Reprendre mon travail après un cancer : ce que je dois savoir Medelli
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Reprendre mon travail après un cancer : ce que je dois savoir

Pour se dérouler dans les meilleures conditions, la reprise de votre travail doit être préparée en coordination avec votre oncologue, votre médecin généraliste, le médecin conseil de la Sécurité Sociale et le médecin du travail.

Quand vais-je reprendre le travail ?

La reprise du travail peut être envisagée lorsque vous le souhaitez, à l’issue ou au cours de votre traitement, si votre étatde santé le permet.

Comment se prépare la reprise ?

Une première visite facultative (mais recommandée) de pré-reprise est organisée par le médecin du travail. Elle permet de faire le point sur votre état de santé, les éventuelles séquelles liées à votre maladie et aux traitements et vos motivations. Cette visite médicale permet de déterminer si vous pouvez reprendre votre poste ou si certains aménagements sont nécessaires.Lorsqu’un aménagement est nécessaire, le médecin du travail peut prendre contact avec votre employeur pour essayer de trouver une solution qui convienne à chacun. Cette mise en relation n’a lieu que si vous le souhaitez, et dans le strict respect du secret médical.

Qui va décider de l’aménagement éventuel de mon temps de travail ?

Une fois vos traitements les plus contraignants terminés, la reprise de votre activité professionnelle, par exemple dans le cadre d’un mi-temps thérapeutique, peut être envisagée avec vous. Cette proposition pourra être faite par votre oncologue ou par votre médecin généraliste. L’accord du médecin conseil de la Sécurité Sociale est indispensable, ainsi que celui de votre employeur.La durée totale d’un temps partiel thérapeutique peut varier, renseignez-vous auprès de votre caisse.

Quelles seront les conséquences financières de ma reprise du travail ?

Le mi-temps thérapeutique vous permet de continuer à recevoir des indemnités journalières en complément de votre salaire à temps partiel.

Comment va se passer ma reprise du travail ?

Une nouvelle visite médicale est obligatoire lors de la reprise du travail et, au plus tard, dans un délai de 8 jours après votre reprise effective. Elle permet de s’assurer que votre poste est bien adapté.Si ce n’est pas le cas , un aménagement de vos horaires etde votre poste pourra alors être envisagé en concertation avec le médecin du travail et le médecin conseil de votre caisse.

Vais-je être accompagné(e) lors de la reprise ?

Le médecin du travail pourra vous proposer, si vous le souhaitez, un suivi rapproché avec des consultations régulières.Il pourra vous orienter vers une assistante sociale ou un psychologue, afin de vous aider à retrouver vos repères dans le monde du travail ou à déterminer un nouveau projet professionnel.Si, à l’issue de deux examens médicaux espacés de 15 jours, le médecin du travail considère que votre poste n’est plus adapté, il pourra prononcer un avis d’inaptitude. Cette décision fera l’objet d’une concertation entre le médecin du travail et vous, afin de ne pas entraver votre carrière professionnelle. L’avis d’inaptitude n’est utilisé qu’en dernier recours.

Que se passe-t-il si je suis déclaré inapte ?

Vous pouvez consulter votre convention collective et prendre contact avec les délégués du personnel de votre entreprise qui pourront vous conseiller et vous orienter sur les dispositions à prendre.

Le reclassement professionnel peut être envisagé dans l’entreprise :

  • L’avis d’inaptitude est accompagné de propositions pour adapter le poste de travail, ce afin que le salarié conserve son emploi et sa qualification. Il existe des fonds d’aide prévus pour ces aménagements alloués aux entreprises.Une mutation au sein de l’entreprise peut aussi être envisagée. Cela peut s’accompagner d’une obligation de formation dans un centre de reclassement professionnel.Il y a obligation de l’employeur d’étudier les possibilités d’un reclassement aussi proche que possible de l’emploi exercé antérieurement, assorti d’un niveau de rémunération équivalent, avec mesures financières en cas de stages de reclassement.En cas d’impossibilité justifiée de reclassement, des indemnités spécifiques de licenciement sont prévues.

  • Il peut y avoir reconnaissance d’un statut de travailleur handicapé, si l’incapacité permanente partielle (IPP) est supérieure à 10 %. Il importe de rappeler l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés.

Le reclassement hors de l’entreprise :

  • Il est envisagé quand l’employeur ne peut pas effectuer un reclassement interne et qu’un licenciement pour inaptitude médicale est prononcé.

  • L’ancien salarié est alors tenu de s’inscrire comme demandeur d’emploi auprès de Pôle Emploi. Il doit s’adresser à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), lieu unique chargé de l’accueil et de l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches, afin de préparer son reclassement.

  • Un bilan de compétences, avec une évaluation des acquisitions scolaires et des examens psychotechniques, est effectué en vue de formuler des propositions pour une nouvelle formation professionnelle.

Les modalités de reprise du travail (temps complet ou temps partiel) dépendent des caisses de Sécurité Sociale. La reprise dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique nécessite l’accord du médecin conseil et de l’employeur.

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Je sais comment se développe un cancer Medelli
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Je sais comment se développe un cancer

Un cancer est la conséquence d’un dérèglement du fonctionnement de certaines cellules qui conduit à leur multiplication anarchique.

Comment se développe un cancer ?

Les cellules de notre organisme forment nos organes. Elles se renouvellent en permanence : une partie d’entre elles meurt chaque jour et est remplacée par de nouvelles, identiques.La mort des cellules et leur division sont régulées par des gènes normaux, présents dans toutes les cellules. Ces gènes sont à l’origine de signaux que la cellule interprète comme un ordre pour se diviser, ou mourir, ou se réparer après une agression comme les rayons ultraviolets du soleil.Certains gènes sont responsables de l’accélération de la division cellulaire, d’autres la freinent. Ces gènes qui régulent la division cellulaire peuvent être modifiés et entraîner la transformation de la cellule normale en cellule cancéreuse. Cette modification peut, par exemple, se produire sous l’action de produits contenus dans la fumée du tabac. La cellule est alors « mutée » et est capable de se diviser de façon anarchique et va transmettre ces caractéristiques à ses cellules « filles ».

Cette multiplication de cellules anarchiques provoque la formation d’un amas de cellules de plus en plus important formant une « tumeur ». Cette tumeur constitue un véritable organe dans lequel se développent des vaisseaux sanguins destinés à nourrir les cellules cancéreuses. Ces cellules se développant très rapidement, elles sont en effet avides de nutriments et d’oxygène. C’est la présence de cellules malignes, qui est responsable de la prolifération de ces vaisseaux dans la tumeur par l’intermédiaire de substances fabriquées au sein de la tumeur et stimulant leur prolifération. Il s’agit là d’un phénomène bien connu maintenant appelé « angiogenèse » et à l’origine de traitements en plein développement, dont le but est de la freiner.

A partir d’un certain volume, la masse tumorale (importance de la tumeur) devient détectable soit à l’examen clinique, soit lors d’un examen radiologique, comme la mammographie. Les premiers symptômes peuvent alors apparaître, car la tumeur peut comprimer des nerfs et provoquer des douleurs, ou gêner le fonctionnement de certains organes.

Comment un cancer peut-il se propager ?

Les cellules malignes, d’abord contenues au sein d’un tissu ou d’un organe donné, peuvent envahir progressivement les tissus voisins, on parle alors d’invasion locale des cellules cancéreuses. Là encore, certaines substances fabriquées par ces cellules aident l’infiltration des tissus environnants en détruisant certaines barrières protégeant les tissus sains.Lorsqu’elles atteignent la circulation sanguine ou lymphatique, elles peuvent pénétrer à l’intérieur de ces vaisseaux et être alors transportées vers d’autres organes, situés à distance du foyer tumoral de départ. Elles peuvent alors s’y arrêter et s’y multiplier.On parlera alors de cancer « secondaire » ou « métastase ». C’est, par exemple, le cas du cancer du sein dont les cellules peuvent avoir quitté le sein et s’arrêter dans une vertèbre lombaire. Certains organes sont plus souvent touchés par les métastases : le foie, les os, les poumons, le cerveau, les reins…

Qu’est-ce qu’une lésion précancéreuse ?

Il s’agit d’une modification cellulaire au niveau d’un organe qui peut être à l’origine de l’apparition d’un cancer. Les cellules se sont transformées, mais sans que ces anomalies soient suffisantes pour parler de « cancer » . Par contre, elles peuvent évoluer ultérieurement vers un « vrai » cancer. C’est, par exemple, le cas des polypes de l’intestin qui sont bénins, mais qui peuvent se transformer en cancer. Il convient donc de les dépister à ce stade et de les enlever.

Quel rôle joue l’hérédité dans la survenue d’un cancer ?

On vient de voir que le cancer est lié à la modification de certains gènes. Mais il ne faut pas confondre « génétique » et « héréditaire ». Le cancer est une maladie « génétique » mais très rarement héréditaire, c’est-à-dire transmissible.On pense aujourd’hui, en effet, que les facteurs génétiques jouent un rôle dans l’apparition de la plupart des cancers. Pour certains cancers, comme le cancer du poumon, on connaît le facteur favorisant son apparition, à savoir le tabac, par l’intermédiaire de la mutation de certains gènes impliqués dans la division cellulaire. Pour d’autres cancers, comme le cancer du sein, on connaît beaucoup moins bien les facteurs favorisants.Toutefois, pour certains cancers et certaines familles, l’hérédité joue tout de même un rôle très important. On estime aujourd’hui qu’environ 1 cancer sur 10 serait essentiellement lié à ce facteur. Il concerne notamment le sein, le côlon, l’ovaire… Ces cancers ont des caractéristiques particulières. Ils surviennent en général assez tôt (avant 40 ans pour le sein ou 50 ans pour l’ovaire et le côlon...). La tumeur affecte le plus souvent, de manière simultanée, les deux seins ou les deux ovaires. Plusieurs membres de la famille sont généralement touchés. Ils sont liés à la possible transmission, de façon héréditaire, de gènes dits « de prédisposition » à certains cancers. Ces gènes de prédisposition sont pour certains cancers connus et leur modification peut être recherchée par un examen biologique complexe et dont l’indication est portée par un médecin qualifié, dans ce domaine appelé onco-généticien.

Certains facteurs de risque de survenue du cancer sont clairement identifiés. Il s’agit du tabac, de l’alcool, de la consommation excessive de graisses d’origine animale, de l’excès de poids et de l’obésité. On relève également les expositions professionnelles à des agents carcinogènes, la pollution environnementale, l’usage de certains médicaments, les rayonnements ionisants et ultraviolets, ainsi que certaines infections (virus, parasites).Enfin, si l’origine des cancers est liée à une atteinte de certains gènes régulant normalement la division cellulaire, il ne faut pas confondre gènes et hérédité. Les cancers familiaux, liés à des gènes de prédisposition transmis de façon héréditaire, restent, dans l’état actuel des connaissances, largement minoritaires.

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Cancer : je vais avoir une chimiothérapie Medelli
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Cancer : je vais avoir une chimiothérapie

Une chimiothérapie vous a été proposée pour traiter votre cancer. Il s’agit d’un traitement qui utilise des médicaments capables de détruire les cellules cancéreuses ou de les empêcher de se multiplier.

 

 

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Je garde un bon équilibre alimentaire pendant ma chimiothérapie en suivant des conseils logiques Medelli
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Je garde un bon équilibre alimentaire pendant ma chimiothérapie en suivant des conseils logiques

Un traitement par chimiothérapie peut provoquer une perte d’appétit, une modification du goût, un amaigrissement ou, au contraire, un surpoids. Quelques conseils peuvent vous être utiles pour maintenir un bon équilibre alimentaire.

Je suis traité(e) par chimiothérapie, dois-je modifier mon alimentation ?

Non, sauf si vous rencontrez des problèmes particuliers de déglutition ou de prise alimentaire.

Si c'est le cas, évitez certains aliments trop secs(le pain, les gâteaux secs, les parties sèches des viandes blanches), les aliments acides (les pamplemousses, les oranges, les tomates, les cornichons, les citrons), les aliments croquants (les céréales, les chips, les fruits et les légumes crus, le riz nature), les boissons alcoolisées (la bière, le vin). Evitez aussi de manger trop chaud, trop froid ou trop épicé.

Vous devez, au contraire, privilégier certains aliments faciles à avaler : la viande hachée ou cuite dans du bouillon, les pâtes et les purées de légumes ou de fruits, les plats peu épicés, les flans et les crèmes dessert, les salades de fruits au sirop, les laitages, les jus de fruits non acides, les boissons tièdes, voire les sodas sans gaz.

Il est essentiel de garder une alimentation variée et équilibrée et qui vous donne envie. Les conseils d'un(e) nutritionniste ou d'une diététicienne peuvent vous aider.

Enfin, il est important d'adapter vos heures de repas en fonction de vos horaires de perfusion ou de prise de médicaments pour éviter d'arriver au repas sans appétit.

J'ai la bouche très sèche, que puis-je faire ?

Si votre bouche est très sèche, une salive artificielle peut vous être prescrite.

Vous devez également boire beaucoup d'eau, par petites quantités, et vous rincer régulièrement la bouche, éventuellement avec une solution bicarbonatée que votre médecin peut vous prescrire.

Chose importante dans ce contexte, vous devez surveiller attentivement votre hygiène buccale, car le risque d'infection est important : pensez à vous laver les dents au minimum après chaque repas.

Je suis traité(e) par radiothérapie, dois-je modifier mon alimentation ?

Les conseils sont les mêmes que pour une chimiothérapie.

J'ai moins d'appétit qu'avant, mon traitement en est-il la cause ?

C'est très probable. Les traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie peuvent modifier le goût, rendre insupportables certaines odeurs ou provoquer des problèmes de déglutition. Ce sont les effets secondaires classiques de ces traitements.

Ces modifications sont largement reconnues.

Vous devez donc adapter votre alimentation et privilégier, pendant la durée de votre traitement, les repas dépourvus d'odeurs trop fortes, les aliments peu épicés, peu gras ou peu sucrés.

Si vous avez des nausées, un traitement peut vous être prescrit.

J'ai perdu du poids, que puis-je faire ?

Votre alimentation n'est peut-être pas bien adaptée à vos besoins. Ce phénomène peut résulter de deux situations : soit vous mangez moins qu'auparavant, soit votre corps a des besoins plus importants. Dans les deux cas, vous devez manger plus et plus riche.

N'hésitez pas à fractionner vos repas, surtout si vous êtes vite écoeuré(e).

Privilégiez les aliments riches. N'hésitez pas à ajouter dans une soupe, une purée, une sauce une généreuse cuillerée de crème fraîche ou même un yaourt.

Mettez du beurre et du fromage dans vos pâtes.

Si vous avez la bouche sèche, mangez des crèmes glacées que vous aurez préalablement laissé fondre un peu.

Enfin, n'oubliez pas de consommer à chaque repas des aliments riches en protéines, tels les produits laitiers, les oeufs, la viande, le poisson, ou encore les céréales...

Si l'alimentation habituelle ne suffit pas, il peut être utile de prendre des compléments alimentaires qu'on pourra vous prescrire. Il en existe de nombreuses sortes et sous différentes formes (jus de fruits, boissons lactées, crèmes dessert, soupes, purées...). Si votre amaigrissement persiste malgré ces conseils, parlez-en.

J'ai pris du poids, dois-je faire un régime ?

Non, il ne faut surtout pas se lancer dans un régime sans avoir abordé ce sujet lors d'une consultation.

La période du traitement de chimiothérapieentraîne fréquemment une prise de poids pour des raisons diverses, dont, par exemple, la modification de vos habitudes alimentaires et la diminution de votre activité physique. Elle est généralement transitoire.

Votre corps a des besoins particuliers durant votre rémission. Vous ne devez surtout pas le priver de certains aliments essentiels à sa lutte contre la maladie et à sa reconstruction.

Si cette prise de poids vous inquiète ou vous gêne, parlez-en à votre médecin. Il vous aidera à mettre en place un régime adapté à votre situation. Un(e) nutritionniste pourrait aussi vous épauler.

Pour diminuer mes nausées et mieux me nourrir

  • Je fractionne mes repas sur la journée.

  • Je consomme de petites quantités à chaque fois, je mange lentement.

  • Je préfère les aliments faciles à digérer.

  • J'évite les aliments dont l'odeur est trop entêtante (chou...).

  • J'évite les aliments trop secs, trop croquants, trop acides.

  • J'évite les aliments gras, préparés en friture ou épicés.

  • Je bois plutôt avant ou après le repas que pendant.
  • J'évite les boissons alcoolisées.

  • Je varie mon alimentation.

  • Je mange ce qui me fait plaisir et envie.
  • Je m'assieds, je prends le temps de manger et de déguster mes repas.

En conclusion, il n'y a pas de régime particulier, je mange ce dont j'ai envie quand j'en ai envie.

Nausées et vomissements, constipation et diarrhées doivent vous amener à demander conseil à votre médecin pour envisager avec lui un régime alimentaire adapté à votre traitement et à vos goûts. N'hésitez pas à rencontrer un(e) nutritionniste ou une diététicienne pour vous épauler pendant cette période. Ces désagréments sont transitoires et dureront le temps de votre traitement.

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