Quels sont les facteurs qui peuvent aggraver mon hépatite C ? Medelli
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Quels sont les facteurs qui peuvent aggraver mon hépatite C ?

La prise en charge de l’hépatite C exige, en plus d’un traitement médicamenteux, de tenir compte des facteurs risquant d’aggraver la maladie. Limiter ces facteurs occupe une place essentielle dans la réussite de la prise en charge médicale.

Est-ce que je peux consommer de l’alcool ?

L’alcool est l’ennemi du foie, surtout si ce dernier est infecté par le virus de l’hépatite C. En aggravant l’atteinte des cellules hépatiques, votre consommation d’alcool nuit à vos soins. Le sevrage alcoolique, quand il est nécessaire, fait l’objet d’une prise en charge totale par l’Assurance Maladie. Vous pouvez vous adresser à votre médecin traitant qui vous orientera vers un addictologue s’il estime qu’un suivi spécialisé est nécessaire. N’hésitez pas également à prendre contact avec les associations d’aide au sevrage ou les centres médico-psychologiques.

Suis-je obligé d’arrêter de fumer ?

Le tabagisme contribue à l’aggravation de la maladie en augmentant la sévérité des lésions hépatiques. Au-delà de l’intérêt que présente l’arrêt du tabac sur la santé en général, il est donc important que vous arrêtiez définitivement de fumer pour favoriser votre guérison. Le sevrage tabagique est en partie pris en charge par la Sécurité Sociale. N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui saura au mieux vous aider dans ce sevrage.
La consommation de haschich peut également aggraver l’évolution de votre maladie. Dans cette situation, le sevrage est également essentiel.

Je suis en surpoids. Est-ce un facteur de gravité ?

Une alimentation hypercalorique conduit à une stéatose hépatique qui correspond à une accumulation de graisses dans le foie. Les cellules hépatiques deviennent alors plus vulnérables aux lésions et entrent plus facilement dans un processus d’inflammation.
L’infection par le virus de l’hépatite C demande la mise en place d’un régime alimentaire visant à rééquilibrer l’apport en protéines, en sucres et en graisses. A ces mesures hygiéno-diététiques doit être ajoutée la pratique régulière d’un sport adapté à votre situation qui favorisera la bonne réussite de votre traitement.
En cas d’obésité, une perte de poids sera nécessaire, l’objectif à atteindre et les moyens pour y parvenir devant être définis avec votre médecin.

Je suis diabétique. Comment gérer au mieux ces deux maladies ?

Le diabète est une maladie chronique connue pour favoriser l’aggravation de l’hépatite C. Il sera donc essentiel que votre traitement antidiabétique soit parfaitement suivi et bien équilibré avant de débuter le traitement contre l’hépatite C.
Il n’existe aucune contre-indication à suivre ces deux traitements simultanément.
La pratique d’une activité physique régulière sera bénéfique dans la prise en charge de vos deux maladies.

Je suis enceinte et porteuse du VHC. Quelle sera ma prise en charge ?

Aucun médicament visant à traiter l’infection par le virus de l’hépatite C ne vous sera prescrit pendant la grossesse. Ces traitements antiviraux sont contre-indiqués chez la femme enceinte en raison des risques de malformations importantes qu’ils font courir au fœtus.
Vous serez prise en charge après votre accouchement et pourrez alors, si nécessaire, bénéficier d’un traitement.

Je vis avec le VIH et viens d’apprendre ma contamination par l’hépatite C.

En France, entre 10 et 20 % des personnes porteuses du VIH sont également infectées par le virus de l’hépatite C. Votre médecin pourra être amené à modifier votre trithérapie anti-VIH afin d’éviter les interactions entre les traitements des deux affections.
Cette double infection doit être prise en charge rapidement et implique un suivi plus soutenu car l’infection par le VIH entraînesouvent une accélération des lésions hépatiques.

Faut-il que je vérifie mes vaccinations ?

Certains vaccins sont recommandés en cas d’infection par le virus de l’hépatite C, c’est le cas de ceux contre les virus de la grippe et de l’hépatite B, qui sont intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie.
La vaccination contre le virus de l’hépatite A est également recommandée par les autorités de santé (elle fait l’objet d’un remboursement à hauteur de 65 %, le reste étant à votre charge ou à celle de votre complémentaire santé). Chez la femme enceinte, la vaccination contre les hépatites A et B est possible quel que soit le terme de la grossesse.
Cette prévention vise à diminuer le risque que l’infection par un autre virus n’aggrave votre maladie.

Existe-t-il des tests de dépistage rapide du virus de l’hépatite C ?

Depuis mai 2014, il est possible de réaliser un test rapide d’orientation diagnostique (TROD) de l’hépatite C. Ce test rapide d’orientation diagnostique (TROD) est réalisé dans les structures et associations spécialisées. Toutefois, en cas de test positif, une prise de sang est ensuite nécessaire pour confirmer la présence d’une hépatite C chronique, qui nécessitera d’être traitée. Ces tests permettent d’exclure une infection par ce virus, sauf si elle a eu lieu au cours des trois derniers mois. Aujourd’hui, seules certaines catégories de patients sont concernées : 

     •  Les populations à risque éloignées des structures de santé : usagers de drogue par voie intraveineuse, personnes originaires ou ayant reçu des soins dans des pays à forte prévalence du VHC (Egypte, Pakistan, Géorgie et pays de l’Europe de l’Est ...).
     •  Les populations à risque insuffisamment dépistées et chez qui les TROD seraient plus pratiques à réaliser : personnes détenues en maison d’arrêt ou personnes vivant avec le VIH.

Le traitement de l’hépatite C est compatible avec celui d’autres maladies, y compris les traitements de sevrage aux opiacés. Que vous soyez addict à une drogue ou à l’alcool, porteur du VIH ou détenu en maison d’arrêt, faites-vous dépister sans tarder pour bénéficier, si nécessaire, d’un traitement précoce contre l’hépatite C.

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Hépatite C : je comprends sa transmission et son évolution Medelli
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Hépatite C : je comprends sa transmission et son évolution

L’hépatite C est une maladie du foie due à un virus (VHC), dont souffrent environ 150 millions de personnes dans le monde et environ 200 000 en France.

 

Qu'est-ce qu'une hépatite C ?

L'hépatite C est une maladie infectieuse du foie provoquée par un virus : le VHC. Il existe plusieurs variétés de VHC appelées génotypes : 6 génotypes différents ont été identifiés.

Est-ce contagieux ?

Oui, l'hépatite C est une maladie contagieuse. La contagion se fait essentiellement par voie sanguine. Le contact direct avec le sang d'une personne infectée est le mode de transmission le plus fréquent.

Comment est-on infecté?

La contamination par le VHC se rencontre dans deux situations principales :

  •  soit lors d'une transfusion sanguine pratiquée avant 1992, date à partir de laquelle le dépistage systématique des donneurs de sang a été généralisé,
  • soit lors de l'usage de drogues (partage de seringue ou de matériel de préparation de drogue, inhalation de cocaïne par voie nasale à l'aide d'une paille).

Le risque est aussi présent lors de l'utilisation de matériel contaminé servant au tatouage, au perçage corporel, à l'acupuncture sans matériel à usage unique.

La transmission peut-elle se faire par voie sexuelle ?

Uniquement dans certaines conditions. Le risque de transmission par voie sexuelle est considéré comme nul, d'ailleurs l'usage d'un préservatif n'est pas justifié chez un couple stable, dont un des partenaires est positif pour l'hépatite C. Cependant, il peut y avoir transmission par voie sexuelle en cas de lésions génitales ou de rapports traumatiques, avec extériorisation de sang. Le risque de transmission par voie sexuelle est également plus important en cas de co-infection par le VIH. Dans ces cas, l'usage du préservatif est recommandé.

Comment sait-on que l'on est atteint ?

La maladie est le plus souvent silencieuse. La seule façon de savoir si on est infecté est de faire un test de dépistage. Votre médecin peut vous prescrire une prise de sang spécifique.

Comment ma maladie évoluera-t-elle ?

Au cours d’une première phase, dite « aiguë », les signes d'hépatite peuvent passer inaperçus. Cette phase survient dans les semaines suivant la contamination. L'hépatite C guérit spontanément dans 30 % des cas chez l'adulte. Si elle se prolonge au-delà de six mois, ce qui signifie que votre organisme n'a pas pu éliminer le virus, l'hépatite devient alors chronique. Dans certains cas, cette phase inflammatoire peut conduire à une fibrose, puis à une cirrhose et entraîner un cancer du foie.

La sévérité de la maladie dépend de l'état général du patient, des maladies associées et du niveau de fibrose évalué, le plus souvent, de manière non invasive par un score biochimique de fibrose ou par Fibroscan®. La biopsie hépatique n’est plus recommandée  pour évaluer une hépatite chronique virale C en dehors de maladies associées (obésité, consommation excessive d’alcool).

Existe-t-il des traitements ?

Oui. Il existe des nouveaux traitements, directement actifs sur le virus de l’hépatite C. Administrés par voie orale et bien tolérés, ces traitements de durée courte (huit à douze semaines) permettent d’obtenir la guérison de la presque totalité des malades. Presque tous les malades peuvent aujourd’hui avoir accès à ces traitements, quelle que soit la sévérité des lésions hépatiques.

Le virus peut-il être présent dans l'eau ou dans certains aliments ?

Le virus n’est pas présent naturellement dans l’eau et les aliments. La contamination ne peut se faire que par de l’eau ou des aliments souillés.

Enceinte, puis-je contaminer mon bébé ?

Le risque de transmission existe lors de la grossesse et au moment de l'accouchement. Il est de 2 à 5 % pour un accouchement par voie naturelle ou par césarienne, il est plus élevé chez les femmes infectées par le VIH (jusqu’à 15 %). On estime qu'un tiers des enfants contaminés à la naissance auront un risque d'évolution de la maladie.

Je suis aussi infecté par le VIH, comment cela va-t-il se passer pour moi ?

La baisse des défenses immunitaires due à l'infection par le VIH accélère l'évolution de l'hépatite C vers la cirrhose et le cancer du foie. Le risque de toxicité des médicaments est aussi plus grand. Les nouveaux médicaments de l’hépatite C sont très efficaces y compris chez les patients co-infectés par le VIH. La règle est de traiter systématiquement le VHC chez les patients co-infectés par le VIH.

L’hépatite C est une maladie silencieuse susceptible d’évoluer vers la cirrhose et le cancer du foie et qu’il convient de dépister de façon systématique. Les usagers de drogues constituent aujourd’hui le principal réservoir du virus de l’hépatite C.

 

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Hépatite C et grossesse : que devons-nous savoir ? Medelli
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Hépatite C et grossesse : que devons-nous savoir ?

Dans un couple, lorsque l’un des deux partenaires est suivi pour une hépatite C, le projet parental doit être programmé et discuté avec le personnel médical pour éviter tout risque de complication. Le dépistage de l’hépatite C a été récemment recommandé de façon systématique chez toutes les femmes en début de grossesse.

Je suis enceinte et atteinte de l’hépatite C. Quels sont les risques pour mon futur enfant ?

Si vous êtes atteinte par le virus de l’hépatite C, votre grossesse ne fera pas l’objet d’une surveillance particulière. Le virus n’affecte pas le développement du fœtus, cependant votre médecin veillera à ce que les risques de transmission soient les plus faibles possible. Ainsi, la réalisation d’une amniocentèse (examen permettant l’analyse du liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus, à la recherche de maladies) devra être discutée en raison d’un risque de contamination du liquide amniotique par le sang maternel. Le virus de l’hépatite C n’est pas connu pour causer des avortements spontanés ou des accouchements prématurés. Après la grossesse, votre suivi et votre traitement reprendront normalement. Un dépistage sera réalisé chez votre enfant à partir de l’âge d’un an.

Mon partenaire est infecté par l’hépatite C. Quelles précautions dois-je prendre pendant ma grossesse ?

Le fœtus ne peut être contaminé que si la mère est infectée.
La transmission du virus de l’hépatite C lors d’un rapport sexuel est rare car le virus de l’hépatite C n’est pas contenu dans le sperme. Cependant elle peut survenir, notamment lors de rapports anaux qui peuvent occasionner des saignements des deux partenaires. Ces pratiques vous obligeront à utiliser un préservatif.

Comment se déroulera mon accouchement ?

Lors de l’accouchement par voie basse, le risque de contamination du bébé existe si la quantité de virus dans votre sang est importante. L’enfant aura alors 1 risque sur 50 d’être contaminé. Pour minimiser ce risque, le personnel médical veillera à éviter tout geste pouvant provoquer une plaie chez le nouveau-né (utilisation de forceps, …).
L’accouchement par césarienne n’est pour autant pas imposé à la mère.

A quel moment saurai-je si j’ai transmis le virus à mon enfant ?

Le test de dépistage d’un enfant de moins de 6 mois peut être positif sans qu’il ne soit porteur du virus. En effet, les anticorps de la mère, dépistés par le test, restent présents dans le sang du bébé plusieurs mois après la naissance. Un test de dépistage négatif à 12 mois permet d’affirmer que l’enfant n’est pas infecté. Sil est positif, il est donc nécessaire d’approfondir les analyses et de faire pratiquer une recherche directe de l’ARN du virus dans le sang. Cet examen spécialisé est réalisé deux mois après la naissance, avec un contrôle à 18 mois.

Mes médicaments contre l’hépatite C sont-ils à risque pour mon futur enfant ?

Le traitement contre l’hépatite C est contre-indiqué pendant la grossesse en raison des risques de malformation élevés qu’il fait courir au fœtus. Pour cette raison, votre médecin vous remettra dès le début de votre traitement un « carnet-patiente ». Tous les mois, il y reportera le résultat du test de grossesse que vous aurez réalisé. Grâce à ce carnet, votre pharmacien s’assurera que votre dernier test est négatif et vous délivrera les médicaments.
Si vous ou votre conjoint êtes traité contre l’hépatite C et avez un désir de grossesse, il est donc indispensable d’en parler à votre médecin qui vous aidera à préparer cette conception. Ensemble vous programmerez la grossesse, un délai d’environ six mois étant nécessaire à l’élimination totale du médicament par votre organisme.

Ma grossesse peut-elle aggraver ma maladie ?

La grossesse n’a pas d’influence sur l’infection par le virus de l’hépatite C.

Puis-je bénéficier d’une Assistance Médicale à la Procréation ?

Depuis l’arrêté du 10 mai 2001, les couples infectés par le virus de l’hépatite C peuvent bénéficier d’une Assistance Médicale à la Procréation (AMP). Même si le risque de transmission lors d’un rapport sexuel est faible, le sperme fera alors l’objet d’un examen virologique avant son utilisation.

Quelles précautions devrai-je prendre après l’accouchement ?

L’allaitement n’est pas contre-indiqué, cependant vous devrez veiller aux éventuelles plaies et crevasses du mamelon.

Le dépistage de l’hépatite C est recommandé depuis peu de façon systématique chez toute femme enceinte. L’infection de la mère n’influence pas la grossesse et le risque de transmission à l’enfant est faible. L’allaitement est autorisé sauf en cas de coinfection par le VIH.

 

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Est-ce que je peux guérir de l’hépatite C ? Medelli
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Est-ce que je peux guérir de l’hépatite C ?

Le virus de l’hépatite C est responsable d’une infection grave qui touche le foie et peut causer des dommages importants. C’est une des rares maladies virales que la médecine peut aujourd’hui guérir grâce à des médicaments efficaces.

Les traitements contre l’hépatite C sont-ils efficaces à 100 % ?

Ces dernières années, des molécules directement actives sur le virus de l’hépatite C totalement novatrices ont été développées. Avec l’arrivée de cette seconde vague de médicaments directement actifs sur le virus de l’hépatite C, 90 à 100 % des patients peuvent désormais être guéris. La réponse au traitement varie en fonction du génotype du virus qui vous infecte (c'est-à-dire de sa structure moléculaire). Le choix du médicament est ainsi personnalisé. Six génotypes différents ont été identifiés dans le monde. En France et dans les pays industrialisés, ce sont les génotypes 1, 2, 3 et 4 qui prédominent.

Quels sont les avantages de ces nouveaux traitements ?

Ces nouveaux traitements sont simples à prendre et, dans certains cas, ils ne reposent que sur la prise d’un seul comprimé par jour. Ils sont mieux tolérés que les médicaments antérieurs. Enfin, les durées de traitement sont plus courtes. Il faut en majorité 12 semaines d’utilisation, voire 8 semaines. Cependant, le prix de ces médicaments est très élevé.

Comment savoir si je suis guéri de mon hépatite C ?

La réussite de votre traitement est conditionnée par votre état de santé initial, votre régularité dans la prise de vos médicaments, et l’absence de facteurs aggravant la maladie (alcool en excès, usage de drogues, tabagisme, autres maladies).
Un mois après la fin du traitement et trois mois plus tard, votre médecin vous prescrira une analyse visant à détecter la présence du virus dans votre sang. Si le virus de l’hépatite C n’est pas retrouvé après 3 mois, vous serez en « guérison virologique ».
Cette guérison s’accompagne en général d’une régression des lésions du foie.

Que dois-je comprendre si mon test de dépistage est toujours positif malgré mon traitement ?

Le traitement de l’hépatite C vise à éliminer le virus. Or, les tests de dépistage détectent la présence d’anticorps anti-hépatite C dans le sang. Ces anticorps resteront présents dans votre sang toute votre vie, même si le virus a été éliminé par le traitement.
Pour vérifier que le virus ne vous infecte plus, il faudra rechercher sa présence dans le sang ou « virémie » en réalisant un examen spécifique

Suis-je susceptible d’être à nouveau infecté par le virus de l’hépatite C ?

Même si vous parvenez à l’éliminer de votre organisme, vous pouvez être réinfecté par le virus de l’hépatite C d’un génotype différent. Tout comportement à risque devra être évité : utilisation de matériel pour piercing ou tatouage non stérile, usage de drogue par voie nasale ou intraveineuse, rapports sexuels traumatiques avec échange de sang.

Quelles séquelles puis-je avoir suite à mon hépatite C ?

Si vous guérissez de votre hépatite, les cellules de votre foie vont éliminer le virus et retrouver progressivement leur aspect sain de façon spontanée et sans laisser de séquelles.
Cependant, l’infection peut aussi avoir évolué sur de nombreuses années jusqu’à la cirrhose. Dans ce cas, vous risquez une insuffisance hépatique et votre maladie deviendrait une urgence médicale justifiant une greffe de foie.

J’ai une cirrhose. Ai-je une chance de guérir ?

Pour offrir à votre foie la possibilité de guérir d’une cirrhose, il est indispensable d’arrêter toute consommation d’alcool si vous êtes un buveur excessif. Vous devrez respecter un régime alimentaire sain et éviter le surpoids.
Certaines cirrhoses débutantes peuvent régresser si elles sont prises en charge à temps.

Mon hépatite peut-elle me conduire au cancer du foie ?

Le virus de l’hépatite C est impliqué dans la transformation de cellules saines du foie en cellules cancéreuses. On parle alors de cancer primitif du foieou carcinome hépato-cellulaire (CHC). Cette complication peut survenir en cas de cirrhose avancée.
Le traitement du CHC peut inclure la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou, quand cela est possible, une greffe du foie, selon le stade et la rapidité de croissance de la tumeur.

Une fois guéri, dois-je continuer à être suivi par mon médecin ?

Vous êtes considéré comme guéri si le virus est indétectable dans votre sang six mois après l’arrêt des médicaments. Si vous aviez une cirrhose au moment où le traitement a débuté, celle-ci peut continuer à évoluer vers un cancer après l’élimination du virus. Vous serez donc guéri de l’hépatite C mais pas de la cirrhose et devrez être suivi à vie pour déceler un éventuel cancer dont le risque de survenue est nettement diminué par la guérison virologique. Le suivi, dont le but est de dépister le cancer du foie, est effectué  tous les six mois et comporte une échographie abdominale.

Depuis 2014, de nouvelles molécules orales permettent de guérir 90 à 100 % des malades atteints de l'hépatite C. Ces traitements novateurs bien tolérés ont révolutionné la prise en charge des malades atteints d’hépatite C et leur qualité de vie.

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