Quels sont les risques que je développe un cancer du poumon ? Medelli
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Quels sont les risques que je développe un cancer du poumon ?

Le cancer du poumon est l'un des cancers les plus répandus. Il peut être prévenu, de façon très efficace, en évitant ou en cessant de fumer.

Hommes et femmes sont-ils égaux devant le risque de cancer du poumon ?

 

 

En France, en 2015, sur les plus 45 222 nouveaux cas estimés de cancer du poumon, 30 401 concerneraient les hommes et 14 821, des femmes 1.

Néanmoins, grâce à l’efficacité des programmes de lutte contre le tabagisme, le nombre de nouveaux cas de cancer du poumon chez les hommes et, de ce fait, la mortalité masculine liée à ce cancer ont baissé depuis une dizaine d’année. Chez les hommes de 40 ans, la mortalité a été divisée par deux en dix ans.

Chez les femmes, la situation est différente. Le tabagisme féminin s’est répandu à partir des années 60 en France et la mortalité par cancer du poumon a été multipliée par quatre en quinze ans chez les femmes de 40 ans.Le cancer du poumon est devenu récemment la deuxième cause de mortalité liée au cancer chez la femme dans notre pays et il est prévisible que les cas de cancer du poumon se développent chez les femmes, au fur et à mesure que vieilliront les générations qui ont beaucoup fumé. Le cancer du poumon est désormais la deuxième cause de décès par cancer chez la femme.

 

 

Evolution de la consommation de cigarettes comparée à la mortalité par cancer du poumon chez l’homme et la femme (source IGR)

 

Evolution de la consommation de cigarettes comparée à la mortalité par cancer du poumon chez l’homme et la femme (source IGR)

Quel est le principal facteur de risque ?

Près de 85 % des cas de cancers du poumon sont imputables à la consommation de tabac.Les deux-tiers des décès des fumeurs réguliers sont liés au tabac, le tabac favorisant aussi l’apparition de nombreux autres cancers, au niveau de la bouche, de la gorge et de la vessie, et étant également un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires.

Arrêter de fumer, ça vaut la peine !

Le risque d’avoir un cancer du poumon dépend du nombre d’années de consommation, du nombre de cigarettes fumées par jour et de l’âge auquel la personne a commencé à fumer. Plus que la quantité de tabac consommé, c'est la durée de consommation qui semble importante.

A tout âge, arrêter de fumer est bénéfique.

La figure ci-dessous présente les résultats d’une étude récente qui a estimé le risque de cancer du poumon en fonction de l’âge de l’arrêt.

A 75 ans, le risque est de 16 % chez les fumeurs et de 10 %, 6 %, 3 % et 2 % chez les personnes qui ont arrêté de fumer respectivement à 60, 50, 40 et 30 ans.

 

 

Arrêter de fumer vaut toujours la peine (source IGR).

 

 

Cet examen nécessite d'être à jeun. Vous ne devez pas manger durant les six heures précédentes, mais vous pouvez boire de l'eau.

En revanche, l’effet d’une simple réduction de la dose journalière de tabac est très limité.

Arrêter de fumer vaut toujours la peine (source IGR).

Quels risques le tabagisme passif fait-il courir aux non-fumeurs ?

Le tabagisme passif majore le risque de cancer du poumon des non-fumeurs. L’interdiction de fumer dans tous les lieux publics, entrée en vigueur en 2008, a pour but de protéger la population contre ce tabagisme passif.

Existe-t-il d’autres facteurs de risque ?

La consommation régulière de cannabis est également un facteur de risque.

Certains cancers du poumon sont liés à une exposition professionnelle ou environnementale à des substances cancérigènes : amiante, goudrons, arsenic, radon, particules fines des moteurs diesel…

Les personnes atteintes par certaines affections respiratoires, ou l'ayant été, de même que celles ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du poumon, sont plus à risque de développer la maladie.

A l’échelle mondiale, une origine hormonale est suspectée dans l’augmentation du nombre de cancers du poumon chez des femmes n’ayant jamais fumé mais reste à démontrer.

En Asie, l'augmentation très particulière de ces cancers, sans lien avec le tabac, pourrait aussi être en rapport avec l'inhalation de fumées dues à certains modes de cuisson (wok, charbon de bois…).

Enfin, certains virus dont le papillomavirus humain (HPV) pourraient également jouer un rôle dans le déclenchement du cancer du poumon.

La meilleure arme pour éviter la survenue du cancer du poumon est la prévention avec la lutte contre le tabagisme.

 

Adresses utiles:
  • Les cancers en France / Edition 2015" Institut National du Cancer (INCa) 

  • Institut de cancérologie Gustave-Roussy (IGR).

  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

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Je comprends ce qu'est la maladie de Hodgkin Medelli
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Je comprends ce qu'est la maladie de Hodgkin

La maladie de Hodgkin est une forme de cancer qui touche les ganglions lymphatiques et la rate. Sa prise en charge, dans un service spécialisé pour le traitement des cancers hématologiques, permet le plus souvent la guérison.

À quoi correspond cette maladie ?

Cette maladie est un lymphome malin, c'est-à-dire un cancer du système lymphatique. Ce système est constitué de canaux où circule la lymphe, des ganglions répartis dans tout le corps, et de la rate.

Le système lymphatique est responsable de l’immunité de notre organisme. Cette défense contre les éléments extérieurs, permet notamment de lutter contre les infections.

Cette maladie a été décrite pour la première fois par Thomas Hodgkin. Elle est aussi appelée lymphome de Hodgkin par opposition aux autres formes de lymphomes appelés non Hodgkiniens.

Dans la maladie de Hodgkin, la machine “s’emballe” et certaines cellules, à savoir les lymphocytes, sont produits en trop grande quantité, s’accumulent au niveau des aires ganglionnaires : cou, aisselles, plis de l’aine, de façon chronique sans cause infectieuse associée.

Qui peut être concernée ?

Cette maladie concerne avant tout les adolescents et adultes jeunes d'une part, et les sujets de plus de 60 ans.

Cela représente moins de 2 000 nouveaux cas par an en France.

À ce jour, il n’y a ni cause, ni facteur favorisant clairement identifiés. Le virus d’Epstein-Barr joue peut-être un rôle.

Quelles sont les manifestations de cette maladie ?

Vous même ou votre médecin peut déceler lors d’un examen de routine des ganglions gonflés au niveau des aires ganglionnaires du cou, des aisselles ou des plis de l’aire. Ces ganglions sont gonflés de manière chronique et sans qu’aucune cause locale comme une infection puisse être identifiée.

Il s’agit le plus souvent de ganglions au niveau du cou. Des ganglions situés sous les bras (aisselles) ou dans le pli de l’aine sont rarement révélateurs de la maladie.

Parfois, c’est à l’occasion d’une radiographie des poumons (faite en raison de signes respiratoires : toux, difficulté à respirer…) que l’on découvre des ganglions volumineux (adénopathies) au niveau du médiastin, zone centrale du thorax.

Enfin, un amaigrissement rapide, une fièvre, des démangeaisons, des sueurs abondantes la nuit peuvent faire penser à cette maladie.

Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic repose sur le prélèvement d’un ganglion malade (biopsie) sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale. L'analyse du prélèvement nécessite quelques jours au terme desquels, le diagnostic est affirmé par la mise en évidence de cellules anormales caractéristiques de la maladie.

Quels sont les examens complémentaires ?

Certains examens sont pratiqués pour rechercher les différentes localisations de la maladie : un examen clinique et des examens d'imagerie (radiographie pulmonaire, scanner, et PET-Scan).

Un bilan sanguin complet est nécessaire.

D’autres examens peuvent être nécessaires, comme la biopsie médullaire qui consiste à prélever via une aiguille un échantillon de moelle osseuse pour l’analyser. Cette biopsie se fait sous anesthésie locale. Elle permet de rechercher une extension de la maladie au niveau de la moelle.

Au total, la maladie peut être classée en 4 stades selon le nombre de ganglions touchés, leur localisation et l’atteinte éventuelle d’un ou plusieurs organes.

Quel est le traitement de cette maladie ?

Le traitement dépend de l’importance de la maladie. Il repose sur la chimiothérapie associée ou non à la radiothérapie. Les choix se feront selon les facteurs pronostiques identifiés lors du bilan (âge, stade de la maladie, votre état général…). Le traitement est donc défini au cas par cas.

Pour la chimiothérapie, le nombre de cures est variable. Elles sont réalisées soit en hôpital de jour, soit lors d'hospitalisations de courte durée. La durée totale du traitement varie de 3 à 8 mois. Une prévention des effets secondaires (nausées, vomissements) est associée.

Pour la radiothérapie, c’est le résultat du bilan d’extension qui détermine les zones à irradier ainsi que le nombre de séances.

Différentes mesures de préservation de la fertilité peuvent être étudiées avant la mise en route du traitement.

Au total, la maladie de Hodgkin est habituellement guérissable notamment pour les stades localisés. Pour les formes avancées ou de mauvais pronostic, le traitement peut être plus agressif pour le malade afin de permettre la guérison.

Quelle est la surveillance après traitement ?

Cette surveillance comporte des consultations médicales régulières pendant au moins 5 ans, puis tous les ans, afin de s'assurer du bon contrôle de la maladie et de l'absence de complications tardives du traitement.

La maladie de Hodgkin est d'autant plus guérissable, qu'elle est prise en charge tôt dans un service spécialisé pour le traitement des cancers hématologiques.

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Bilan avant traitement d'un cancer du poumon : je comprends les examens que je vais passer Medelli
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Bilan avant traitement d'un cancer du poumon : je comprends les examens que je vais passer

Une série d’examens est nécessaire pour définir et évaluer le stade d'évolution d’un cancer du poumon. L'objectif est de déterminer le traitement le mieux adapté à votre cas : on parle de bilan pré-thérapeutique.

A quoi sert le bilan pré-thérapeutique ?

Après le diagnostic de cancer du poumon, ou en cas de forte suspicion lorsque le diagnostic n’est pas encore établi de façon formelle, les médecins réalisent un « bilan » c’est à dire des examens dont l’objectif est triple :

  • Evaluer l’étendue de la tumeur dans le thorax. Les examens pratiqués sont principalement la fibroscopie bronchique ou le scanner.

  • Vérifier s’il existe des métastases décelables. Les examens utilisent surtout le scanner, la résonance magnétique nucléaire (IRM) du cerveau, ou le PET-scanner.

  • Lorsqu’une opération chirurgicale thoracique est envisagée, vérifier si votre cœur et vos poumons peuvent la supporter. Les examens pratiqués sont principalement l’épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR), l’électrocardiogramme (ECG), parfois l’échographie cardiaque ou la scintigraphie pulmonaire.

D’autres examens peuvent être demandés en fonction des caractéristiques de chaque patient.

Enfin, le bilan pré-thérapeutique peut permettre de prélever et d'analyser un morceau de la tumeur (biopsie), pour affirmer de manière formelle le diagnostic de cancer et préciser son type histologique. L’analyse permet notamment de définir s’il s’agit d’un cancer « à petites cellules » (environ 15 % des cancers du poumon) ou « non à petites cellules ».Les biopsies sont obtenues le plus souvent lors d’une fibroscopie, parfois sous scanner ou échographie. Dans de rares cas, le diagnostic histologique formel n’est obtenu que lors d’une opération chirurgicale.

Comment se déroulera ma fibroscopie ?

La fibroscopie permet d’explorer l'intérieur de votre trachée et vos bronches ainsi que de réaliser des prélèvements de tissu (biopsies). Elle est réalisée généralement sous anesthésie locale obtenue grâce à la vaporisation d'un spray à base de xylocaïne dans le nez et le fond de la gorge. Dans certains cas, elle peut être pratiquée sous anesthésie générale.

Il ne faut ni boire ni manger durant les deux heures qui précèdent l’examen.

Le fibroscope, un tube fin et souple, relié à une micro-caméra, est introduit par une narine, traverse le pharynx et le larynx, puis atteint la trachée et les bronches. L’examen dure quelques minutes, n’est pas douloureux mais peut être désagréable, notamment en raison de la toux qu’il peut provoquer. L'anesthésie locale du nez et de la gorge peuvent aussi donner une sensation de gonflement désagréable qui disparaît ensuite. Un peu de fièvre, quelques saignements de nez et du sang dans les crachats au cours des heures qui suivent l’examen sont banals et sans gravité.

Il faut également attendre deux heures après l'examen pour boire et manger à nouveau.

Pourquoi dois-je effectuer un scanner thoracique ?

Le scanner ou tomodensitométrie (TDM) est un examen très performant pour explorer les poumons et les tissus qui les entourent et apprécier l’étendue de la tumeur. Le médecin peut également vous prescrire une TDM d’autres organes, comme le cerveau, les os ou l’abdomen.

L’examen ne nécessite pas d’être à jeun. Une injection de produit de contraste iodé est souvent pratiquée pour améliorer la qualité des images.

A quoi sert le PET-scan ?

Cet examen consiste en une injection intraveineuse de sucre (glucose) radioactif, suivie d’un scanner spécial permettant de localiser les endroits du corps où se fixe le glucose. Lorsque la fixation sur des lésions est anormalement élevée, cela suggère qu’elles sont cancéreuses. Ainsi, le PET-scan est utilisé pour détecter des métastases dans tout le corps sauf dans le cerveau. Néanmoins, certaines lésions bénignes (non cancéreuses) peuvent aussi fixer le glucose de façon anormale.

Cet examen nécessite d'être à jeun. Vous ne devez pas manger durant les six heures précédentes, mais vous pouvez boire de l'eau.

A quoi sert l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) ?

Cet examen permet de déterminer votre capacité respiratoire en soufflant dans des appareils.

Il est effectué avant une chirurgie pulmonaire et a pour objectif de prédire votre capacité pulmonaire après l’ablation d’une partie ou de la totalité d’un poumon.

Des prises de sang sont aussi réalisées pour analyser les "gaz du sang", c'est-à-dire mesurer la quantité d’oxygène et de gaz carbonique dans votre sang.

D’autres tests (test de marche, épreuve d'effort…) peuvent être effectués en fonction de chaque cas, à la demande du chirurgien, du pneumologue ou de l’anesthésiste.

 

Les résultats du bilan pré-thérapeutique sont analysés par au moins trois médecins de spécialités différentes en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). La stratégie thérapeutique sera alors définie pour un patient donné en fonction de cette analyse. Ainsi, le bilan pré-thérapeutique permet la définition du traitement qui vous sera le plus bénéfique.

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Cancer du poumon : quel va être mon traitement ? Medelli
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Cancer du poumon : quel va être mon traitement ?

Selon le cancer du poumon dont vous souffrez, trois types de traitements seront proposés : la chirurgie, les traitements à base de médicaments, chimiothérapie conventionnelle ou thérapie ciblée, et la radiothérapie. Ces traitements sont prescrits seuls ou en association.

Doit-on parler du cancer ou des cancers du poumon ?

Le cancer du poumon se développe à partir des bronches ou des alvéoles pulmonaires.

En fonction du type de cellules atteintes, on distingue plusieurs types de cancers dont l’évolution et le traitement sont très différents, d’où l’intérêt de les distinguer au moment du diagnostic.

D’après l’aspect des cellules à l’examen microscopique, on parle soit de cancer à petites cellules (15 % des cas), soit de cancer non à petites cellules (85 % des cas).

Dans la catégorie des cancers non à petites cellules, la plus fréquente, on distingue trois principaux types :

  • L’adénocarcinome

  • Le carcinome épidermoïde.

  • Les carcinomes indifférenciés à grandes cellules.

En plus de cette classification morphologique, des tests de biologie moléculaire sont nécessaires pour caractériser la tumeur. Ces tests recherchent d’éventuelles anomalies génétiques, par exemple des altérations du gène du récepteur de l’EGF (epidermal growth factor) ou du gène de l’ALK (anaplastic lymphoma kinase).

J’ai un cancer du poumon non à petites cellules. Quel sera mon traitement ?

Votre traitement, dans ce cas, va dépendre notamment de l’étendue du cancer au moment du diagnostic.

  • Si votre cancer est localisé au poumon, une opération chirurgicale peut être proposée si votre état respiratoire et cardiaque le permet. La tumeur prélevée est ensuite analysée et un traitement complémentaire vous est éventuellement prescrit en fonction des résultats de cette analyse.

  • Si votre cancer est plus étendu et que l’intervention n’est pas possible, votre prise en charge repose sur la radiothérapie, complétée par un traitement de chimiothérapie.

  • Si votre cancer est disséminé et que des cellules cancéreuses ont été identifiées dans d’autres organes (métastases), votre traitement dépend de l’analyse moléculaire de la tumeur. Selon les résultats, vous seront proposées soit une thérapie ciblée contre les cellules cancéreuses, soit une chimiothérapie classique à base de sels de platine.

J’ai un cancer du poumon à petites cellules. Quel sera mon traitement ?

La chirurgie n'est que très rarement effectuée. Votre traitement consiste en une chimiothérapie associée éventuellement à une radiothérapie du thorax et du cerveau.

Comment agissent la chimiothérapie classique et la radiothérapie ?

La chimiothérapie conventionnelle utilise des médicaments toxiques pour les cellules qui bloquent leurs mécanismes de division (multiplication cellulaire). Elle agit sur toutes les cellules à renouvellement rapide de l’organisme, dont les cellules cancéreuses.

Les sels de platine sont habituellement employés en première intention, en association avec au moins un autre médicament spécifiquement adapté à votre cas. Le traitement est administré par voie intraveineuse. Il peut être pratiqué en ambulatoire, à l’hôpital de jour.

La radiothérapie, quant à elle, utilise des radiations pour détruire les cellules cancéreuses en les empêchant de se multiplier. Elle se pratique au niveau du thorax et vise à irradier la tumeur pulmonaire, son voisinage, ainsi que les ganglions lymphatiques proches (pour prévenir formation de métastases).

Puis-je bénéficier d'une immunothérapie? Quel est son mode d'action?

Une immunothérapie pourra vous être proposéee si votre tumeur présente à sa surface un certain type de protéine qui empêche votre système immunitaire de reconnaître la tumeur comme telle. L'immunothérapie va alors reprérer ou faire repérer par votre système immunitaire les cellules cancéreuses afin qu'elles soient détruites. Moins toxiques que la chimiothérapie, elle stimule les défenses immunitaires de votre organisme contre les cellules cancéreuses.

Une thérapie ciblée pourra-t-elle m'être proposée? Comment fonctionnne-t-elle?

On envisage une thérapie ciblée si l'analyse de votre tumeur révèle la présence de certaines mutations génétiques des cellules cancéreuses.

A la différence des molécules de chimiothérapie classique qui agissent sur toutes vos cellules en cours de multiplication, les thérapies ciblées bloquent un mécanisme de croissance spécifique des cellules cancéreuses porteuses de l’anomalie moléculaire identifiée. Elles limitent ainsi la prolifération des cellules tumorales tout en étant mieux tolérées par l’organisme.

 

Votre traitement est spécifiquement adapté à votre situation. La décision du choix du traitement est prise au cours de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), qui rassemblent des professionnels de santé de différentes spécialités, en lien avec votre médecin traitant. A l’issue de la réunion, un programme personnalisé de soins (PPS) détaille le protocole qui vous est recommandé. Il vous est ensuite expliqué. Par la suite, l’efficacité de votre traitement est régulièrement évaluée par l’équipe médicale.

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