Témoignage de SW. : bien suivie, j’ai guéri de ma dépression Medelli
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Témoignage de SW. : bien suivie, j’ai guéri de ma dépression

A la suite d’un surmenage, la patiente a souffert d’une dépression. Pendant sept mois, elle était incapable de vivre normalement. Grâce à un suivi psychiatrique et un traitement, elle a réussi à aller de l’avant en laissant la dépression derrière elle. Voici son témoignage.
Consultez votre médecin car un traitement peut être décidé. Ayez les bons réflexes pour éviter la transmission des verrues

« Ma dépression a débuté il y a, à peu près, trois ans. Je me sentais très surmenée, mais je n’ai jamais pensé que je pouvais faire une dépression. J’ai eu un problème avec mon employeur et je me suis emportée dans une crise d’hystérie au sein du travail. Je suis partie dans tous les sens et je l’ai insulté. C’est à l’issue de cette grosse dispute que je me suis retrouvée totalement effondrée. Je pensais être super woman, que ça n’allait jamais m’arriver. Et bien c’est arrivé, ça peut arriver à n’importe qui. »

Des signes précurseurs souvent ignorés

La patiente a longtemps négligé les signes avant-coureurs de sa dépression. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée au plus bas sans comprendre ce qui lui arrivait.

« Je pense que j’avais tous les signes de la dépression, mais je n’ai pas voulu y prêter attention. j’étais souvent fatiguée, je m’emportais énormément pour un oui ou pour un non, ce n’était pas normal. Je me suis renfermée dans mon cocon et je n’allais plus voir mes amis.

Je n’étais pas bien avant cette crise, cette dispute m’a vraiment montré qu’il fallait faire quelque chose. à l’issue de cela mon employeur m’a dit d’aller voir un médecin, j’ai donc été suivie pendant trois mois par un médecin généraliste.

J’ai pris des antidépresseurs et des anxiolytiques mais rien n’y faisait, je continuais de pleurer. J’ai passé deux mois allongée sur un fauteuil sans me lever. Je ne cuisinais plus pour mes enfants et je ne faisais plus le ménage. Pourtant, mes enfants sont pleins de vie, ce sont eux normalement qui me motivent, mais là je ne pouvais plus me lever. Alors, au bout de trois mois, c’est mon médecin généraliste qui m’a dit qu’il fallait que j’aille voir un psychiatre. Au début je ne voulais pas car je me disais que je n’étais pas folle. Je m’imaginais déjà internée. »

Le suivi médical est indispensable pour guérir une dépression

« Les médecins sont là pour nous aider, il ne faut pas hésiter à aller consulter. On a du mal à pousser la porte d’un psychologue ou d’un psychiatre parce qu’on s’imagine être fou. Mais il faut le faire. Il ne faut pas se négliger. La dépression est une vraie maladie que beaucoup ignorent.

C’est très important de faire confiance à son médecin et à son entourage. On ne veut pas se confier, mais je pense qu’il faut se lâcher. Je pleurais comme une madeleine chez le docteur : je mettais un pied dans le cabinet et je ne faisais que pleurer. »

Quand la vie reprend ses droits

« Ce que je veux dire c’est que n’importe qui peut s’en sortir. La vie est belle. Il y a souvent des moments où on est un peu plus fragile que d’autres, mais la vie vaut le coup. Je suis quelqu’un d’autre maintenant. 

Je ne suis plus la même personne. Je pense à moi, à mes enfants et à mon mari. Ma vie sociale est plus épanouie. Je pense que je vais réellement mieux. »

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Mon proche est dépressif : quelle attitude devrais-je adopter ? Medelli
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Mon proche est dépressif : quelle attitude devrais-je adopter ?

Lorsque le diagnostic de dépression est posé et tout au long du traitement, votre soutien et votre aide sont indispensables mais il est également important que vous vous protégiez de l’usure et du découragement.

Qu’implique sa dépression ?

La dépression est une maladie authentique. Il existe une véritable différence qualitative entre la tristesse, qui est un sentiment ressenti par tout le monde, et la dépression. La dépression est une tristesse de qualité différente car elle est non modifiable et non gérable, contrairement à la tristesse qui peut être modulée. La dépression, c’est également et surtout une perte d’intérêt.

En tant qu’entourage ou « aidant » du patient déprimé, vous serez tenté d’utiliser votre propre référentiel des émotions ressenties, la tristesse en l’occurrence. En raison de ce référentiel de vos émotions, vous pourrez avoir des difficultés à admettre que la dépression est une véritable maladie et non de la tristesse ou une maladie de la volonté. Les dépressifs ne sont ni fainéants, ni hystériques, ni hypochondriaques, ils sont malades mais la dépression se guérit.

Comment cette dépression peut-elle m’affecter ?

La dépression d’un proche, avec ses difficultés à faire les choses et son vécu extrêmement négatif, est à la fois douloureuse et déstabilisante. Elle peut également avoir un côté « contaminant » en raison de la répétition continuelle d’un discours négatif.Les personnes déprimées ont des troubles du caractère, une mauvaise image d’elle-même et parfois des difficultés relationnelles avec les autres mettant votre soutien à rude épreuve. Il est indispensable que vous vous protégiez de l’usure et du découragement en prenant le temps de souffler, de continuer à vivre et à avoir des activités personnelles qui vous procurent du plaisir tout en en prenant en compte de votre propre souffrance.

Parfois la dépression d’un proche s’accompagne d’un sentiment de culpabilité ou d’un sentiment d’impuissance, des spécialistes peuvent alors vous aider qu'il s'agisse de professionnels de santé ou d'associations.

Comment puis-je le soutenir efficacement ?

Pour être efficace, le soutien doit allier affection, écoute et patience tout en respectant une bonne distance avec la personne dépressive : votre présence doit être bienveillante, sans être étouffante.

Voici quelques conseils pour soutenir votre proche et être un bon aidant :

  • Soutenez-le dans son protocole de soin en l’encourageant à bien suivre son traitement, à consulter avant d’arrêter ou de modifier son traitement ou à être présent et disponible si une hospitalisation a été préconisée par son médecin. Pour obtenir une guérison, un antidépresseur doit être pris à dose suffisante pendant suffisamment longtemps, pour autant sans entrainer de dépendance.

  • Rassurez-le en lui répétant que vous comprenez ses difficultés, que la dépression est une maladie qui touche de nombreuses personnes mais qui se guérit avec de l’aide et du temps.

  • Encouragez-le à vous parler en gardant une attitude « ouverte », en l’écoutant avec attention et patience malgré sa tendance à ressasser ou à rester sourd aux apaisements que vous venez de lui prodiguer.

  • Valorisez-le en vous montrant sensible aux efforts qu’il fait et en les soulignant.

  • Aidez-le et motivez-le en l’invitant à faire des promenades, des sorties, des activités avec vous. Quand la dépression va mieux, laissez le reprendre le fil de sa vie à son rythme. Plusieurs mois sont souvent nécessaires pour se sentir à nouveau à l’aise dans son entourage familial, amical ou professionnel.

  • Abordez ouvertement les idées de suicide pour évaluer le danger : les idées de suicide sont fréquentes en cas de dépression mais il ne faut pas craindre d’aborder ce sujet avec votre proche ; en effet, si vous lui posez des questions avec douceur et respect, il se sentira soulagé d’entendre sa souffrance comprise et il se sentira également moins seul.

Quels comportements ou attitudes devrais-je éviter ?

Certaines attitudes peuvent aggraver la maladie dépressive et être particulièrement délétères, il est donc important de savoir les éviter.

Voici quelques attitudes à éviter pour être un bon aidant :

  • Evitez de faire appel à sa volonté car la dépression induit une incapacité à vouloir et cela l'inscrirait dans une dynamique d’échec et de dévalorisation.

  • Evitez d’aviver le sentiment de culpabilité et d’impuissance en l’accablant de bons conseils (« Si j’étais toi, je ferais… », « Ne te laisse pas aller ! », « Bouge-toi un peu ! »…). La dépression est une maladie : demanderiez-vous à une personne qui a une maladie d’Alzheimer de se souvenir de ce que vous lui avez dit ?

  • Evitez de renforcer le sentiment de dévalorisation en l’infantilisant et étant trop maternel  ou envahissant avec vos offres d’aide (courses, ménage, cuisine, bricolage…) et autres petites attentions.

  • Evitez de le brusquer et de le harceler afin qu’il poursuive certaines activités qui lui procuraient du plaisir.

  • Evitez de l'inciter à prendre des décisions pendant sa maladie car il pourrait regretter certains choix une fois son état amélioré.

  • Evitez de lui proposer un séjour en maison de repos ou dans un endroit isolé car il s’y sentirait encore plus seul et le risque de suicide serait alors accru.

  • Evitez d’essayer de le convaincre qu’il se porte bien ou mieux, vous pourriez perdre sa confiance.

Pour aider un proche déprimé, votre soutien et votre amour sont indispensables mais il est également important que vous vous protégiez de l’usure et du découragement : des professionnels de santé ou des associations spécialisées peuvent vous aider.

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Souffrant de dépression, une psychothérapie m’a été proposée Medelli
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Souffrant de dépression, une psychothérapie m’a été proposée

Lors d’une dépression, un traitement médicamenteux et/ou une psychothérapie peuvent vous être proposés. Ces approches sont complémentaires et leur combinaison a démontré son efficacité dans le traitement de la dépression.

Que peut m’apporter une psychothérapie ?

L’objectif d’une psychothérapie est de vous aider à mieux comprendre et mieux gérer votre maladie. Vous pourrez ainsi en réduire les symptômes et les conséquences.

Une psychothérapie peut également vous aider après la guérison de votre dépression à prévenir les rechutes.

Quels sont les différents types de psychothérapie ?

Il existe de nombreux types de thérapies ; les plus classiques et les plus utilisées sont les suivantes : les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), les thérapies familiales et la psychanalyse.Ce sont des méthodes avec des approches différentes mais toutes fondées sur un échange et basées sur l’écoute, la bienveillance, l’absence de jugement et la compréhension du praticien.

Qu’est-ce qu’une thérapie cognitivo-comportementale ?

La TCC est basée sur l’idée que nos pensées sont responsables de nos émotions et de notre manière d’agir. Dans cette approche, on tente de changer ce que vous pensez et la manière dont vous vous comportez pour vous aider à vous sentir mieux.En effet, certains comportements peuvent lourdement handicaper votre quotidien. Il faut donc soigner efficacement le trouble psychique à l’origine de ce comportement, par exemple les phobies ou les troubles obsessionnels.La TCC s’intéresse également pour cela à la perception que vous avez du monde, car elle conditionne la manière dont vous traitez l’information, et donc vos réactions. Enfin, la TCC intervient aussi au niveau de vos émotions, qui reflètent plaisir et déplaisir et influencent donc votre comportement.

La TCC intervient donc à trois niveaux : comportemental, cognitif et émotionnel. L’environnement influence également votre comportement, mais vous pouvez changer la manière dont vous réagissez à votre environnement pour vous y sentir mieux.

Qu’est-ce qu’une thérapie familiale ?

Les thérapies familiales sont également des thérapies brèves d’une vingtaine de séances. Ces thérapies reposent sur l’existence de difficultés relationnellesdans la dépression. En effet, dans la lutte contre la dépression, vous n’êtes pas seul, votre entourage proche (conjoint, parents, frères, sœurs…) peut partager votre souffrance et peu à peu, vos relations familiales ont pu se « figer ».

L’objectif des thérapies familiales est donc de comprendre le fonctionnement de votre famille et les problèmes qui s’y posent afin de réorganiser et faciliter les échanges entre les membres de la famille pour retrouver une communication efficace et constructive.

Grâce à l’amélioration des communications entre les membres de la famille, les thérapies familiales vous aideront, vous et votre famille, à mieux vous situer, vous comprendre et vous soutenir mutuellement.

Dans le cadre de ces thérapies, votre thérapeute organisera des réunions familiales pour faire le point sur votre histoire, vos relations présentes et les rôles de chacun. Vous prendrez conscience des enjeux relationnels et mettrez en place de nouveaux comportements relationnels grâce à des jeux de rôles et des techniques de résolution des problèmes.

Qu’est-ce qu’une psychanalyse ?

La psychanalyse est une psychothérapie de durée variable avec un nombre de séances généralement illimitées. Cette thérapie repose sur la présence de conflits non résolus remontant à l’enfance.

L’objectif d’une psychanalyse est donc de mieux vous connaître en allant à la découverte de vous-même.

Grâce à cette meilleure connaissance de vous-même, vous vous libérerez de sentiments parasites liées à une enfance difficile et/ ou à des deuils douloureux.

Dans le cadre d’une psychanalyse vous travaillerez sur des éléments passés et présents et grâce à votre thérapeute vous mettrez à jour votre inconscient en comprenant la signification de certaines paroles, actions, rêves, fantasmes ou délires. Vous devrez être attiré par l’introspection et vous admettrez que vous avez joué un rôle dans vos propres difficultés.

Quelle psychothérapie choisir ?

Aujourd’hui, aucun argument ne permet d’attribuer une meilleure efficacité à l’une ou l’autre de ces approches mais seules les TCC et les thérapies familiales ont une efficacité scientifiquement prouvée.Pour tirer bénéfice d’une psychothérapie, la confiance en votre thérapeute est indispensable.

Votre médecin connaît les différents types de psychothérapies et pourra vous orienter vers la forme de thérapie la plus adaptée à votre cas et vers le thérapeute le plus qualifié.

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Mon proche dépressif présente-t-il un risque de suicide ? Medelli
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Mon proche dépressif présente-t-il un risque de suicide ?

Le suicide est l’un des risques majeurs de la dépression. Il faut donc être particulièrement vigilant et ne pas le sous-estimer si un de vos proches souffre de dépression, exprime des idées morbides ou se trouve dans une situation personnelle difficile.

Une personne dépressive peut-elle avoir des idées suicidaires ?

Tous les suicidés ne sont pas dépressifs, mais une grande majorité de personnes ayant commis un suicide était dépressive et avait exprimé des idées suicidaires peu avant de passer à l’acte.

Si votre proche parle de suicide, il se peut qu’il l’envisage réellement. Prenez-le au sérieux et portez-lui une attention particulière. Il se trouve peut-être dans une situation de profond désespoir, et le suicide lui apparaît comme la seule porte de sortie envisageable, quelle que soit la gravité de la situation dans laquelle il se trouve. Le problème n’est pas le niveau de gravité tel que vous l’estimez, mais tel qu’il le ressent. Songer au suicide ne veut pas dire qu’il est fou.

Que faire si mon proche exprime des idées suicidaires ?

Exprimer des idées suicidaires peut être une manière inconsciente de demander de l’aide : il a confiance en vous et pense que vous l’appréciez suffisamment pour entendre la souffrance qu’il exprime.

Dans tous les cas, soyez à l’écoute : votre présence et l’attention que vous lui portez le soulageront et lui permettront de ne plus se sentir seul avec sa souffrance. N’exprimez aucun jugement et restez naturel. N’hésitez pas à lui demander de quelle manière il a songé au suicide : cela vous permettra de savoir jusqu’où il a envisagé d’aller. Si ses réponses sont factuelles (date, circonstances, moyens...), ne le laissez pas seul et éloignez les éventuels moyens possibles de passer à l’acte (médicaments, produits toxiques, armes à feu...).

Dans tous les cas, faites appel à un professionnel de santé sans attendre. La prise en charge sera d’autant plus efficace qu’elle aura été précoce. Soyez rassurant et présentez les avantages de l’aide obtenue, au détriment des craintes (peur du rejet, du regard d’autrui, des conséquences professionnelles possibles…). Expliquez à la personne que vous tenez à elle mais que vous n’êtes pas qualifié pour l’aider au mieux, même si vous restez présent et à ses côtés.

Ne cherchez surtout pas à gérer la situation seul.

Quels signes doivent m’alerter ?

En l'absence d'expression d'idées suicidaires par la personne dépressive, divers signaux doivent vous alarmer :

  • La survenue d’un évènement traumatisant tel qu'une rupture sentimentale, un licenciement, l'expulsion de son logement ou le décès d’une personne proche.

  • L’apparition d’un comportement inhabituel comme un stress important au sein de la famille, des conflits répétés, une baisse des résultats scolaires, une perte d’intérêt pour ses activités habituelles.

  • L’apparition d’un comportement à risque : blessures volontaires, conduite automobile dangereuse, consommation de drogues, arrêt ou prise irrégulière du traitement prescrit.

  • La détérioration de la condition physique , par exemple la négligence de l’hygiène corporelle, la détérioration de l'apparence physique, la modification des habitudes de sommeil ou alimentaires.

  • Une baisse du moral due à l'attente d’une mauvaise nouvelle, un sentiment d’inutilité, d’humiliation, de culpabilité, de haine de soi ou d'autres causes non identifiables.

  • Des actes évocateurs : accidents inexpliqués chez les jeunes enfants ou les personnes âgées, adieux faits de manière inappropriée, rédaction d'un testament ou don de ses objets personnels, demande d’informations sur l’euthanasie, etc.

Comment puis-je aider mon proche ?

Restez vous-même, montrez-vous concerné et à l’écoute. Le simple fait de le laisser exprimer sa souffrance sans crainte d’être jugé représente une aide réelle.Restez calme et patient, et surtout ne cherchez pas à débattre ni à imposer votre point de vue. N’oubliez pas que le problème n’est pas la situation telle que vous la percevez, mais la souffrance telle qu’elle est ressentie, qui est subjective et ne peut donc pas être raisonnée.

Si l’un de vos proches souffre de dépression, soyez à l’écoute car le risque de suicide ne doit pas être occulté. Il est indispensable d’obtenir l’aide d’un professionnel de santé qui pourra prendre en charge sa souffrance et la soulager grâce à un suivi adapté.

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