soutenir la recherche, elle forme des bénévoles et des professionnels du secteur médico-social.

LES PLUS

C’est le principal interlocuteur reconnu des pouvoirs publics pour son expertise sur la maladie d’Alzheimer et sa prise en charge.
En ligne, les adresses et les téléphones du réseau de près de 100 associations départementales au service des malades et de leur famille.

Association France Alzheimer et maladies apparentées
21, boulevard Montmartre,
75002 Paris.
Tél. : 0 800 97 20 97 Service et appel gratuits

 

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Alzheimer : règles pratiques et autres conseils pour son sommeil et éviter les chutes Medelli
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Alzheimer : règles pratiques et autres conseils pour son sommeil et éviter les chutes

Si l'un de vos proches souffre de la maladie d'Alzheimer, votre propre comportement pourra l'aider. Devant des troubles du sommeil prononcés, il est bien d'adopter des règles simples et d'aménager le domicile pour éviter les chutes pendant ses déambulations nocturnes.

Y a-t-il un comportement particulier à avoir pour l'aider ?

Les troubles de la mémoire et du comportement caractérisent la maladie d’Alzheimer. Ces défaillances varient d’un jour à l’autre, sont fonction de l’entourage ou font suite à un stress ou une situation stressante.

Un certain nombre de règles simples sont à mettre en application au quotidien :

  • Respecter la personne : l’agressivité ou l’énervement ne vous aideront pas à mieux communiquer.

  • Eviter le stress : privilégier une « ambiance sereine » et calme.

  • Instaurer des rituels : pour calmer l’anxiété et donner confiance à votre proche.

  • Donner du temps : votre présence, affection et encouragements, restent longtemps perçus et rassurent.

  • Adapter votre comportement au caractère que vous lui connaissez.

  • Eviter si possible les situations d’échecs.

  • Organiser l’environnement de votre proche : plus celui-ci est adapté à sa mémoire et à sa situation et mieux il sera.

  • Laisser faire les choses à votre proche : mais aidez-le, avant que la situation ne dégénère.

Les troubles vont évoluer et la situation va, au fil du temps, être plus difficile à gérer. Vous devez donc également vous faire aider pour vous protéger et ainsi, pouvoir accompagner votre proche durant les premières années de sa maladie.

Que faire si mon proche dort peu ou mal ?

Les troubles du sommeil sont fréquents au cours de la maladie d’Alzheimer : altération de la qualité du sommeil, insomnie, désorganisation du rythme veille/sommeil, voire déambulation nocturne.

Une bonne hygiène du sommeil est dans ce cas indispensable pour prévenir une telle situation.

Voici quelques exemples de règles simples que vous pouvez adopter :

  • Limitez la durée de sa sieste, qui ne doit pas dépasser 20 minutes.

  • Proposez lui des horaires de coucher et de lever réguliers, dans un contexte serein.

  • Evitez la lumière durant la nuit, ou utilisez une veilleuse en cas de lever nocturne.

  • Réduisez en soirée les excitants comme le café, l’alcool, le chocolat.

Ces déambulations nocturnes ont généralement des conséquences directes sur l'entourage de la personne malade. Il est souvent difficile pour vous, les proches, de les supporter, car il devient complexe de dormir et de récupérer.

Paradoxalement, si votre proche marche la nuit, il dormira probablement beaucoup dans la journée, ce que vous ne ferez certainement pas.

L’impact est double et important pour le malade mais aussi pour vous, ses proches.

Comment éviter une chute pendant ses déambulations ?

Si votre proche déambule dans la maison de jour mais aussi la nuit, il est important d'aménager son lieu de vie sans créer trop de changements, qui pourraient être source d'anxiété. Les risques encourus sont essentiellement traumatiques.

En prenant quelques précautions, vous éviterez le risque de chutes.

  • Veillez à supprimer ce qui peut être un obstacle : un meuble bas, des objets.

  • Fixez les fils du téléphone, les fils électriques, les fils des lampes.

  • Supprimez les tapis sur lesquels votre proche pourrait glisser ou fixez les avec un adhésif, en particulier la descente de lit.

  • Sécurisez votre escalier.

  • Fermez la porte d'accès à l'extérieur.

  • Dans la journée, préférez lui faire porter des chaussures qui tiennent bien ses pieds et non pas des pantoufles.

  • Ne laissez pas despièces que vous jugez dangereuses allumées, car votre proche ira vers les endroits éclairés et a peu de chances de rentrer dans des endroits sombres.

Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, aider l’autre est essentiel. Il convient néanmoins de se protéger et lorsque cela est nécessaire de se faire aider pour mieux gérer la situation. En particulier, votre sommeil peut être mis à rude épreuve, faites le nécessaire afin de conserver un sommeil récupérateur. Sachez que la maladie évolue selon un rythme imprévisible.

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